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Actualités - Reportages

Patrimoine Maisons libanaises en tableaux, frises ou bibelots ... (photo)

À quoi peut s’occuper un architecte en manque de projet de construction ? À échafauder des maisons libanaises traditionnelles... en plâtre. C’est ce que fait Jo Hajj depuis quelques mois. À la fois architecte (diplômé de l’Alba) et urbaniste (Université de Montréal puis Université de New Orléans), Jo Hajj se retrouve, après six ans de travail (dans le bureau d’études Pierre Khoury et à Dar Al-Handassa), crise économique oblige, sans travail. Pour ne pas se tourner les pouces en attendant des jours meilleurs, il décide de mettre à exécution une idée qui lui trottait en tête depuis quelque temps déjà : exécuter des tableaux en plâtre de maisons traditionnelles. «Il en existe dans tous les pays, alors qu’il n’y en avait pas, jusqu’à très récemment du moins, au Liban», indique-t-il. «J’ai l’habitude d’en rapporter de mes voyages. C’est un article que l’on trouve généralement dans les boutiques de souvenirs. Et qui d’une certaine façon permet de sauver le patrimoine». Jo Hajj s’attelle donc à la tâche. En faisant des recherches dans différents manuels et ouvrages d’architecture, il sélectionne quatre types de demeures libanaises : la maison beyrouthine, à hall central et à triple arcade ; la résidence bourgeoise ceinte d’une galerie d’arcades ; la maison à Liwan (en montagne) et la rectangulaire, toute simple, que l’on trouve beaucoup dans la Békaa. Dans une première étape, il commence par reproduire des détails architecturaux. : une porte d’entrée ornementale de style vénitien, un portail ottoman, une fenêtre de maison de montagne, des mandalouns, etc. «En assemblant ces différents éléments à son gré, chaque acheteur peut, ainsi, composer la façade qu’il veut», explique-t-il. Puis il passe progressivement aux tableaux-façades avant de composer des maquettes en trois dimensions pour des maisons-bibelots. La technique est relativement simple : le dessin – méticuleux et millimétré – est la base sur laquelle un sculpteur va faire un moule. Et après le moulage, il ne reste plus qu’à ajouter les couleurs. Sur sa lancée, l’architecte élabore de nouvelles idées. Il s’applique actuellement à mettre en place un système de frise regroupant ces différentes maisons et à reproduire des bas-reliefs phéniciens. Ces reproductions miniaturisées des merveilles de notre patrimoine architectural sont disponibles chez l’Artisan du Liban.
À quoi peut s’occuper un architecte en manque de projet de construction ? À échafauder des maisons libanaises traditionnelles... en plâtre. C’est ce que fait Jo Hajj depuis quelques mois. À la fois architecte (diplômé de l’Alba) et urbaniste (Université de Montréal puis Université de New Orléans), Jo Hajj se retrouve, après six ans de travail (dans le bureau d’études Pierre Khoury et à Dar Al-Handassa), crise économique oblige, sans travail. Pour ne pas se tourner les pouces en attendant des jours meilleurs, il décide de mettre à exécution une idée qui lui trottait en tête depuis quelque temps déjà : exécuter des tableaux en plâtre de maisons traditionnelles. «Il en existe dans tous les pays, alors qu’il n’y en avait pas, jusqu’à très récemment du moins, au Liban», indique-t-il. «J’ai...