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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : stabilité dans la morosité

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth est resté morose, hier, en l’absence d’initiatives aussi bien à la demande qu’à l’offre du dollar dont la tendance continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue donc à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur le billet vert, les établissements de crédit devaient le négocier pratiquement au bas de cette fourchette d’intervention, entre 1 501,00 et 1 502,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le marché n’a pas pu développer ses activités en raison de la réticence des opérateurs à l’achat et à la vente, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. C’est ainsi que le volume d’affaires de la journée d’hier n’a pas dépassé quelque six millions de dollars entièrement échangés par les banques de la place sans aucun recours à la BDL. L’euro sous la parité malgré la chute de Wall Street À l’étranger, la monnaie unique européenne est repassée sous la parité avec le dollar sur les marchés des changes internationaux après des commentaires de hauts responsables de la Banque centrale européenne (BCE) éloignant la perspective d’un relèvement des taux d’intérêt dans la zone euro. Ce mouvement est d’autant plus surprenant que l’euro n’est pas parvenu hier à profiter de l’accès de faiblesse des marchés boursiers américains, l’indice Dow Jones des industrielles s’étant enfoncé dans le rouge en repassant sous les 10 000 points pour la première fois depuis avril dernier. La monnaie unique européenne a souffert dès le début de la journée d’hier des commentaires de Christian Noyer, vice-président de la BCE, cité dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une mauvaise interprétation des déclarations de la BCE. «Si vous interprétez le bulletin mensuel publié une semaine après la décision du Conseil des gouverneurs comme préparant les esprits à une prochaine hausse des taux, c’est une erreur», a déclaré M. Noyer. Ces commentaires, qui étaient plutôt inattendus, ont pris le dessus hier et n’ont donc pas aidé l’euro car ils ont révélé, selon les observateurs, le désarroi de la BCE, deux jours après des propos récents en sens contraire du président de la Bundesbank, Ernst Welteke. Les cambistes n’ont pas plus apprécié, en outre, d’autres déclarations attribuées hier à Klaus Kuebacher, membre du conseil de la Bundesbank, évoquant une maintien des taux européens au moins jusqu’en avril dans la zone euro. Tout cela prouve, de l’avis unanime des analystes de marchés, que le marché traite l’euro de façon très spéculative et à court terme puisque les taux d’intérêt européens augmenteront de toute façon. Quant à la livre sterling, elle a renoué avec la baisse, souffrant du recul de l’euro face au dollar, selon les analystes. De plus, les prévisions de la Confédération de l’industrie britannique concernant une inflation inférieure à l’objectif gouvernemental ont également pesé sur le sterling dans la mesure où il va être difficile à la Banque d’Angleterre de relever ses taux d’intérêt comme on pouvait s’y attendre. De son côté, le yen s’est raffermi face au dollar après s’être affaibli en matinée, suite à la publication dans la nuit de chiffres sur la baisse des ventes de détail au Japon. Cela étant, le dollar s’est montré indifférent hier à la chute de Wall Street, se négociant à la hausse face aux monnaies européennes, à New York, comme suit : – 0,9945 pour un euro contre 1,0035, la veille – 1,6000 pour un sterling contre 1,6035 – 1,9670 DM contre 1,9490 – 6,5965 FF contre 6,5370 – 1,6180 FS contre 1,6055 – 1 947,15 lires contre 1 925,55 – 111,10 yens contre 111,20. Bourse de Beyrouth : rechute de la cote Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite, hier, sous la conduite des actions A de Solidere et des actions C de la Banque libanaise pour le commerce (BLC), dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote, comme la veille. C’est ainsi que l’indice général LISPI de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,90 % à 72,12 points, de même que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a rechuté de 0,97 % à 165,85 points. Ce mouvement s’est également produit hier dans un marché dépourvu d’activités avec un volume d’affaires de quelque 27 663 actions d’une valeur globale de 198 357 dollars. Wall Street prise dans un effet de cisaille Sur les places boursières internationales, Wall Street a été prise hier dans un effet de cisaille avec un recul prononcé des valeurs traditionnelles et une progression soutenue des valeurs de la haute technologie et de l’Internet. Cette évolution contrastée s’est reflétée encore une fois dans l’évolution des deux principaux