Le volume du trafic de cocaïne et le blanchiment d’argent constituent les principaux obstacles à la lutte contre la drogue en Amérique latine en dépit de réels efforts en Bolivie, selon l’Onu. Le rapport annuel de l’Organe international de contrôle des stupéfiants décerne un bon point à la Bolivie qui a obtenu «des résultats exceptionnels (...) dans son programme d’éradication des cultures illicites de coca». Mais l’OICS affirme que «l’Amérique centrale et les Caraïbes servent de plus en plus au transit de fortes quantités de cocaïne et de cannabis en provenance des pays d’Amérique du Sud et à destination des États-Unis et des pays européens». En outre, selon l’OICS, «certains pays (de la région) ont fait en sorte de faciliter l’établissement de centres financiers offshore et de casinos». «L’Organe est préoccupé par l’attitude de plus en plus libérale de certains gouvernements d’Amérique centrale et des Caraïbes vis-à-vis du secteur bancaire offshore et de l’industrie du jeu, compte tenu du risque que les personnes se livrant au blanchiment d’argent en tirent parti». Les auteurs du rapport demandent également aux gouvernements de la région d’être plus vigilants dans la surveillance des aéroports car «les employés de compagnies aériennes et d’autres entreprises apparentées sont souvent impliqués dans le trafic de drogue». «En septembre 1999, rappelle l’OICS, des employés de compagnies assurant l’entretien technique d’avions à Miami (États-Unis) ont été accusés d’avoir introduit de la drogue clandestinement dans certains appareils. Ces personnes avaient profité des privilèges dont elles disposaient en matière de sécurité pour faire entrer en contrebande des drogues provenant d’Aruba, des Bahamas, du Costa Rica et de l’Équateur». L’OICS s’inquiète également du fait que plus au sud, l’offre de feuilles de coca et de produits dérivés n’ait pas diminué «malgré les efforts exceptionnels d’éradication de la coca consentis pas la Bolivie en 1998 et 1999 et la réduction sensible des zones de culture illicite au Pérou». La Colombie reste «le plus gros producteur de cocaïne du monde», mais «la dégradation de la sécurité publique en général» entrave les efforts antidrogue des autorités. Au Pérou, les trafiquants choisissent maintenant la route et les voies d’eau pour déjouer les efforts du gouvernement qui lutte contre le trafic par voie aérienne, selon l’OICS. Le cannabis reste la drogue la plus consommée au Canada, aux États-Unis et au Mexique. «Le Canada et les États-Unis continuent d’être aux prises avec de sérieux problèmes liés à la culture sous abri du cannabis», qui est «facilitée par la vente tant des graines que du matériel requis sur des sites Internet accessibles grâce essentiellement à des serveurs canadiens». L’OICS juge qu’«il est indispensable d’agir sans attendre pour empêcher que ce type de culture ne se répande».
Le volume du trafic de cocaïne et le blanchiment d’argent constituent les principaux obstacles à la lutte contre la drogue en Amérique latine en dépit de réels efforts en Bolivie, selon l’Onu. Le rapport annuel de l’Organe international de contrôle des stupéfiants décerne un bon point à la Bolivie qui a obtenu «des résultats exceptionnels (...) dans son programme d’éradication des cultures illicites de coca». Mais l’OICS affirme que «l’Amérique centrale et les Caraïbes servent de plus en plus au transit de fortes quantités de cocaïne et de cannabis en provenance des pays d’Amérique du Sud et à destination des États-Unis et des pays européens». En outre, selon l’OICS, «certains pays (de la région) ont fait en sorte de faciliter l’établissement de centres financiers offshore et de casinos»....
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