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Actualités - Chronologie

Clinton milite pour des relations commerciales normales avec Pékin

Le président américain Bill Clinton a enrôlé les employés d’un géant de l’Internet dans sa campagne auprès du Congrès en faveur de la normalisation permanente des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. «Si nous tournons le dos à cette occasion, nous nous lierons nous-mêmes les mains dans ce qui est peut-être le secteur le plus vital de notre future croissance économique», a déclaré le président devant un millier d’employés UUNET, une filiale du géant mondial des télécommunication MCIWorldCom. UUNET, dont le quartier régional asiatique est basé à Hong Kong et qui opère dans 114 pays, prévoit d’offrir des services internet à la Chine dès qu’elle aura intégré l’organisation mondiale du commerce (OMC). M. Clinton a exhorté son audience à intervenir auprès du Congrès, qui aura dans les mois à venir à se prononcer sur l’octroi d’un statut établissant des relations commerciales normales (NTR) avec la Chine, en contrepartie de l’accord passé à l’automne dernier sur l’ouverture de ses marchés aux produits américains, dans le cadre de son accession à l’OMC. Depuis le début de l’année, M. Clinton a engagé une offensive pour obtenir cette normalisation. Il en a déjà discuté avec une soixantaine de parlementaires ainsi qu’avec le patronat et des organisations agricoles. Le succès de son initiative n’est toutefois pas garanti, bien que depuis vingt ans le Congrès ait accordé chaque année à la Chine la clause commerciale dite de la nation la plus favorisée (MFN). Plusieurs républicains et démocrates sont peu enclins à abandonner cet examen annuel, qui constitue à leurs yeux un moyen de pression sur la Chine. La tension entre la Chine et Taïwan vient encore compliquer la situation. La Chine a averti qu’un rejet du NTR rendrait caduc l’accord signé en novembre, bien que cela l’empêcherait du même coup d’accéder à l’OMC. M. Clinton a souligné que ce vote serait «l’un des plus importants de l’année et des années à venir». «L’ouverture d’un marché d’un milliard de consommateurs, qui est potentiellement le plus grand marché du monde, est le genre de décision dont tous les pays rêvent et qui ne se présente qu’une seule fois par génération», a-t-il souligné, en affirmant que l’accord de novembre était une «bonne affaire» pour l’Amérique. Il a également noté que la conquête du marché internet chinois représentait «une affaire énorme» non seulement économiquement, mais politiquement. «Les dirigeants chinois ne sont pas fous (...) Ils savent que s’ils ouvrent leurs marchés et permettent à tout le monde de se connecter à l’internet, les changements s’accélèreront de manière incontrôlable et permettront au peuple de définir son avenir indépendamment (...). Ils le savent et ils ont accepté cette décision. Et nous ne pouvons laisser nos désaccords politiques bloquer notre intérêt à long terme d’établir un partenariat avec la nation la plus peuplée du monde», a encore déclaré M. Clinton.
Le président américain Bill Clinton a enrôlé les employés d’un géant de l’Internet dans sa campagne auprès du Congrès en faveur de la normalisation permanente des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. «Si nous tournons le dos à cette occasion, nous nous lierons nous-mêmes les mains dans ce qui est peut-être le secteur le plus vital de notre future croissance économique», a déclaré le président devant un millier d’employés UUNET, une filiale du géant mondial des télécommunication MCIWorldCom. UUNET, dont le quartier régional asiatique est basé à Hong Kong et qui opère dans 114 pays, prévoit d’offrir des services internet à la Chine dès qu’elle aura intégré l’organisation mondiale du commerce (OMC). M. Clinton a exhorté son audience à intervenir auprès du Congrès, qui aura...