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Actualités - Chronologie

Basket-Ball - NBA Nowitzki, l'étoile allemande

Il peut déjà prétendre au Most Improved Player, un trophée très courtisé et récompensant en fin de saison le joueur ayant le plus progressé au cours de l’exercice. Il s’appelle Dirk Nowitzki, il n’a que 21 ans et il jouait deux saisons auparavant à Wüzburz, en deuxième division allemande. Pourtant, ce phénomène de 2,11 m, doté d’une vitesse d’exécution et d’une adresse exceptionnelles pour un joueur de sa taille, était bel et bien invité au All Star Game NBA le week-end dernier à Oakland. Le jeune homme a même dû y honorer deux sélections : d’abord celle de participant au concours de tirs à trois points (deuxième derrière Jeff Hornacek, Utah) ; puis celle de joueur retenu pour le Rookie Game (match des débutants). Nowitzki a inscrit 17 points au cours de cette partie de gala, terminant deuxième meilleur marqueur d’un match qui a vu le jeune pivot de Chicago Elton Brand devenir MVP. Crédité également de six rebonds et quatre passes décisives, l’Allemand a montré l’étendue de ses progrès, qui lui ont par exemple permis de doubler sa moyenne de points (de 8,2 à 17,5 par match) depuis le début de la saison avec Dallas. Nowitzki est d’ailleurs devenu l’homme à tout faire de cette véritable multinationale que sont les Mavericks, une équipe assez irrégulière, loin de pouvoir prétendre se qualifier en play-off et surtout réputée depuis quelques semaines pour avoir embauché le fantasque Dennis Rodman. Dirk Nowitzki, l’étoile allemande, espère que grâce à lui les Texans seront désormais vus d’un autre œil. Quand Chicago aime... Michael Jordan n’est plus là et les Bulls semblent destinés à terminer parmi les deux ou trois plus mauvaises équipes de la Ligue pour la seconde saison consécutive. Et pourtant, Chicago ne s’est jamais aussi bien porté... côté finances. Les Bulls s’apprêtent par exemple à disputer leur 600e match consécutif à guichets fermés dans l’enceinte du mythique United Center. Depuis novembre 1987, les quelque 23 000 places de l’arène de Chicago sont toutes prises d’assaut à chaque rencontre. Une telle fidélité constitue bien sûr un record toutes catégories dans l’histoire du sport professionnel nord-américain. À 52 dollars le billet, les Bulls pratiquent pourtant un tarif légèrement supérieur à la moyenne en NBA (48 dollars). Mais, quand ils aiment, les habitants de Windy City ne regardent pas à la dépense. Même sans Jordan. Pitoyables Clippers Les fans des Clippers n’en sont pas là. Le licenciement du coach Chris Ford n’y a rien fait : les Clippers de Los Angeles restent pitoyables et semblent promis à la dernière place de la Ligue en fin de saison. Deuxième plus mauvaise attaque de la NBA, les parents pauvres de L.A., en comparaison avec les Lakers, présentent à peine plus de 20 % de victoires et ont même réussi à se faire battre à domicile par Chicago et Vancouver. Le légendaire Karim Abdul-Jabbar est donc sorti de sa retraite afin de tenter de sauver ce qui peut encore l’être dans la franchise californienne. Le meilleur marqueur de toute l’histoire de la NBA est devenu assistant coach après s’être fait la main, l’an dernier, sur une sélection de jeunes installée dans une réserve apache de l’Arizona. La gazette Les All-Stars au plus bas. La rencontre des All-Stars, qui a vu la victoire de l’ouest sur l’est 137 à 126 le 13 février, a enregistré le plus faible taux d’écoute télévisée de son histoire. Selon l’institut spécialisé Nielsen Media Research, la rencontre a eu un taux de 6,9 en baisse de 35 % par rapport au précédent match des All-Stars, avec Michael Jordan, en février 1998. Les frasques de Dennis Rodman, l’ancien coéquipier de Michael Jordan à Chicago, ne se comptent plus. Dernière en date, Rodman, s’estimant un homme «marqué», a mis au défi le commissaire de la NBA de croiser les gants avec lui, après avoir été exclu dès son deuxième match avec sa nouvelle équipe, les Dallas Maverick, lors d’une rencontre face à Milwaukee mercredi. Rodman s’était attiré les foudres des arbitres pour avoir contesté une décision et s’être assis sur le terrain en signe de protestation. «C’est ridicule, a-t-il lancé. Ce n’était pas mérité. Je ne sais pas qui a donné à Stern toute cette puissance, mais cette ligue est devenue un enfer. J’aimerai que nous puissions mettre les gants et voir dans un ring qui sort vainqueur». Le combat n’aura bien sûr jamais lieu et Rodman a écopé de 10 000 dollars d’amende et a purgé un match de suspension. Après la pause des All-Stars, le championnat NBA, qui approche de son dernier tiers avant les play-off, a repris ses droits. C’est toujours Portland qui mène la danse sous l’impulsion du Letton Arvidas Sabonis, ancienne grande vedette de l’équipe d’URSS, de Scottie Pippen et de Rasheed Wallace, le seul All-Stars de l’équipe. Portland (43 vic, 11 déf) en est maintenant à neuf victoires d’affilée et compte deux victoires d’avance sur les Los Angeles Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant (41 vic, 11 déf), qui après un passage à vide fin janvier, viennent d’aligner 7 victoires de suite. Dans la Conférence est c’est Indiana (35 vic, 17 déf), pratiquement imbattable à domicile, qui est en tête. Il y a eu 19 triple-double depuis le coup d’envoi du championnat. Le grand spécialiste de cet exercice d’un genre particulier est Jason Kidd, le meneur de jeu de Phoenix, qui en est à cinq depuis le début de la saison et à 31 sur l’ensemble de sa carrière. Le dernier en date a été réalisé par le pivot congolais d’Atlanta, Dikembe Mutombo, auteur de 21 points, 13 rebonds et 11 tirs bloqués le 15 février contre New Jersey. Tim Duncan, désigné meilleur joueur avec Shaquille O’Neal du match des All-Stars, a dû quitter le terrain lundi contre Phoenix victime d’ennuis musculaires aux abdominaux. C’est la première fois que Duncan ne peut terminer un match depuis qu’il avait, été recruté numéro un de la draft par San Antonio en juin 1997. Du coup les tenants du titre, qui peinent pour conserver leur avantage sur Utah dans leur poule de la Conférence est, ont concédé la défaite dans leur salle 98 à 89 malgré 31 points de David Robinson, l’autre vedette de l’équipe texane.
Il peut déjà prétendre au Most Improved Player, un trophée très courtisé et récompensant en fin de saison le joueur ayant le plus progressé au cours de l’exercice. Il s’appelle Dirk Nowitzki, il n’a que 21 ans et il jouait deux saisons auparavant à Wüzburz, en deuxième division allemande. Pourtant, ce phénomène de 2,11 m, doté d’une vitesse d’exécution et d’une adresse exceptionnelles pour un joueur de sa taille, était bel et bien invité au All Star Game NBA le week-end dernier à Oakland. Le jeune homme a même dû y honorer deux sélections : d’abord celle de participant au concours de tirs à trois points (deuxième derrière Jeff Hornacek, Utah) ; puis celle de joueur retenu pour le Rookie Game (match des débutants). Nowitzki a inscrit 17 points au cours de cette partie de gala, terminant deuxième...