Aux défilés de la mode masculine, à Paris, la présence des coiffeurs a été très active et surtout très remarquée. Skinheads, Iroquois, mèche à la Baudelaire, crâne à zéro, la coiffure venait confirmer et souligner, comme pour ces dames, le style de la collection. La note chez Raf Simons, où les reminiscences «Far West» sont nettement perceptibles, les «punk dandys» arboraient, durant la présentation des modèles, crânes rasés, mèches sculptées, coupes iroquoises et chevelure couleur «flashy» ! La «prise de tête» entre ainsi officiellement dans la panoplie de l’homme à la mode. D’ailleurs, au moment des présentations des modèles, quelques semaines avant le «show» inaugural, il y a eu un véritable plan de bataille, ignoré du grand public et pris entièrement en charge par le coiffeur en chef : couleurs, postiches, photos, croquis, essais, consultations. Cette cogitation aboutit à la consultation avec le styliste, face aux essais sur mannequins. Lorsque le grand jour arrive, la bataille commence trois à quatre heures avant le défilé. On teint, on rase, on met en mèches ou en plis. On improvise aussi, de l’aveu d’un des grands ténors du ciseau. «Il s’agit de tout calculer, tout prendre en compte, explique-t-il, la texture du cheveu, la couleur de la peau, mais aussi la lumière et la distance du podium par rapport aux spectateurs. Rien n’est laissé au hasard». Cette saison, le défilé Kenzo est un exemple typique dans ce domaine. La mise en honneur des Esquimaux a exigé qu’on se réfère côté coiffure aux couvre-chefs en plumes. Greg, le coiffeur en chef de la maison, a dû teindre à cet effet des plumes de volailles en roux, puis les coller aux cheveux une fois plantées sur la tête, à l’aide d’un produit spécial. Chez Castelbajac, où l’image qui se dégageait de la collection était celle d’un mâle vulnérable et romantique, le coiffeur en charge a rabattu les cheveux des mannequins en avant, s’inspirant du célèbre portrait de Chateaubriand sur le rocher, pour «radicaliser l’esprit de la collection», expliquera-t-il. Le show, on le réalise, ne se déroule pas uniquement sur le podium...
Aux défilés de la mode masculine, à Paris, la présence des coiffeurs a été très active et surtout très remarquée. Skinheads, Iroquois, mèche à la Baudelaire, crâne à zéro, la coiffure venait confirmer et souligner, comme pour ces dames, le style de la collection. La note chez Raf Simons, où les reminiscences «Far West» sont nettement perceptibles, les «punk dandys» arboraient, durant la présentation des modèles, crânes rasés, mèches sculptées, coupes iroquoises et chevelure couleur «flashy» ! La «prise de tête» entre ainsi officiellement dans la panoplie de l’homme à la mode. D’ailleurs, au moment des présentations des modèles, quelques semaines avant le «show» inaugural, il y a eu un véritable plan de bataille, ignoré du grand public et pris entièrement en charge par le coiffeur en chef :...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.