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Actualités - Discours

Libye Dissolution des ministères : un test pour le pouvoir populaire

Le dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, a justifié hier la dissolution de la majorité des ministères dans son pays par sa volonté de voir «le peuple exercer lui-même le pouvoir» et a invité les Libyens à «rompre avec la passivité et à s’assumer». «Vous n’avez plus à vous plaindre des ministres ou de hauts fonctionnaires. Vous êtes à présent responsables de la gestion de votre vie quotidienne à travers les comités populaires locaux», a déclaré le colonel Kadhafi dans un discours à Syrte (est de Tripoli), devant les membres du Comité populaire général (CPG), qui fait office de Parlement en Libye. «C’est un pas sérieux qui sera un véritable test pour l’exercice du pouvoir du peuple. Nous présentons au monde un exemple du pouvoir des masses qui peut se passer des gouvernements», a affirmé le colonel Kadhafi dans son discours retransmis par la télévision. Le CPG a annoncé la dissolution de la majorité des ministères, notamment celui de l’Énergie, et n’en a laissé que six ministères. Le CPG, qui a achevé le soir sa session annuelle, avait décidé de transférer les compétences des ministères dissous aux Congrès populaires des municipalités, qui forment dans le système politique libyen, le niveau intermédiaire entre le Comité populaire de base et le Congrès général populaire. Le numéro un libyen a prononcé ce discours alors que son pays célèbre le 23e anniversaire de la proclamation, le 2 mars 1977, de la Jamahiriya libyenne (État des masses). Il a pressé ses compatriotes de «sortir de leur passivité et de s’assumer». «Plus de plainte à partir d’aujourd’hui. Vous devez vous arranger à travers les communes (municipalités) pour gérer et contrôler votre vie quotidienne. Vous avez opté pour le socialisme populaire, c’est très sérieux vous devez l’assumer», a encore dit le colonel Kadhafi. Le dirigeant libyen a déploré le «fonctionnement archaïque» des ministères dans son pays en les qualifiant de «gouffre d’argent». «Il y a de multiples services, un personnel pléthorique et la gestion est malsaine. Une bonne partie de nos ressources est absorbée par la bureaucratie», a ajouté le colonel kadhafi dans son discours de plus d’une heure. Sur les dix-neuf ministères du gouvernement désigné en décembre 1998, seuls le Premier ministère et les ministères de la Justice, de la Sûreté générale, des Affaires étrangères, des Finances et de l’Information ont été maintenus. Un ministère de l’Unité africaine a été créé. Le CPG a désigné M. Moubarak al-Chamekh, 50 ans, pour diriger ce minigouvernement. Il est assisté par deux adjoints, l’un pour le secteur de la production et l’autre pour le secteur des services. Avec 6,5 millions d’habitants, dont 2 millions d’étrangers, la Libye a un PIB de 32 milliards de dollars en 1998, dont près de la moitié provient du pétrole (1,4 million de barils par jour).
Le dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, a justifié hier la dissolution de la majorité des ministères dans son pays par sa volonté de voir «le peuple exercer lui-même le pouvoir» et a invité les Libyens à «rompre avec la passivité et à s’assumer». «Vous n’avez plus à vous plaindre des ministres ou de hauts fonctionnaires. Vous êtes à présent responsables de la gestion de votre vie quotidienne à travers les comités populaires locaux», a déclaré le colonel Kadhafi dans un discours à Syrte (est de Tripoli), devant les membres du Comité populaire général (CPG), qui fait office de Parlement en Libye. «C’est un pas sérieux qui sera un véritable test pour l’exercice du pouvoir du peuple. Nous présentons au monde un exemple du pouvoir des masses qui peut se passer des gouvernements», a affirmé le...