Jean-Pierre Casimir : création artistique et déontologie
le 24 février 2000 à 00h00
Jean-Pierre Casimir, directeur de l’Institut national supérieur des arts du spectacle et techniques de diffusion (Insas) et membre du GECT (Groupement européen des écoles de cinéma et de télévision), a axé son intervention sur la création artistique et la déontologie. «Dans déontologie il y a le logo, le discours. Mais je vais aussi parler du motos, du récit. C’est-à-dire de l’image. Qui parle d’image, parle d’imaginaire. Dans la philosophie grecque, les mythes ont toujours précédé la philosophie. On a commencé par raconter des histoires et on a réfléchi ensuite. La question que je désire soulever c’est le rapport entre l’éthique et l’image. Qu’est-ce qu’une image qui ouvre à la pensée, à la réflexion, à la liberté. Et qu’est-ce qu’une image qui ferme à la pensée, à la liberté. Une image peut fermer lorsqu’elle est idolâtre. C’est une image qui fascine, qui se suffit à elle-même, qui est pleine. Elle ne laisse pas aux autres la possibilité et l’espace de penser». D’autre part, l’image qui ouvre est celle qui a, derrière la représentation imagée, une parole. «L’exercice de la pensée consiste alors à rechercher cette parole. Il y a toujours une parole première, une parole créatrice. Au début était le verbe. Ce verbe-là que nous devons rechercher. Nous pensons qu’aujourd’hui, l’univers des médias et de l’audiovisuel est en grand danger de la mort de la pensée. Car beaucoup d’images à la télévision et au cinéma fascinent, interdisent l’exercice de cette pensée et interdisent également une catharsis, un travail de clarification. Il y a des images qui empêchent aujourd’hui les hommes de se parler les uns aux autres. Les jeunes qui vont exercer ce métier ont une responsabilité morale considérable. Le rôle des écoles est de leur donner une formation professionnelle extrêmement pointue, une formation morale, et de les faire réfléchir sur le sens des images qu’ils vont créer». Il conclut en soulignant que l’Insas a signé avec l’Iesav un accord-cadre. Tout un programme comprenant les échanges de professeurs, d’étudiants, de cours, d’expériences. «C’est, pour notre école à Bruxelles, précise M. Casimir, la plus importante collaboration internationale».
Jean-Pierre Casimir, directeur de l’Institut national supérieur des arts du spectacle et techniques de diffusion (Insas) et membre du GECT (Groupement européen des écoles de cinéma et de télévision), a axé son intervention sur la création artistique et la déontologie. «Dans déontologie il y a le logo, le discours. Mais je vais aussi parler du motos, du récit. C’est-à-dire de l’image. Qui parle d’image, parle d’imaginaire. Dans la philosophie grecque, les mythes ont toujours précédé la philosophie. On a commencé par raconter des histoires et on a réfléchi ensuite. La question que je désire soulever c’est le rapport entre l’éthique et l’image. Qu’est-ce qu’une image qui ouvre à la pensée, à la réflexion, à la liberté. Et qu’est-ce qu’une image qui ferme à la pensée, à la liberté. Une...
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