Russie Tony Blair, premier leader occidental à rendre visite à Poutine
le 10 mars 2000 à 00h00
Le Premier ministre britannique Tony Blair, invité à Saint-Pétersbourg, est le premier leader occidental à se rendre en Russie depuis que Vladimir Poutine est devenu président par intérim le 31 décembre. La visite de M. Blair et de son épouse Cherie, sur l’invitation personnelle de M. Poutine, intervient alors que Moscou et l’Occident tentent de normaliser des relations tendues ces derniers mois, en raison notamment de la guerre en Tchétchénie. À deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, «Poutine espère renforcer sa légitimité, et il doit pour cela se préoccuper des affaires étrangères», note le politologue Viktor Kremeniouk, vice-directeur d’un institut d’analyse diplomatique de Moscou. «Cette visite est également importante pour les relations avec l’Occident, que Poutine voudrait rendre plus constructives», ajoute cet analyste. Les deux leaders s’entretiendront samedi dans la journée avant de passer une soirée au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, pour voir l’opéra Guerre et Paix de Prokofiev. Les relations avec Londres, note M. Kremeniouk, sont actuellement plus faciles qu’avec Washington, Paris ou Berlin. Les États-Unis et la Russie sont en effet en désaccord sur les dossiers de désarmement, tandis que Français et Allemands sont en pointe dans la critique de l’opération militaire en Tchétchénie. Mais Tony Blair, selon son porte-parole à Londres, n’a pas l’intention d’éviter les questions épineuses. «Nous allons évidemment souligner notre inquiétude sur la Tchétchénie. Nous voulons également profiter de ces entretiens pour parler de l’économie russe, des Balkans et du prochain sommet du G8 au Japon», a précisé le porte-parole.
Le Premier ministre britannique Tony Blair, invité à Saint-Pétersbourg, est le premier leader occidental à se rendre en Russie depuis que Vladimir Poutine est devenu président par intérim le 31 décembre. La visite de M. Blair et de son épouse Cherie, sur l’invitation personnelle de M. Poutine, intervient alors que Moscou et l’Occident tentent de normaliser des relations tendues ces derniers mois, en raison notamment de la guerre en Tchétchénie. À deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, «Poutine espère renforcer sa légitimité, et il doit pour cela se préoccuper des affaires étrangères», note le politologue Viktor Kremeniouk, vice-directeur d’un institut d’analyse diplomatique de Moscou. «Cette visite est également importante pour les relations avec l’Occident, que Poutine voudrait...
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