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Actualités - Biographie

Grands noms Qui était Balenciaga ?

Heureux les peuples qui n’ont pas la mémoire courte. Le mardi 19 janvier passé, une émission à un moment de grande audience (21 heures) a été consacrée par la TV française à un grand couturier : Balenciaga. Arletty, la reine Fabiola de Belgique, la duchesse de Windsor, Marlène Dietrich ont été habillées par ce grand couturier d’origine espagnole. Coco Chanel disait de lui : «Il est le seul à pouvoir dessiner, couper, assembler, coudre une robe, entièrement par lui-même. Les autres couturiers ne sont que dessinateurs... Son passage a marqué de manière indélébile la mode du XXe siècle mais également tous ceux qui ont travaillé avec lui. Balanciaga est né dans un petit village de pêcheurs, en Espagne, quelques années avant la fin du XIXe siècle (1895). Dès quatre ans, il s’applique à habiller son chat et à 13 ans il copie les robes des nobles dames dont les portraits étaient accrochés au musée de Saint-Sébastien, près de son village natal. C’est dans cette ville qu’il ouvre, en 1920, sa première maison de couture. Il n’a que 25 ans et très vite, dès 1930, sa réputation dépasse les frontières de son pays. Deux maisons, l’une à Madrid, l’autre à Barcelone, viennent s’ajouter à celle de Saint-Sébastien. «Pour être un couturier, dira-t-il, il faut être sculpteur pour la forme, architecte pour les plans, peintre pour la couleur, musicien pour l’harmonie et philosophe pour la mesure». Et le plus étonnant c’est que lui-même réussissait à être tous ces spécialistes à la fois... Il fuira l’Espagne en 1936 avec son collaborateur et ami proche lors de la guerre civile. Arrivé à Paris, il s’installe à l’avenue Georges V, grâce au soutien d’un grand financier. Dans son équipe, il compte André Courrèges et Emmanuel Ungaro... comme apprentis. Il habille Ingrid Bergman dans Anastasia et dessine robes et costumes pour L’air de Paris, Orphée de Jean Cocteau, L’Hyménée, Aux innocents, les mains pleines... Son principal concurrent n’est alors que Christian Dior, avec son New Look qui monopolise l’attention non seulement parisienne mais internationale. En 1955, il renoue avec le triomphe en lançant la tunique, qui va détrôner la guêpière instaurée par Dior quelques années auparavant. Son atelier compte cinq cents ouvrières. Ses colères sont homériques. Les meubles volent à travers l’atelier : chaises, tabourets, planches de travail. Quelques jours avant les défilés, il accroche une lettre de critique sur chaque modèle : «Bon style, mais à revoir» ou «Très bien. À étudier de nouveau»... En 1968, sans préavis, en déclarant : «Devant la pauvreté des besoins des femmes, mon rôle est terminé», il ferme sa maison de Paris et rentre en Espagne, pour s’installer à Valence où il mourra en 1972.
Heureux les peuples qui n’ont pas la mémoire courte. Le mardi 19 janvier passé, une émission à un moment de grande audience (21 heures) a été consacrée par la TV française à un grand couturier : Balenciaga. Arletty, la reine Fabiola de Belgique, la duchesse de Windsor, Marlène Dietrich ont été habillées par ce grand couturier d’origine espagnole. Coco Chanel disait de lui : «Il est le seul à pouvoir dessiner, couper, assembler, coudre une robe, entièrement par lui-même. Les autres couturiers ne sont que dessinateurs... Son passage a marqué de manière indélébile la mode du XXe siècle mais également tous ceux qui ont travaillé avec lui. Balanciaga est né dans un petit village de pêcheurs, en Espagne, quelques années avant la fin du XIXe siècle (1895). Dès quatre ans, il s’applique à habiller son chat et...