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Actualités - Communiques Et Declarations

Greenspan met en garde les banques contre un excès d'optimisme

Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan a mis en garde les banques hier contre un excès d’optimisme suscité par la forte expansion économique. «Les risques n’ont pas disparu» pour le secteur bancaire malgré la vigueur persistante de l’économie et huit années consécutives de bénéfices record de la profession, a-t-il affirmé dans un discours prononcé devant l’assemblée annuelle des banquiers indépendants. La Fed juge préoccupant le fait qu’un grand nombre d’institutions bancaires ne voient plus désormais les très bonnes conditions économiques actuelles comme exceptionnelles mais «plutôt comme normales» et appelées à durer, a commenté M. Greenspan. La Fed a observé des «indications grandissantes» selon lesquelles les institutions bancaires accordent des crédits «sans vraiment penser comment leurs emprunteurs pourraient faire face aux remboursements si les conditions économiques étaient moins favorables», a-t-il précisé. «Des prêts accordés sans prendre en compte une telle éventualité peuvent avoir de sérieuses conséquences sur les capacités du secteur bancaire à faire face à une détérioration de l’environnement économique», a encore mis en garde M. Greenspan. «Comme le savent les banquiers d’expérience, les prêts les plus risqués sont accordés quand l’économie va bien», a-t-il ajouté. Le président de la Fed a également estimé que la fermeté du marché boursier avait accru la vulnérabilité des banques à la hausse des taux d’intérêt. Les déposants ont retiré leurs fonds des banques pour les placer dans des fonds mutuels d’investissement pour profiter des gains boursiers. Les banques ont dû remplacer ces fonds en empruntant sur le marché des capitaux et auprès d’institutions de financement immobilier, ce qui a provoqué des tensions sur leurs marges et leurs liquidités. La diminution du montant constant des dépôts bancaires combinée à une maturité moyenne plus longue des actifs peut mettre les banques dans une situation particulièrement délicate pour maintenir un niveau suffisant de liquidités dans un contexte économique moins favorable, a encore relevé M. Greenspan.
Le président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan a mis en garde les banques hier contre un excès d’optimisme suscité par la forte expansion économique. «Les risques n’ont pas disparu» pour le secteur bancaire malgré la vigueur persistante de l’économie et huit années consécutives de bénéfices record de la profession, a-t-il affirmé dans un discours prononcé devant l’assemblée annuelle des banquiers indépendants. La Fed juge préoccupant le fait qu’un grand nombre d’institutions bancaires ne voient plus désormais les très bonnes conditions économiques actuelles comme exceptionnelles mais «plutôt comme normales» et appelées à durer, a commenté M. Greenspan. La Fed a observé des «indications grandissantes» selon lesquelles les institutions bancaires accordent des crédits «sans...