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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché plat

Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, hier, à Beyrouth en l’absence d’intérêts aussi bien à la demande qu’à l’offre de cette monnaie. Et c’est sur un marché dont la tendance continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que le billet vert a dû achever la journée, comme à l’accoutumée, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, sans aucun changement depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de la propension du marché à l’offre qu’à la demande du dollar, les établissements de crédit ont été amenés à le traiter effectivement en deçà de ce taux moyen et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL. Il a été, en effet, négocié durant toute la journée entre 1 502,00 et 1 503,00 LL dans un volume d’affaires toujours mince, ne dépassant pas au total quelque six millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, sans aucune intervention de la BDL. L’euro s’est donné de l’air au-dessus de la parité avec le dollar À l’étranger, la monnaie unique européenne a grimpé hier au-dessus du seuil d’un dollar, pour la première fois depuis le 27 janvier dernier, profitant d’un nouvel accès de faiblesse de Wall Street et de bonnes nouvelles économiques en provenance de la zone euro. La rechute du Dow Jones des industrielles, principal indicateur de la Bourse de New York, a donc profité à l’euro qui, malgré un repli momentané au-dessous de la parité, a repris son mouvement ascensionnel consécutivement au revirement de la tendance de Wall Street après un départ relativement bon au lendemain d’une journée chômée aux États-Unis pour le President’s Day. L’euro a également été soutenu hier par de bons indicateurs français, avec une hausse de la production manufacturière de 0,4 % en décembre et de 5,1 % sur un an. L’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne publié dernier, au plus haut depuis deux ans, a également joué en sa faveur. Certains analystes estimaient hier que, l’euro étant désormais au-dessus de son seuil de résistance de 0,9950 dollar, il pourrait atteindre 1,01 dollar à court terme. Mais le marché est resté réticent hier à prendre davantage de positions en euro-dollar, les investisseurs attendant le discours du président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan qui poursuit aujourd’hui sa déposition devant la commission bancaire du Sénat au Congrès. La devise européenne s’est aussi appréciée par rapport au yen, qui baisse depuis la semaine dernière, profitant davantage du sentiment négatif envers le dollar à un moment où le sterling était en hausse dans la perspective d’un prochain relèvement des taux d’intérêt britanniques par la Banque d’Angleterre. Compte tenu de toutes ces considérations, le billet vert s’est finalement négocié à la baisse à New York, comme suit : – 1,0075 pour un euro contre 0,9870, la veille à Londres – 1,6160 pour un sterling contre 1,6000 – 1,9415 DM contre 1,9820 – 6,5110 FF contre 6,6460 – 1,5965 FS contre 1,6240 – 1 922,05 lires contre 1 961,80 – 110,60 yens contre 111,25. Beyrouth : c’est le statu quo À la Bourse de Beyrouth, et après plusieurs journées de baisse continue, la tendance était hier à la stabilité, dans un marché autrement délaissé par les opérateurs. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,18 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 175,99 points. Ce mouvement s’est déroulé dans un marché dépourvu d’activité avec au total 10 761 actions négociées d’une valeur de 32 058 dollars. Wall Street : nouvel accès de faiblesse Sur les places boursières internationales, Wall Street a continué de battre en retraite hier, après un départ en hausse au lendemain d’une forte baisse vendredi dernier, les marchés américains étaient fermés la veille pour le President’s Day. De fait, tous les indices de la Bourse de New York ont subi hier un tour de montagnes russes, démarrant avec optimisme avant de repartir sur une baisse brutale. Les craintes d’un nouveau resserrement monétaire aux États-Unis tel qu’envisagé par la Fédération nationale des économistes d’entreprises américaines (NABE) semblent expliquer cette désaffection des opérateurs boursiers pour les valeurs américaines. La NABE pense dans un rapport publié hier que la Fed augmentera encore ses taux deux fois cette année pour juguler les tensions inflationnistes et apaiser la surchauffe de l’économie dont la croissance sera de 3,8 % au lieu de 3,2 % initialement prévu. En effet, les valeurs financières ont fait grise mine hier, ainsi que le secteur de l’informatique et de l’Internet alors que les industrielles étaient partagées. C’est ainsi que le Nasdaq continuait de perdre du terrain ainsi que le Standard & Poor’s et le Dow Jones des industrielles. Ce dernier a fléchi d’un plus haut à 10 294,60 points à un plus bas à 10 103,80 points, avant d’afficher en préclôture 10 168,30 points, en baisse de 51,22 points sur vendredi dernier. La morosité de Wall Street a pesé sur les Bourses européennes Les Bourses européennes ont pour la plupart effacé leurs gains en