Dennis Rodman, l’enfant terrible de la NBA, revient sur les parquets à l’âge de 38 ans. Un retour remarqué puisque l’intérieur le plus déjanté du basket mondial avait attiré 18 200 personnes la semaine dernière pour un match (perdu) contre Seattle, c’est-à-dire la deuxième plus grosse affluence de l’histoire de Dallas, sa nouvelle équipe. Incontestablement, le rebondeur tatoué, sacré cinq fois champion avec Detroit et Chicago, fait donc toujours recette. Au chômage depuis les 23 matches disputés sous la forme d’une pige la saison dernière avec les Los Angeles Lakers, Rodman – licencié par les Californiens à cause de ses frasques à répétition – relève un sacré défi. Sa première prestation laisse pourtant à penser que le bonhomme a de beaux restes car, s’il n’a pas marqué le moindre point face aux Sonics, cet intérieur très défensif a rappelé que sa spécialité restait le rebond. Avec 13 prises en 32 minutes (pas mal pour un revenant!), Dennis Rodman a très précisement égalé sa moyenne en carrière. Engagé pour 38 rencontres, au tarif relativement «modeste» de 12 000 dollars le match, l’ancien partenaire de Jordan effectue aussi à Dallas une sorte de retour aux sources puisqu’il a grandi dans cette ville. Séduit par les Mavericks, après avoir longtemps espéré un nouvel appel de Phil Jackson, son ancien mentor de Chicago désormais entraîneur des Lakers, Rodman a obtenu des conditions étonnantes. Fâché pour toujours avec la discipline et totalement imprévisible, il pourra en effet s’entraîner à sa guise et se présenter à la salle aux heures qui lui conviennent les jours de match ! On ne sait pas ce que les partenaires de Rodman en pensent mais il est vrai que Mark Cuban, le patron de Dallas, cherchait avant tout à réaliser un joli coup de pub pour sa franchise guère courtisée. Le pari est payant. Garnett affole les statistiques Serait-ce l’année de Kevin Garnett ? Pour sa cinquième saison dans la Ligue, l’ailier fort (2,11m) de Minnesota, déjà impressionnant l’été dernier avec la sélection américaine lors d’un tournoi préolympique, a revu ses statistiques à la hausse. Il a d’ailleurs été élu joueur du mois de janvier, devançant de gros calibres tels que Gary Payton ou Alonzo Mourning, pour avoir réalisé pas moins de dix «doubles doubles» au cours de cette période. Cela signifie que le joueur des Wolves, crédité d’une moyenne de 25,8 points et 10,5 rebonds lors du premier mois de l’année, a inscrit plus de dix unités lors du même match dans l’un des secteurs statistiques majeurs (points, rebonds, passes décisives). Crédité la saison dernière d’une moyenne générale légèrement supérieure à 20 points et 10 rebonds, Kevin Garnett fait donc mieux puisqu’on le retrouve dans les quinze meilleurs scoreurs et quatrième rebondeur de la NBA. Il met ainsi à profit la grande liberté qui lui est accordée au sein d’une équipe restée très stable à l’intersaison. De quoi espérer une grosse fin de saison pour les Wolves, bien partis pour se qualifier derrière les favoris de la Conférence Ouest, et sortis la saison dernière au premier tour des play-offs par San Antonio, le futur champion. All-Star : l’Ouest renoue avec le succès La sélection des basketteurs de l’Ouest s’est imposée à celle de l’Est (137-126) lors du match All-Star, dimanche à Oakland (Californie), remportant ainsi sa première victoire depuis 1995. Tim Duncan (24 points, 14 rebonds) venu pour l’occasion des San Antonio Spurs et Shaquille O’Neal (22 points et 9 rebonds) des Lakers de Los Angeles, ont été désignés à égalité meilleurs joueurs (MVP) de cette rencontre annuelle de gala de la NBA, la ligue professionnelle américaine, qui regroupe les meilleurs joueurs de la saison. La taille a vraiment fait la différence dans cette rencontre, reconnaissait Phil Jackson, l’entraîneur victorieux à l’issue d’un match marqué par la puissance de l’Ouest. En l’absence de Michael Jordan pour la première fois depuis sa retraite l’an passé, l’association de Duncan, O’Neal et Kevin Garnett (Minnesota Timberwolves), avec 24 points et 10 rebonds, a régalé le public californien toujours avide de dunks et de spectacle. Le meneur occidental, Kobe Bryant, s’est également distingué avec 15 points. Mais le meilleur marqueur de la soirée a été le joueur de l’Est, Allen Iverson (Philadelphie), qui faisait sa première apparition dans le All-Star, avec 26 points, dans une équipe basée sur la rapidité. «Je pense que c’était un grand match mais quand on est un compétiteur et un joueur de basket, on veut toujours gagner, quelle que soit la personne que vous avez en face de vous et l’importance du match» a commenté Iverson apparemment déçu. «C’était une bataille de la taille contre la vitesse et aujourd’hui c’est la taille qui a gagné», a déclaré pour sa part Duncan. Pour cette 49e édition (l’Est mène désormais 31 à 18), les effectifs avaient été rajeunis puisque onze des participants du dernier All-Star Game, en février 1998 (l’édition 1999 avait été annulée pour cause de lock-out de la NBA), étaient absents pour cause de retraite (Jordan), de blessure (Charles Barkley), ou simplement parce qu’ils commencent à accuser le poids des ans (comme Patrick Ewing, Mitch Richmont ou Hakeem Olajuwon).
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