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Actualités - Chronologie

Rugby - Tournoi des six nations Penaud remplace Lamaison contre l'Angleterre

Christophe Lamaison, blessé au genou droit, le sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte, a confié mardi l’animation du jeu tricolore au Toulousain Alain Penaud pour le match phare du Tournoi des six nations samedi contre l’Angleterre au Stade de France. Penaud, qui avait joué les doublures de Lamaison lors de la victoire (36-3) face aux Gallois il y a 10 jours à Cardiff, revient en équipe de France comme titulaire pour la première fois depuis deux ans et demi. L’ancien Briviste, passé par le club anglais de Saracens avant de rejoindre Toulouse, était resté absent de la sélection nationale depuis le deuxième test-match contre l’Australie à Brisbane en 1997. «Lamaison étant forfait, il était logique d’appeler Alain (Penaud) pour le remplacer», a expliqué Laporte. «C’est un joueur expérimenté et cela nous sera utile dans un match aussi important.» La blessure de Lamaison, touché lors de la rencontre de championnat contre Dax dimanche, arrive au pire moment pour les Français qui disputent une sorte de «finale» avant l’heure contre le XV à la Rose. «Il est certain que nous allons affronter l’équipe la plus solide du tournoi», a admis Laporte. «Les Anglais ont fait d’énormes progrès au cours de ces deux dernières années et ils sont désormais tout près des équipes du Sud». «Il est évident que depuis quelques saisons les matches entre l’Angleterre et la France sont les sommets du Tournoi», a poursuivi Laporte. «Cette blessure tombe mal pour nous mais nous devons faire face.» Le XV de France perd non seulement son animateur de jeu mais également son plus précieux pourvoyeur de points. Woodward joue la continuité Depuis la demi-finale de Coupe du monde gagnée face aux All Blacks, le Briviste est devenu l’une des clés de la réussite des Français. Auteur de 28 points lors de ce match historique, Lamaison avait seul sauvé l’honneur tricolore en passant quatre pénalités contre les Australiens en finale du Mondial. À Cardiff, le Corrézien s’est encore illustré en inscrivant 21 des 36 points réussis par la France, ne manquant qu’une seule tentative de pénalité. «Nous allons devoir nous adapter à cette situation», a souligné Laporte. «Penaud va jouer à l’ouverture et ce sera Richard Dourthe qui bottera.» Le Dacquois, qui s’était acquitté de cette charge par intermittence lors du Grand Chelem de 1998, est devenu un buteur occasionnel au sein du XV de France. Il pourrait être remplacé dans cet exercice par le Castrais Thomas Castaignède, auteur de débuts prometteurs au poste d’arrière contre les Gallois. «Nous avons quelques solutions de rechange», a précisé Laporte qui a appelé en renfort le Berjallien Stéphane Glas, arrivé mardi matin à Clairefontaine. Le stratège français devrait annoncer mercredi une équipe semblable à celle qui s’est imposée au Millennium Stadium à l’exception de Lamaison. De son côté-Clive Woodward a, lui aussi, opté pour la continuité puisque le sélectionneur à la Rose a reconduit en intégralité l’équipe qui avait humilié les Irlandais 50-18 à Twickenham. «Cette rencontre va être un formidable test pour étalonner la valeur de l’équipe de France», a promis Laporte. «Les Anglais avaient jugé immérité notre parcours en Coupe du monde, cela va être l’occasion de faire le point». Équipes : France (probable) : 15- Thomas Castaignède, 14- Émile Ntamack, 13-Richard Dourthe, 12- Thomas Lombard, 11- Christophe Dominici, 10-Alain Penaud, 9- Fabien Galthié; 8- Fabien Pelous (capitaine), 7- Olivier Magne, 6- Abdel Benazzi; 5- Olivier Brouzet, 4- Megi Matiu, 3- Franck Tournaire, 2- Marc Dal Maso, 1- Christian Califano. Angleterre : 15- Matt Perry 14- Austin Healey, 13-Mike Tindall, 12- Mike Catt, 11- Ben Cohen; 10- Johnny Wilkinson, 9- Matt Dawson (capitaine); 8-Lawrence Dallaglio, 7- Neil Back, 6- Richard Hill, 5- Simon Shaw, 4-Garath Archer, 3- Phil Vickery, 2- Phil Greening, 