Mohammad-Reza Khatami, frère du président Mohammad Khatami et dirigeant du mouvement réformateur, est un homme politique de la génération de la révolution islamique de 1979 et décidé à «remettre le pouvoir au peuple». Le même sourire que son frère mais la barbe plus blanche, Mohammad-Reza Khatami, un médecin de 40 ans, ne semble pas tomber dans l’euphorie du triomphaliste, malgré le net succès qu’il semble en passe de remporter à Téhéran. Selon les premières estimations, Mohammad-Reza Khatami serait élu dès le premier tour à Téhéran où il est arrivé en tête des dix candidats. Dirigeant la liste du Front de la participation (FP, gauche réformatrice) dans la capitale iranienne mais aussi en province, M. Khatami est incontestablement un homme politique qui appartient à la génération de la révolution islamique. «J’ai été très actif en politique avant la révolution (...) puis j’ai participé à la guerre avec l’Irak (1980-88) et j’ai été blessé à la jambe à Khoramchahr (sud-ouest)», raconte-t-il, d’une voix posée. Toutefois, Mohammad-Reza, comme le président Khatami, semble avoir hérité de la popularité et de l’enseignement religieux de leur père le Grand ayatollah Rouhollah Khatami, un des théologiens les plus populaires de la province de Yazd (centre). Leur sœur, Fatémeh Khatami, résumait ainsi l’enseignement reçu : «Notre père nous a enseigné à lutter contre l’obscurantisme». Vingt et un an après la révolution, cet homme élégant et dégageant le même charisme que son frère a le regard tourné vers l’avenir : «Nous voulons institutionnaliser la démocratie en Iran, c’est notre principal et premier objectif (...) nous devons remettre le pouvoir au peuple en favorisant les institutions civiles telles que les syndicats et les associations», a-t-il déclaré. Pour cet homme qui avoue avoir été influencé par les idées de son frère aîné Mohammad, «nous ne pouvons pas faire évoluer les choses sans favoriser les partis politiques et les institutions démocratiques». Concernant la politique étrangère, Mohammad-Reza Khatami, tout en soutenant pleinement la politique de détente suivie par le président Khatami depuis 1997, estime que les relations avec les États-Unis ne sont pas «notre première priorité» car «notre pays a d’abord besoin de réformes». Mohammad-Reza Khatami, surprise de cette campagne électorale, est en quelques semaines devenu un modèle pour les jeunes Iraniens. Marié et père de deux enfants, Mohammad-Reza Khatami parle aussi bien l’arabe que l’anglais. Son épouse, une fille de l’hodjatoleslam Eshraghi, un gendre de l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, est lancée «activement dans la mobilisation des jeunes», en faveur... des candidats réformateurs à Téhéran, tient à souligner M. Khatami.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mohammad-Reza Khatami, frère du président Mohammad Khatami et dirigeant du mouvement réformateur, est un homme politique de la génération de la révolution islamique de 1979 et décidé à «remettre le pouvoir au peuple». Le même sourire que son frère mais la barbe plus blanche, Mohammad-Reza Khatami, un médecin de 40 ans, ne semble pas tomber dans l’euphorie du triomphaliste, malgré le net succès qu’il semble en passe de remporter à Téhéran. Selon les premières estimations, Mohammad-Reza Khatami serait élu dès le premier tour à Téhéran où il est arrivé en tête des dix candidats. Dirigeant la liste du Front de la participation (FP, gauche réformatrice) dans la capitale iranienne mais aussi en province, M. Khatami est incontestablement un homme politique qui appartient à la génération de la révolution...