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Actualités - Chronologie

Pétrole Cours du brut : Washington affirme avoir le soutien de Ryad

Le secrétaire américain à l’Énergie Bill Richardson a affirmé hier avoir le soutien des principaux producteurs de pétrole, y compris l’Arabie séoudite, pour la stabilité des prix et prédit une hausse de la production, à l’issue d’un entretien à Londres avec le ministre du Pétrole vénézuélien Ali Rodriguez. «Aujourd’hui, le Koweit, l’Arabie séoudite, la Norvège et le Venezuela s’engagent fermement à réévaluer les conditions actuelles du marché, les niveaux de production, (...) afin de permettre d’éviter la volatilité du marché et de préserver la croissance économique mondiale», a déclaré aux journalistes M. Richardson. «Nous pensons que cette étude conduira à la conclusion selon laquelle il doit y avoir une hausse de la production», a-t-il affirmé alors qu’il achevait une tournée des principaux producteurs en Amérique latine, au Proche-Orient et en Norvège. M. Richardson, qui veut persuader les producteurs d’ouvrir les vannes afin de faire reculer les prix du pétrole qui ont quasiment triplé depuis un an et sont au plus haut depuis la guerre du Golfe voilà neuf ans, a affirmé avoir le sentiment que sa tournée avait eu «un succès significatif». M. Rodriguez s’est cependant montré plus prudent, indiquant qu’«il pourrait y avoir une baisse de la demande au second trimestre, même si la demande augmentera en moyenne sur l’année». Il a ainsi laissé entendre que les producteurs n’auraient pas nécessairement besoin d’augmenter l’offre dès avril, à l’expiration de l’accord de réduction de la production conclu en mars 99. M. Rodriguez a insisté sur la volonté de son pays d’éviter les trop fortes variations des cours du pétrole, «qui nuisent autant aux producteurs qu’aux consommateurs». Dans un communiqué commun, MM. Richardson et Rodriguez ont prôné la stabilité des cours du pétrole et «la nécessité cruciale d’une offre adéquate à des prix raisonnables». «Ils ont convenu que la volatilité des prix sur les marchés internationaux du pétrole est nuisible tant aux pays producteurs qu’aux pays consommateurs et qu’un plus grand équilibre entre les niveaux de production et de consommation de pétrole aiderait à éviter la volatilité et préserver la croissance économique», selon le texte. «À cet égard, M. Rodriguez a réitéré l’engagement du Venezuela à continuer d’analyser avec les autres pays producteurs de pétrole et les pays exportateurs la situation actuelle sur les marchés pétroliers» et notamment les niveaux de production permettant de «prévenir des variations abruptes et de préserver la croissance», poursuit le communiqué. Le ministre vénézuélien, qui doit rencontrer jeudi à Londres ses homologues d’Arabie séoudite – premier exportateur mondial – et du Mexique, a affirmé que ce serait l’occasion d’«échanger des opinions, comme nous le faisons en permanence». M. Rodriguez a souligné que les décisions seraient prises ultérieurement, lors de la conférence ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) le 27 mars à Vienne, qui doit trancher sur la reconduction de l’accord de réduction de la production. Le Venezuela, l’Arabie séoudite et le Mexique – qui n’appartient pas à l’Opep – ont été les principaux architectes de cet accord. «L’Opep prendra les décisions appropriées afin d’assurer la stabilité du marché», a poursuivi M. Rodriguez en soulignant qu’«il doit absolument y avoir un consensus» sur les décisions qu’elle adoptera. L’accord de mars 1999 prévoyait une réduction de l’offre mondiale de plus de 2,1 millions de barils par jour, dont plus de 1,7 mbj pour l’Opep.
Le secrétaire américain à l’Énergie Bill Richardson a affirmé hier avoir le soutien des principaux producteurs de pétrole, y compris l’Arabie séoudite, pour la stabilité des prix et prédit une hausse de la production, à l’issue d’un entretien à Londres avec le ministre du Pétrole vénézuélien Ali Rodriguez. «Aujourd’hui, le Koweit, l’Arabie séoudite, la Norvège et le Venezuela s’engagent fermement à réévaluer les conditions actuelles du marché, les niveaux de production, (...) afin de permettre d’éviter la volatilité du marché et de préserver la croissance économique mondiale», a déclaré aux journalistes M. Richardson. «Nous pensons que cette étude conduira à la conclusion selon laquelle il doit y avoir une hausse de la production», a-t-il affirmé alors qu’il achevait une tournée des...