L’hôtellerie ne se pratique plus au hasard. Pour réussir, il y a des règles pointues à respecter. La concurrence est serrée entre les acteurs de ce secteur où les amateurs n’ont plus de place. «On fait de plus en plus appel à des chaînes internationales pour la gestion des établissements hôteliers», reconnaît Pierre Achkar, président du syndicat des propriétaires d’hôtels. Dans le cadre du tourisme éloigné, les enseignes internationales inspirent confiance aux voyageurs. Celles-ci ne portent pas préjudice aux propriétaires d’hôtels particuliers dans le cas des grandes destinations où toutes les catégories d’établissements ont leur part du marché. Au Liban, le problème se pose avec acuité. En guise de stratégie de défense, le syndicat des propriétaires d’hôtels, en coordination avec le ministère du Tourisme et le Conseil national du tourisme, étudie l’opportunité d’une nouvelle classification des établissements hôteliers. Les étoiles des hôtels seraient octroyées par des instances étrangères dont la signature inspirerait confiance aux touristes. Toutefois, ce choix présente des inconvénients pour de nombreux particuliers. Les instances précitées imposeraient certaines normes de sécurité qui nécessiteraient une remise à niveau. «Avec le marasme économique dans le pays, beaucoup de personnes concernées s’abstiendraient d’effectuer les travaux préconisés par manque de fonds», dit-il. Les efforts du syndicat pour la création d’une centrale d’achats ont échoué, les hôteliers membres ayant souhaité préserver des relations privilégiées avec leurs propres fournisseurs. La guerre des tarifs ? Il faut y mettre un terme, fait valoir M. Achkar, avant de constater avec amertume qu’en dépit de cette situation, il y a encore des personnes qui considèrent que les hôtels au Liban sont chers. Tant que le cycle de violence se poursuivra au Liban-Sud, il est hors de question d’envisager un tourisme international. Selon M. Achkar, en l’absence d’une paix dans la région, le Liban devrait se contenter d’un tourisme interarabe. Si les établissements hôteliers dans la capitale ont moins ressenti que les hôtels de la montagne les effets des frappes israéliennes au Liban-Sud, c’est que lorsqu’il s’agit de voyages d’affaires, les personnes concernées ne renoncent pas à se rendre à Beyrouth quelle que soit la situation. De toute façon et jusqu’à nouvel ordre, les hôtels de la montagne sont moins favorisés que les autres situés dans la capitale. Et pour cause. L’infrastructure routière qui mène à ces régions est encore archaïque. À long terme, M. Achkar est catégorique. Ce sont les chaînes internationales américaines qui vont accaparer entre 1,5 et 3 % du chiffre d’affaires du tourisme international.
L’hôtellerie ne se pratique plus au hasard. Pour réussir, il y a des règles pointues à respecter. La concurrence est serrée entre les acteurs de ce secteur où les amateurs n’ont plus de place. «On fait de plus en plus appel à des chaînes internationales pour la gestion des établissements hôteliers», reconnaît Pierre Achkar, président du syndicat des propriétaires d’hôtels. Dans le cadre du tourisme éloigné, les enseignes internationales inspirent confiance aux voyageurs. Celles-ci ne portent pas préjudice aux propriétaires d’hôtels particuliers dans le cas des grandes destinations où toutes les catégories d’établissements ont leur part du marché. Au Liban, le problème se pose avec acuité. En guise de stratégie de défense, le syndicat des propriétaires d’hôtels, en coordination avec le ministère...
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