indices de la Bourse de New York : le Nasdaq qui regroupe les valeurs de la haute technologie et le Dow Jones des industrielles (DJIA) qui regroupe les 30 valeurs les plus traditionnelles de la cote américaine. En passant sous les 10 000 points pour la première fois hier depuis le 6 avril 1999, le DJIA a porté ses pertes depuis le début de l’année à 13 % et son recul par rapport à son plus haut atteint le 14 janvier dernier à 14,7 %. Ce mouvement, qui marque une phase de correction au lendemain des avertissements lancés par le président de la Réserve fédérale (Fed) Alan Greenspan sur la hausse injustifiée des valeurs boursières et de la surchauffe de l’économie américaine, a donc reflété hier la récente tendance boursière aux États-Unis. Ce phénomène est illustré actuellement par des liquidations des valeurs vedettes, leaders de la «vieille économie» au profit des stars de la «nouvelle économie» représentés par les titres de la haute technologie et surtout de l’Internet qui ont également connu hier une évolution contrastée dans la foulée de la chute des valeurs du DJIA. Cela étant, le DJIA a fléchi hier d’un plus haut à 10 248,06 points à un plus bas à 9 942,78 points, avant d’afficher en préclôture 9 973,26 points, en baisse de 252,47 points sur la veille. Retournement de tendance des Bourses européennes Les Bourses européennes ont pour la plupart viré à la baisse en fin de journée jeudi alors qu’elles étaient auparavant bien orientées. Ce retournement de tendance s’explique par le net repli de Wall Street qui perdait à un moment plus de 2,2 % pour s’inscrire sous les 10 000 points. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a cédé 0,10 %, tandis que l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro gagnait 0,60 %. La Bourse de Londres a abandonné 0,90 %, celles de Francfort 0,80 %, de Zurich 0,30 % et de Milan 0,20 %. Mais Paris a gagné 0,80 %, Amsterdam 0,20 %, Bruxelles 1,30 % et Madrid 0,30 %. Les Bourses de Francfort, de Milan et de Lisbonne avaient toutefois auparavant inscrit un record en séance. Contrairement aux autres places européennes, la Bourse de Paris a résisté à la forte baisse de Wall Street grâce à la hausse de plusieurs poids lourds de la cote comme Alcatel. Mais l’instabilité et le contraste entre les valeurs de la nouvelle économie et les valeurs traditionnelles inquiètent les intervenants. En outre, les marchés ne tiennent compte que très épisodiquement de la perspective d’un prochain relèvement des taux d’intérêt américains. Tokyo : poursuite de hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,3 % jeudi sur des achats massifs de valeurs vedettes dans le sillage du Nasdaq, l’indice électronique de Wall Street qui a terminé mercredi sur un nouveau record. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 51,89 points, à 19 571,44 points, tandis que l’indice élargi Topix a gagné 22,81 points, à 1 690,05 points. «La Bourse de Tokyo a été soutenue par la bonne tenue du Nasdaq hier (mercredi)», notait Kazunori Jinnai, analyste de marché de Daiwa Securities SB Capital Markets. L’indice composite de la Bourse de New York a établi un nouveau record absolu sur une seule séance, mercredi, à 4 550,33 points grâce à un gain de 168,21 points (+ 3,84 %). «Les valeurs de l’informatique et technologiques ont dominé les échanges en raison du record du Nasdaq», a déclaré cet analyste. L’opérateur de téléphonie mobile NTT DoCoMo s’est apprécié de 120 yens (3,2 %) à 3 930 yens et Fujitsu de 60 yens (+ 1,8 %) à 3 400 yens. «Le marché a été porté par les bonnes performances des valeurs vedettes, liées à l’Internet et aux exportations», a expliqué Toshiaki Yui, courtier de Nomura Securities. Softbank Corp., très active sur l’Internet et donnée gagnante dans la course au rachat de la banque faillie Nippon Credit Bank (NCB), après s’être vu accorder un droit prioritaire de négociation pour l’acquisition de NCB, a bondi de 9 000 yens, +5,7 %, à 166 000 yens. Hitachi gagnait 15 yens (+ 1 %) à 1 491 yens et Toyota 70 yens, + 1,6 %, à 4 550 yens. Parmi les valeurs en baisse, Sony Corp. cédait 30 yens (0,1 %) à 29 970 yens. Le volume des échanges s’est élevé à 592 millions de titres négociés contre 679 millions la veille.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth est resté morose, hier, en l’absence d’initiatives aussi bien à la demande qu’à l’offre du dollar dont la tendance continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue donc à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur le billet vert, les établissements de crédit devaient le négocier pratiquement au bas de cette fourchette d’intervention, entre 1 501,00 et 1 502,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le marché n’a pas pu développer ses activités en raison de la réticence des...