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Actualités - Chronologie

Des livres mis au parfum

Arômes d’encens, de cannelle, de musc, s’échappant des pages d’un livre à peine effleurées... Un nouveau procédé de micro-encapsulation dans de bulles microscopiques permet aux arômes de s’exprimer sur papier, ajoutant ainsi à la lecture une évocation supplémentaire. Une technique savante a déjà permis au créateur de parfums Jean-Claude Ellena de libérer des huiles essentielles reconstituées à partir d’odeurs naturelles. Quelques capsules microscopiques se brisent sur la page effleurée par le lecteur ajoutant au texte l’évocation olfactive faisant appel à la mémoire. La préparation encapsulée (une suspension aqueuse d’un millilitre) contient environ cent milliards de capsules. Lorsque la main touche le livre, se promenant sur la page, cela permet leur libération progressive, ce qui fait que le parfum dégagé peut durer des années. Pour arriver à ce résultat, il a fallu conserver la matière active à restituer (parfum, pigments, formule cosmétique, vitamines), la stabiliser, en dégager une goutte, enfermée par la suite à l’intérieur d’une membrane de polymère. La capsule ainsi obtenue mesure de un à mille microns. Chacune d’entre elles est manipulée au microscope ou à l’œil nu, selon sa taille. Ce qui exige une habileté peu commune car il faut éviter à tout prix de la morceler, ce qui aurait comme résultat l’altération du parfum qu’elle véhicule. Ces substances sont par la suite incorporées dans des encres et des vernis d’imprimeries. Un ouvrage, intitulé Histoire en parfum (Éd. Garde-Temps), déjà paru est enrichi de photographies comportant ces bulles sérigraphiées.
Arômes d’encens, de cannelle, de musc, s’échappant des pages d’un livre à peine effleurées... Un nouveau procédé de micro-encapsulation dans de bulles microscopiques permet aux arômes de s’exprimer sur papier, ajoutant ainsi à la lecture une évocation supplémentaire. Une technique savante a déjà permis au créateur de parfums Jean-Claude Ellena de libérer des huiles essentielles reconstituées à partir d’odeurs naturelles. Quelques capsules microscopiques se brisent sur la page effleurée par le lecteur ajoutant au texte l’évocation olfactive faisant appel à la mémoire. La préparation encapsulée (une suspension aqueuse d’un millilitre) contient environ cent milliards de capsules. Lorsque la main touche le livre, se promenant sur la page, cela permet leur libération progressive, ce qui fait que le parfum...