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Actualités - Reportages

L'AEP : une structure intermédiaire entre l'assistance et l'autonomie économique

L’Association d’entraide professionnelle – AEP – prône le développement au-delà de l’assistance. Elle proclame tout haut le droit à l’initiative économique, le droit au crédit pour tous, qui incarne «le passage progressif de l’aide à fonds perdus, à un système libérant les personnes de l’assistanat». L’AEP octroie des prêts au pâtisser, au serrurier, à la couturière, au garagiste, à l’éleveur, au menuisier etc… Autant de personnes qui pratiquent des métiers considérés comme vitaux, pour l’économie. N’ayant pas facilement accès au crédit, cette catégorie de la population se retrouve – de plus en plus – dans des situations précaires, affirment les responsables de l’organisation. En pleine guerre, alors que l’assistance massive affluait dans le pays, l’AEP a été fondée par des hommes d’affaires libanais sensibles à la question sociale et des travailleurs sociaux conscients de l’importance de l’économique. Parmi leurs objectifs, celui de prévenir la paupérisation des porteurs de petits projets productifs, et de favoriser leur réinsertion dans le circuit économique national. L’AEP donne la priorité aux demandeurs de crédits, ayant charge de famille, ne pouvant obtenir de financement auprès d’une banque commerciale. Le demandeur doit toutefois soumettre un projet productif, réalisable et rentable. Une garantie est généralement demandée au bénéficiaire du prêt. «Le micro-crédit est en lui- même, un moyen et non un objectif, l’objectif ultime étant le développement» d’où l’aspect humain et communautaire du projet, «le prêt ne pouvant bénéficier qu’à un groupe d’individus», indique Mme Claude Assaf, la directrice de l’AEP. Mais là encore, les difficultés sont de taille et les obstacles importants. Suite aux effets de la mondialisation, et de la crise économique inhérente au pays, cette expérience n’a pas toujours été concluante, et l’association doit faire face actuellement à des problèmes structurels. Face à la demande croissante de financement de projets divers, l’AEP doit non seulement renforcer son fonds de prêts, mais également se préparer à fournir des sessions de formation à la gestion d’entreprise, une lacune qui s’est révélée chez un grand nombre de bénéficiaires, dont la méconnaissance en matière de gestion était parfois fatale pour leur entreprise. Consciente de la nécessité de redéfinir ses objectifs et de se repositionner en fonction de cela l’AEP s’est donné un an de reflexion et d’analyse pour réévaluer sa mission et hiérarchiser ses priorités sans pour autant remettre en question la signification même de sa mission «humanitaire d’utilité sociale».
L’Association d’entraide professionnelle – AEP – prône le développement au-delà de l’assistance. Elle proclame tout haut le droit à l’initiative économique, le droit au crédit pour tous, qui incarne «le passage progressif de l’aide à fonds perdus, à un système libérant les personnes de l’assistanat». L’AEP octroie des prêts au pâtisser, au serrurier, à la couturière, au garagiste, à l’éleveur, au menuisier etc… Autant de personnes qui pratiquent des métiers considérés comme vitaux, pour l’économie. N’ayant pas facilement accès au crédit, cette catégorie de la population se retrouve – de plus en plus – dans des situations précaires, affirment les responsables de l’organisation. En pleine guerre, alors que l’assistance massive affluait dans le pays, l’AEP a été fondée par...