1- Jason Leonard. Angleterre : Catt et ses petits frères Les jeunes Anglais Ben Cohen et Mike Tindall, 21 ans, une seule sélection chacun, pourront compter, contre la France comme contre l’Irlande, sur un grand frère revenu de très loin, Mike Catt, 28 ans et 40 sélections, pour leur montrer le chemin. «Il a fait plus de come-back que Frank Sinatra», dit de Catt un expert du rugby anglais. Élu à l’unanimité meilleur joueur du match d’ouverture contre l’Irlande (50-18), alors qu’il a été le seul trois-quarts à ne pas marquer, Catt n’a pas toujours été à pareille fête pendant ses six années sous le maillot anglais, décrites comme des «montagnes russes» par la presse anglaise. Depuis sa première séléction, en 1994 contre le pays de Galles, le natif de Port Elizabeth (Afrique du Sud), mais de mère anglaise, a occupé tous les postes possibles dans les lignes arrière du XV à la Rose : d’ouvreur à ailier, en passant par arrière et centre, le poste où il a brillé contre les Irlandais, le 5 février à Twickenham, mais cette polyvalence a plutôt été un handicap qu’autre chose. «J’ai écouté trop de gens, trop de conseils, j’essayais de faire plaisir à tout le monde, de montrer que je voulais progresser, que j’étais un gros travailleur. J’ai changé de position, de style, essayé des nouvelles techniques, mais ce n’était pas la chose à faire. Je n’étais pas assez courageux, je me suis laissé marcher dessus trop longtemps», confie Catt. Hué à Twickenham avant la Coupe du monde – «Si je ne suis pas régulier, c’est normal qu’on ne me tresse pas des louanges» –, Catt n’a été titulaire qu’une seule fois, contre les Fidji. Puis la cascade de blessures de cet hiver a permis à Clive Woodward de lui redonner une chance contre l’Irlande, mais Catt n’en menait pas large : «Dans les vestiaires, j’avais les yeux fermés, je grimaçais, j’étais nerveux, hyperconcentré. Le pauvre Johnny Wilkinson était assis à côté de moi, ce n’était pas l’idéal pour lui donner confiance». « Arriver à cran » Heureusement, dès le coup d’envoi, Catt a été bon partout, avec la liberté d’un ouvreur, son poste habituel à Bath, comme s’il avait fait toute sa carrière au centre, le poste de ses débuts. «Catty a créé des espaces pour tout le monde, il a toujours pris les bonnes décisions, cela m’a rendu la vie beaucoup plus facile», a expliqué Tindall, son coéquipier à Bath et maintenant dans le XV à la Rose, à la place du retraité Jeremy Guscott. «C’est bien d’être jeune, on ne sait pas ce que c’est que la pression, quand on prend de l’âge c’est de plus en plus difficile», dit le vieux Catt, heureux d’avoir déjà pu transmettre un peu de son expérience à Tindall et Cohen, avant le match contre les Irlandais : «Je leur ai dit de se souvenir qu’ils affrontent les mêmes adversaires dans leur club, chaque semaine en championnat». Pour le match de samedi, il va falloir que Catt trouve un autre conseil, basé sur sa propre expérience du Stade de France, contre la France ou l’Afrique du Sud : «Il ne nous porte pas bonheur, alors il faut arrêter la série. On y va toujours avec un mélange de crainte et d’excitation. Il faut arriver là-bas en étant à cran, sinon on peut se faire bouffer».
Christophe Lamaison, blessé au genou droit, le sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte, a confié mardi l’animation du jeu tricolore au Toulousain Alain Penaud pour le match phare du Tournoi des six nations samedi contre l’Angleterre au Stade de France. Penaud, qui avait joué les doublures de Lamaison lors de la victoire (36-3) face aux Gallois il y a 10 jours à Cardiff, revient en équipe de France comme titulaire pour la première fois depuis deux ans et demi. L’ancien Briviste, passé par le club anglais de Saracens avant de rejoindre Toulouse, était resté absent de la sélection nationale depuis le deuxième test-match contre l’Australie à Brisbane en 1997. «Lamaison étant forfait, il était logique d’appeler Alain (Penaud) pour le remplacer», a expliqué Laporte. «C’est un joueur expérimenté et cela...