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Actualités - Chronologie

Photo - L'agence internationale fête ses cinquante ans Expo itinérante Magnum

Magnum, la plus prestigieuse des agences internationales de photo, fête son cinquantenaire à Paris par une exposition qui voyagera ensuite en Europe, au Japon et aux États-Unis, et la publication d’un livre de 617 photographies. Magnum, créée en 1947 par la rencontre à New York de Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, est une coopérative de 56 photographes. Elle présente aujourd’hui quelque 400 photos «dressant un état du monde depuis la chute du Mur de Berlin». Sous les lambris de l’ancienne Bibliothèque nationale, au cœur de la capitale française, de nouveaux travaux d’Henri Cartier-Bresson côtoient ceux d’Ève Arnold, Josef Koudelka, Marc Riboud ou de nouveaux venus comme Martin Parr et Lise Sarfati. Chacun des 56 photographes de l’agence contribue à l’exposition sous la forme d’un «essai photographique», une série d’images sur un seul thème brossant un tableau du monde au tournant du millénaire. L’exposition (qui se poursuivra jusqu’au 7 mai) est divisée en trois sections : Persistance des rituels traitant des questions de société, Chronique du chaos sur les guerres et massacres dans le monde et Esthétique du quotidien détaillant les modes de vie. Entre art et journalisme «La raison d’être de Magnum c’est la liberté du photographe et chaque photographe revendique son style, déclare François Hebel, 42 ans, directeur et commissaire de l’exposition avec Agnès Sire. Magnum, seule agence qui appartient à ses photographes, est restée indépendante et se situe toujours, comme lors de sa création, à la confluence de l’art et du journalisme. Elle produit chaque année une vingtaine de livres collectifs ou individuels, vend des tirages photo aux galeries et collectionneurs et a produit, en une dizaine d’années, une cinquantaine d’expositions qui sont louées à des musées internationaux. «L’art à la rescousse du photojournalisme», titrait jeudi le quotidien Le Monde, qui consacrait une page entière à Magnum, mettant en évidence une tendance vers la photo d’art «sans obtenir la reconnaissance des milieux artistiques». «Trente pour cent des 60 millions de francs (9,15 millions de dollars) de chiffre d’affaires de l’agence proviennent de ce département culturel», indique François Hebel. «Cependant, notre métier de base, c’est fournir des documents sur le monde. Nous ne vivons pas pour alimenter le marché culturel mais pour produire des reportages pour le New York Times, Geo, Stern, ou le Guardian», explique-t-il. «Certains photographes ont d’abord grandi sur le marché de l’art avant d’entrer dans le marché de la presse. Dans plusieurs musées, à Rome, à Madrid et ailleurs, les photos sont entrées pour la première fois, récemment, grâce à nos expositions», dit-il encore. «Cependant les expositions ne sont pas productrices d’images. En revanche, elles se louent et rapportent de l’argent. Nous avons été pionniers dans ce genre, mais notre métier c’est faire des reportages et nous refusons de faire du people», conclut François Hebel.
Magnum, la plus prestigieuse des agences internationales de photo, fête son cinquantenaire à Paris par une exposition qui voyagera ensuite en Europe, au Japon et aux États-Unis, et la publication d’un livre de 617 photographies. Magnum, créée en 1947 par la rencontre à New York de Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, est une coopérative de 56 photographes. Elle présente aujourd’hui quelque 400 photos «dressant un état du monde depuis la chute du Mur de Berlin». Sous les lambris de l’ancienne Bibliothèque nationale, au cœur de la capitale française, de nouveaux travaux d’Henri Cartier-Bresson côtoient ceux d’Ève Arnold, Josef Koudelka, Marc Riboud ou de nouveaux venus comme Martin Parr et Lise Sarfati. Chacun des 56 photographes de l’agence contribue à l’exposition sous la forme d’un «essai...