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Actualités - Reportages

Les premiers migrants afro-asiatiques dès 1973(photo)

Le révérend père Martin J. Mc Dermott (s.j.) est coordinateur du Comité pastoral pour les travailleurs afro-asiatiques. Directeur de la Bibliothèque orientale, il reçoit régulièrement des travailleurs qui vivent et travaillent,pour la plupart dans des conditions «lamentables». En 1992, il reçoit le premier cas. Aujourd’hui,plus de 400 personnes l’ont rencontré. Loin d’être optimiste, il souligne que même si «les travailleurs pensent trouver la joie de vivre ici, beaucoup connaissent la misère». Pour la plupart anglophones, ces travailleurs «appartiennent à différentes communautés religieuses». Ils travaillent dans différents domaines (bâtiment, hôtellerie, maisons...). Selon des chiffres rapportés par le Bulletin des statistiques en 1998, il y aurait 46 506 travailleurs ayant obtenu un permis de travail en 1997... Mais, selon le père Mc Dermott, «ce nombre devrait être multiplié par 3 ou 4 pour être proche de la réalité ,y compris les travailleurs non enregistrés...». Lors de sa visite au Liban en 1998, le vice-ministre sri lankais des Affaires étrangères avait estimé le nombre des travailleurs sri lankais à 60 000, ce qui porte à 12 0000 le nombre des ressortissants afro-asiatiques.75 à 80 % seraient des femmes... Il est toutefois très difficile d’établir un chiffre exact des migrants sur l’ensemble du territoire libanais. Les premiers groupes de Philippins sont venus travailler en 1973. Des infirmières ont travaillé à l’AUH et des employés de maisons chez des particuliers... Les hommes se sont retrouvés dans le bâtiment... remplaçés plus tard par les Syriens et les Égyptiens. L’arrivée de ces groupes était gérée par les «agences qui fixaient leurs propres règles» ou par des particuliers. Parmi ces groupes, des Soudanais, Nigériens et Ghanéens... Les salaires, sur base de contrat de 2 à 3 ans, varient en fonction du pays d’origine... Les chiffres précités n’englobent pas tous les travailleurs étrangers au Liban qui dépassent le million : Syriens, Égyptiens et même les Européens... En juillet 1996,le directeur général de l’OAT (Organisation arabe du travail) devait signaler qu’il «existait 1 250 000 travailleurs étrangers au Liban ...» et qu’«il fallait éloigner le spectre du chômage qui n’existe pas seulement au Liban mais dans tout le monde arabe où l’on compte actuellment 12 millions de chômeurs... » (L’Orient-Le Jour du 10 juillet 1996). Aujourd’hui, le nombre paraît supérieur... Il faut prendre en compte les clandestins qui font partie du flux migratoire et, des saisonniers qui viennent et quittent en fonction du travail et des saisons.
Le révérend père Martin J. Mc Dermott (s.j.) est coordinateur du Comité pastoral pour les travailleurs afro-asiatiques. Directeur de la Bibliothèque orientale, il reçoit régulièrement des travailleurs qui vivent et travaillent,pour la plupart dans des conditions «lamentables». En 1992, il reçoit le premier cas. Aujourd’hui,plus de 400 personnes l’ont rencontré. Loin d’être optimiste, il souligne que même si «les travailleurs pensent trouver la joie de vivre ici, beaucoup connaissent la misère». Pour la plupart anglophones, ces travailleurs «appartiennent à différentes communautés religieuses». Ils travaillent dans différents domaines (bâtiment, hôtellerie, maisons...). Selon des chiffres rapportés par le Bulletin des statistiques en 1998, il y aurait 46 506 travailleurs ayant obtenu un permis de travail...