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Actualités - Chronologie

Boeing afghan Quatorze personnes inculpées à Londres

Quatorze Afghans ont été inculpés tôt hier matin pour le détournement du Boeing 727 qui s’était achevé sans effusion de sang jeudi dernier sur l’aéroport londonien de Stansted, a indiqué la police. Ils sont accusés d’avoir «illégalement pris possession d’un avion et de ses passagers, en faisant usage de la force ou en menaçant de le faire», a indiqué une porte-parole de la police de l’Essex, en charge des investigations. Ces 14 personnes, tous des hommes âgés de 18 à 41 ans, devaient comparaître hier après-midi devant un tribunal qui devrait confirmer leur placement en détention provisoire. Ils risquent, en cas de procès, une peine de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité. Six autres passagers de l’appareil de la compagnie afghane Ariana, qui avaient été maintenus en garde à vue au cours du week-end dans le cadre de l’enquête, ont finalement été remis en liberté, a précisé la porte-parole. Elle n’a pas été en mesure d’indiquer immédiatement s’ils avaient demandé l’asile politique ou comptaient rentrer dans leur pays. Quelque heures avant la notification des inculpations, près de la moitié des ex-otages afghans de l’avion détourné il y a tout juste une semaine depuis Kaboul avaient quitté la Grande-Bretagne pour rentrer dans leur pays. Un avion de la compagnie cambodgienne Kampuchea Airlines, spécialement affrété par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a décollé avec 73 ex-otages à son bord de la base aérienne militaire de Brize Norton à l’ouest de Londres, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Le ministère a ainsi corrigé un précédent décompte qui faisait état de 72 passagers. Au total, ce sont 58 hommes, huit femmes et sept enfants qui ont embarqué à bord de l’appareil, un Lockheed TriStar de 300 places. L’avion devait faire escale pour se ravitailler en carburant aux Émirats arabes unis, avant d’atterrir à Kandahar en Afghanistan hier. Le nombre relativement élevé des personnes ayant finalement décidé de rentrer dans leur pays constitue une certaine surprise. Auparavant, les autorités britanniques avaient indiqué que seuls 17 des 164 passagers et membres d’équipage souhaitaient rentrer. Les autres paraissent avoir changé d’avis au dernier moment. 73 anciens otages de retour en Afghanistan Les Afghans rapatriés ont été salués au cours d’une réception à laquelle participaient plusieurs représentants du régime islamiste des taliban qui contrôle la plus grande partie du pays. À Genève, le porte-parole de l’OIM, Jean-Philippe Chauzy, a indiqué que l’organisation se chargerait du transport de ces personnes vers leurs régions d’origine, Kaboul et Mazar-e-Charif (nord) notamment. Ils se verront remettre 50 dollars par adulte et 25 dollars par enfant. M. Chauzy a confirmé que les passagers avaient été déclarés «bienvenus» par des responsables taliban, dont le ministre des Affaires étrangères, Wakil Ahmad Muttawakil, présent sur le tarmac de l’aéroport à l’arrivée de l’appareil. Un repas leur a été offert à l’aéroport. Environ la moitié des passagers du Boeing détourné sont restés en Grande-Bretagne, souhaitant demander l’asile.
Quatorze Afghans ont été inculpés tôt hier matin pour le détournement du Boeing 727 qui s’était achevé sans effusion de sang jeudi dernier sur l’aéroport londonien de Stansted, a indiqué la police. Ils sont accusés d’avoir «illégalement pris possession d’un avion et de ses passagers, en faisant usage de la force ou en menaçant de le faire», a indiqué une porte-parole de la police de l’Essex, en charge des investigations. Ces 14 personnes, tous des hommes âgés de 18 à 41 ans, devaient comparaître hier après-midi devant un tribunal qui devrait confirmer leur placement en détention provisoire. Ils risquent, en cas de procès, une peine de prison pouvant aller jusqu’à la perpétuité. Six autres passagers de l’appareil de la compagnie afghane Ariana, qui avaient été maintenus en garde à vue au cours du...