Hong Kong L'influence croissante du milliardaire Li Ka-Shing ...
le 03 mars 2000 à 00h00
Après la plus grosse opération boursière à date en Asie – le rachat de Cable & Wireless Honk Kong Telecom par la PME Internet PCCW – il sera de plus en plus difficile d’acheter des biens ou des services sur le territoire sans enrichir le milliardaire Li Ka-Shing et sa famille. Maintenant que le fils, Richard Li, 33 ans, a réussi à mettre la main pour 35,9 milliards de dollars américains sur l’opérateur historique de Hong Kong via sa firme Pacific Century Cyber Works (PCCW), c’est un chèque de plus que la plupart des foyers de Hong Kong feront chaque mois à une entreprise de la famille Li. «L’opinion publique s’inquiète du fait que Hong Kong est en train de devenir une sorte de “Li Land” (le domaine de la famille Li) et ça pourrait compromettre l’opération», commente Jonathan Lu, analyste chez SG Securities en référence. Dans un éditorial mardi, le quotidien South China Morning Post réclame un réexamen de la législation locale sur la concurrence. «Il n’y a qu’une chance sur cent que ça aboutisse, mais la possibilité demeure», ajoute Jonathan Lu. Mercredi, au lendemain de l’annonce de la prise de contrôle de C&W HKT par PCCW, le cours de tom.com, la société Internet de Li Ka-shing a gagné 335 % pour son premier jour de Bourse. Ceci représente 22,1 milliards de dollars de Hong Kong (2,84 milliards de dollars américains), dont près de la moitié revenant à Cheung Kong (Holdings) Ltd et Hutchison Whampoa Ltd, tous les deux contrôlés par Li père. La semaine dernière, des milliers d’investisseurs ont fait la queue pendant des heures à la banque dans l’espoir de pouvoir réserver 2 000 actions tom.com au prix unitaire de 1,78 dollar de Hong Kong. Cette introduction en Bourse a fait grincer des dents. Certains murmurent que Li aurait reçu un traitement de faveur des autorités de la Bourse de Hong Kong, qui auraient donné leur feu vert à l’opération alors que tom.com ne peut se prévaloir de deux ans d’activité comme le prévoit le règlement du nouveau marché local des valeurs de croissance. Hutchison et les autorités boursières ont démenti ces accusations. «Je n’ai pas d’ambition. Simplement, mon cœur est à Hong Kong», a déclaré Li Ka-Shing. Richard Li avait été vivement critiqué l’an dernier quand les autorités de Hong Kong l’ont autorisé à développer le Cyber-Port de Hong Kong, un parc d’activités high tech en bord de mer pour attirer les sociétés de l’Internet et du multimédia qui a coûté HK$13 milliards. Le projet n’a pas donné lieu à un appel d’offres, suscitant la colère de nombreux promoteurs.
Après la plus grosse opération boursière à date en Asie – le rachat de Cable & Wireless Honk Kong Telecom par la PME Internet PCCW – il sera de plus en plus difficile d’acheter des biens ou des services sur le territoire sans enrichir le milliardaire Li Ka-Shing et sa famille. Maintenant que le fils, Richard Li, 33 ans, a réussi à mettre la main pour 35,9 milliards de dollars américains sur l’opérateur historique de Hong Kong via sa firme Pacific Century Cyber Works (PCCW), c’est un chèque de plus que la plupart des foyers de Hong Kong feront chaque mois à une entreprise de la famille Li. «L’opinion publique s’inquiète du fait que Hong Kong est en train de devenir une sorte de “Li Land” (le domaine de la famille Li) et ça pourrait compromettre l’opération», commente Jonathan Lu, analyste chez SG...
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