fin de séance hier dans le sillage de Wall Street qui était en baisse dans la crainte d’un nouveau relèvement des taux d’intérêt. Les propos d’Alan Greenspan continuent de susciter l’inquiétude. Le président de la Réserve fédérale américaine a laissé entendre jeudi dernier qu’une hausse des taux était envisageable pour éviter une surchauffe de l’économie américaine. Alan Greenspan prononcera aujourd’hui son compte rendu semestriel de la politique monétaire devant le Sénat, deuxième volet de son discours Humphrey-Hawkins. L’Eurotop 300 a terminé en baisse de 0,56 %, soit 8,58 points, à 1523,19 et l’indice EuroSTOXX50 de 0,18 % à 5024,05. La Bourse de Paris a perdu 0,07 % après une séance volatile, Londres 1,10 %, Amsterdam 0,32 %, Madrid 1,5 % et Bruxelles 2,13 %. En revanche, Francfort a gagné 0,23 %, Zurich 1,07 % et Milan 0,06 %. Le secteur des télécoms a le mieux résisté au retournement des marchés. British Telecoms a gagné 4,5 % et Vodafone AirTouch Plc a progressé de 9,5 %. Vodafone a annoncé détenir suffisamment d’actions Mannesmann pour consolider la totalité de l’opérateur allemand dans ses comptes. British Telecoms a profité de rumeurs selon lesquelles le groupe chercherait à se restructurer afin d’accroître de sa valeur en Bourse. Le secteur de l’alimentation et des boissons s’est aussi bien comporté dans le sillage d’Unilever qui a annoncé un plan de restructuration sur cinq ans qui lui coûtera cinq milliards d’euros et entraînera la suppression de 25 000 emplois. Le groupe anglo-néerlandais a aussi annoncé une baisse de 5 % de son bénéfice net, conforme aux prévisions. Le titre a gagné 1,49 % à Londres et 3,59 % à Amsterdam. En revanche, les producteurs de matières premières ont perdu du terrain. Le groupe papetier Stora Enso a baissé de 15,27 % après avoir annoncé l’acquisition de l’américain Consolidated Papers pour 4,8 milliards de dollars en vue de créer le premier papetier mondial. Les minières comme Billiton, en baisse de 10,15 %, Rio Tinto, qui a perdu 5,6 %, et Anglo American ont été victimes du succès de Vodafone. Aux pétrolières, BP Amoco, Shell et Rensol perdaient respectivement 3,5 %, 4,9 % et 1,99 %. Ces titres ont pâti du reflux des prix pétroliers à la suite d’informations faisant état de projets de hausse de la production par les pays concernés. Les médias sont aussi en baisse. Canal+ a perdu 5,84 %, Pearson a cédé 8,1 %, BSkyB 5,6 % et EMI Group 3,2 %. Tokyo : accentuation de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,8 % mardi, en raison d’un recul des valeurs technologiques et d’une vague de ventes de titres par certaines entreprises en vue de la clôture de leurs comptes prévue le 31 mars. L’indice de référence Nikkei 225 a clôturé en baisse de 153,17 points à 19 390,58. «La baisse d’aujourd’hui n’est pas due à une détérioration des fondamentaux mais bien à celle de la balance de l’offre et de la demande», a indiqué Kazue Mayuzumi, analyste à Nikko Securities Co Ltd. «Les entreprises vendent avant la clôture de leurs comptes à la fin du mois de mars», a-t-il ajouté. L’indice Topix a perdu 36,13 points à 1 644,59, le montant des transactions portant sur 656 millions de titres échangés contre 624,1 millions échangés la veille. Sony Corp a perdu en fin de séance 1 300 yens, soit 4;1 % pour terminer à 30 350 yens, les investisseurs préférant prendre leurs bénéfices, a ajouté M. Mayuzumi. «Seulement les valeurs IT (information et technologie) ont pu récemment maintenir des prix élevés... mais les investisseurs se sont inquiétés aujourd’hui (hier) et ont pris leurs bénéfices», a ajouté l’analyste. Softbank, investisseur dans l’Internet, a baissé de 15 000 yens, soit 8,4 % à 163 000 yens. «Softbank reprend son souffle, tandis que certains estiment que Sony remet sa reprise pour plus tard», a indiqué Minoru Tada, directeur général de World Nichiei Securities Co Ltd. Sega a perdu 300 yens, soit 7,7 %, pour terminer à 3 610 yens. Parmi les principaux constructeurs automobiles, Mazda a perdu 20 yens, soit 5,6 %, à 338 yens. Depuis l’annonce vendredi dernier d’une baisse de ses prévisions de bénéfices, Mazda a perdu 100 yens, soit 22,8 %. Toyota Motor a perdu 110 yens, soit 2,4 % à 4 460 yens. La plus grande banque japonaise, Bank of Tokyo-Mitsubishi, a progressé de 11 yens, soit 0,9 % à 1 295 yens. Le secteur bancaire paraît stable après avoir subi récemment de lourdes pertes sur les craintes de l’imposition d’une taxe locale sur leurs bénéfices nets.
Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites, hier, à Beyrouth en l’absence d’intérêts aussi bien à la demande qu’à l’offre de cette monnaie. Et c’est sur un marché dont la tendance continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que le billet vert a dû achever la journée, comme à l’accoutumée, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, sans aucun changement depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de la propension du marché à l’offre qu’à la demande du dollar, les établissements de crédit ont été amenés à le traiter effectivement en deçà de ce taux moyen et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL. Il a été, en effet,...