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Actualités - Chronologie

Les moines de Sainte-Catherine marquent leurs distances

Les moines du monastère grec-orthodoxe de Sainte-Catherine, dans le Sinaï, ont marqué leurs distances envers le chef de l’Église catholique, qu’ils accusent de succomber à la tentation du prosélytisme. Mgr Damianos, qui dirige le monastère et les 23 moines de différentes nationalités isolés dans ces montagnes désertiques, a certes embrassé Jean-Paul II durant sa visite, mais il est volontairement resté à l’écart au moment où le pape dirigeait des prières, devant plusieurs centaines de fidèles. «Il sera clair pour tout le monde» que le pape n’est pas le chef des chrétiens non catholiques, avait déclaré Mgr Damianos. «Le pape n’est que le dirigeant de quelques millions de chrétiens, mais il veut donner l’idée qu’il est le dirigeant de tous», avait-il ajouté, soupçonnant le pape de tentatives de «globalisation». Lorsque le pape a lancé un appel à l’unité, Mgr Damianos a donné une réponse prudente, déclarant notamment: «Tout ce qui aide à l’unité de l’Église est bon». Insulte Accueilli dans la basilique du monastère pour une «visite privée», selon le programme officiel, Jean-Paul II a embrassé les reliques, en particulier les ossements de Sainte-Catherine. «C’est une insulte à la sainte», a affirmé un des moines, qui a demandé à conserver l’anonymat, affirmant que l’église catholique n’a jamais vraiment reconnu Sainte-Catherine. «Nous n’avons pas confiance en eux (les catholiques), parce qu’ils font du prosélytisme», a ajouté un autre moine. Les Églises catholiques et orthodoxes se sont séparées au VIIe siècle sur des divergences concernant le papauté et la Sainte Trinité. Dans ce contexte compliqué de différends historiques, Jean-Paul II a semblé vouloir s’attarder chez ses hôtes. Il a prié de longues minutes, agenouillé, dans la basilique, et pris plus d’une heure et demie de retard sur le programme annoncé de sa courte visite à Sainte-Catherine.
Les moines du monastère grec-orthodoxe de Sainte-Catherine, dans le Sinaï, ont marqué leurs distances envers le chef de l’Église catholique, qu’ils accusent de succomber à la tentation du prosélytisme. Mgr Damianos, qui dirige le monastère et les 23 moines de différentes nationalités isolés dans ces montagnes désertiques, a certes embrassé Jean-Paul II durant sa visite, mais il est volontairement resté à l’écart au moment où le pape dirigeait des prières, devant plusieurs centaines de fidèles. «Il sera clair pour tout le monde» que le pape n’est pas le chef des chrétiens non catholiques, avait déclaré Mgr Damianos. «Le pape n’est que le dirigeant de quelques millions de chrétiens, mais il veut donner l’idée qu’il est le dirigeant de tous», avait-il ajouté, soupçonnant le pape de tentatives de...