Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Coupe de l'UEFA Lens veut écrire une nouvelle page

En ballottage favorable après son nul 2-2 en Espagne, Lens est conscient qu’une victoire sur l’Atletico Madrid lui ouvrirait jeudi les portes des quarts de finale de la Coupe de l’UEFA et marquerait une nouvelle page de l’histoire du club. Titre de champion de France en mai 1998, victoire à Wembley face à Arsenal six mois plus tard, victoire en finale de la Coupe de la Ligue en mai 1999 et, récemment, la qualification acquise à Kaiserlautern au prix d’une victoire en Allemagne 4-1 ont renforcé le statut de ce club qui n’a rien perdu de sa convivialité. Pour son premier printemps européen – les nordistes avaient jusqu’ici toujours quitté la compétition dès les premiers tours -, Lens rêve d’affronter la Juventus en quarts de finale. Et même si l’Atletico, 18e en championnat, n’affiche pas sa meilleure forme, les «Sang et or» restent méfiants. «Le grand d’Europe, ce n’est pas nous, c’est eux. N’inversons pas les rôles, Lens reste challenger et l’Atletico favori», recadre l’entraîneur, François Brisson. D’autant que l’Atletico devrait présenter une organisation de jeu différente après la démission vendredi de son entraîneur italien, Claudio Ranieri, remplacé au pied levé par le Yougoslave Radomar Antic, qui connaît bien le club madrilène pour l’avoir conduit au doublé Coupe/championat en 1995-1996. «L’Atletico pourrait changer d’organisation. Même si c’est frustrant pour les joueurs car cela ne laisse pas beaucoup de liberté, j’ai insisté sur la conservation du ballon. Bien sûr, la tentation pourrait être de gérer le résultat. Mais une autre opération peut aussi se présenter, à savoir chercher l’ouverture rapidement et fermer ensuite le jeu», a calculé François Brisson. Un nul 0-0 serait suffisant à son équipe pour se qualifier. Reste à maîtriser le «poison» Jimmy Floyd Hasselbaink, auteur des deux buts espagnols à l’aller et déjà auteur de 21 buts en Liga cette saison. Pour le milieu de terrain Olivier Dacourt, il n’est «pas question de se préoccuper uniquement du cas Hasselbaink» car, selon lui, au niveau européen «le danger se situe à tous les niveaux». «À l’aller, nous avons péché par excès de jeunesse en nous faisant rejoindre au score par deux fois. Notre fougue actuelle peut se retourner contre nous mais le rêve d’affronter la Juve ou le Celta Vigo doit nous transcender» espère-t-il. Impossible est-il monégasque ? L’AS Monaco est convié jeudi à une mission impossible après la lourde défaite (4-1) concédée en Espagne face au Real Majorque puisque les joueurs de la Principauté veulent renverser la situation et se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe de l’UEFA. À cet égard, la qualification en Coupe de France (4-0 à Pontivy) même avec l’équipe B a été la bienvenue et ne peut que rejaillir sur le groupe entier. Car un certain coup de blues s’était installé à la Turbie, sur les hauteurs de Monaco, après la déconvenue subie en Espagne, et la mission-rachat dont Claude Puel avait investi le groupe, amputé de nombreux titulaires laissés au repos ou aux soins, a porté ses fruits. «Ça fait du bien à tous, joueurs et staff, cette qualification, car on n’était pas habitués aux défaites et on avait accusé le coup. Il y a eu une réaction positive, qui montre que derrière, il y a du répondant», résume David Trézéguet. «La solidarité a fonctionné et on va pouvoir continuer à jouer sur plusieurs tableaux et surtout travailler pour ce match retour où on veut prendre notre revanche aussi sur nous-mêmes». Claude Puel a annoncé la couleur de ses ambitions en mettant de nombreux joueurs au repos afin de «préserver la fraîcheur et avoir des joueurs à cent pour cent». «On nous attribue 7 % de possibilités de qualification, on va les jouer à fond, et on verra bien !» Avec des nuances, tous les joueurs sont persuadés de la possibilité de faire un exploit, à l’image de David Trézéguet : «Tout le monde est hyper-motivé et a envie de faire quelque chose. On a analysé nos défauts de l’aller. On sait ce qu’il ne faut plus et pas faire, et si on retrouve toutes nos qualités, on a les moyens de réussir notre pari.» «Sur un match de Coupe d’Europe, ça peut aller vite et les exemples de retournement de situation ne manquent pas, à l’image de l’équipe de Maribor lourdement battue à Lyon 3-0 et qui se qualifie chez elle au retour en gagnant 4-0», poursuit l’attaquant monégasque. Pour son compère de l’attaque, Marco Simone : «Je sens que l’on peut faire quelque chose et je suis même persuadé, quitte à passer pour un idiot vendredi, que l’on se qualifiera». Marcelo Gallardo, qui avoue avoir passé à Majorque sa plus mauvaise soirée avec l’ASM, est plus mesuré. «Trois buts à remonter, c’est beaucoup, ce sera très, très dur. Eux aussi, ils sont forts collectivement et il faudra vraiment savoir jouer un match plein», dit-il. Au point de vue effectif, Monaco est quasiment au complet, même si Willy Sagnol est indisponible.
En ballottage favorable après son nul 2-2 en Espagne, Lens est conscient qu’une victoire sur l’Atletico Madrid lui ouvrirait jeudi les portes des quarts de finale de la Coupe de l’UEFA et marquerait une nouvelle page de l’histoire du club. Titre de champion de France en mai 1998, victoire à Wembley face à Arsenal six mois plus tard, victoire en finale de la Coupe de la Ligue en mai 1999 et, récemment, la qualification acquise à Kaiserlautern au prix d’une victoire en Allemagne 4-1 ont renforcé le statut de ce club qui n’a rien perdu de sa convivialité. Pour son premier printemps européen – les nordistes avaient jusqu’ici toujours quitté la compétition dès les premiers tours -, Lens rêve d’affronter la Juventus en quarts de finale. Et même si l’Atletico, 18e en championnat, n’affiche pas sa meilleure...