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Actualités - Chronologie

Le Goliath israélien impuissant face au David hezbollahi

Le conflit au Liban-Sud est une bataille en apparence disproportionnée, mais le Hezbollah, dans le rôle de David, semble avoir pris un avantage décisif sur le Goliath israélien, n’hésitant pas à aller chercher les soldats israéliens dans leurs positions retranchées avec ses missiles antichars Tow. Bien que les situations soient très différentes, la succession de coups durs de ces derniers jours a fait naître dans la presse israélienne des comparaisons avec la guerre américaine au Vietnam. «Non, Israël n’est pas les États-Unis et le Liban n’est pas le Vietnam, Damas n’est pas Hanoi», affirmait ainsi vendredi un éditorialiste du quotidien Maariv, avant d’ajouter que la comparaison était «malgré tout fascinante» et de la développer longuement. Le simple fait qu’une telle comparaison apparaisse maintenant au grand jour en dit long sur l’état d’esprit qui règne en Israël, où la population a l’impression que ses soldats se font littéralement tirer comme des lapins par un ennemi insaisissable. À chaque fois qu’ils tuent un de ses soldats, les militants du Hezbollah n’infligent pas seulement un revers à l’armée israélienne, ils retournent encore un peu plus l’opinion publique en Israël contre cette «sale guerre». De fait, le conflit constitue une variante de l’opposition entre une armée conventionnelle hypersophistiquée et un mouvement de guérilla certes moins bien équipé, mais qui a l’avantage du terrain. L’Histoire montre que l’issue est en général connue d’avance. «Aucune armée ne peut battre une guérilla», a admis vendredi sous le couvert de l’anonymat un responsable militaire israélien, qui s’est toutefois empressé d’ajouter que «cela n’a jamais été l’objectif» d’Israël. Plus modeste, l’objectif d’Israël en occupant une zone de 850 kilomètres carrés au Liban-Sud consiste à «protéger les localités israéliennes le long de la frontière» contre les bombardements du Hezbollah, a-t-il déclaré. À l’en croire, ce but est rempli «à 100 %», le problème étant que l’armée paie pour cela un prix exorbitant. Le tournant Sur le terrain, un tournant s’est produit il y a quelques semaines. À la fin de l’an dernier, en effet, les dirigeants israéliens affirmaient avoir pratiquement neutralisé le Hezbollah. En 1998 et 1999, a expliqué ce responsable militaire israélien, les unités du Hezbollah privilégiaient les attentats à l’explosif télécommandé sur le passage de convois israéliens. L’armée israélienne avait alors opéré à la fin de l’an dernier un changement tactique, mettant fin aux sorties des unités de commandos pour les remplacer par un recours systématique aux raids aériens. Depuis lors, les soldats israéliens ont pour mission de rester retranchés dans un nombre de fortifications qui ne cesse de diminuer. Mais les choses ont changé avec l’introduction au début de l’année par le Hezbollah de missiles antichars Tow. Les soldats israéliens ne sortant plus de leurs positions, le Hezbollah les traque avec ses Tow, n’hésitant pas à tirer sur leurs positions depuis des zones habitées, affirment des sources diplomatiques. «C’est une nouvelle situation que nous allons devoir évaluer», a commenté le responsable militaire, avouant implicitement l’impuissance d’Israël face à cette situation.
Le conflit au Liban-Sud est une bataille en apparence disproportionnée, mais le Hezbollah, dans le rôle de David, semble avoir pris un avantage décisif sur le Goliath israélien, n’hésitant pas à aller chercher les soldats israéliens dans leurs positions retranchées avec ses missiles antichars Tow. Bien que les situations soient très différentes, la succession de coups durs de ces derniers jours a fait naître dans la presse israélienne des comparaisons avec la guerre américaine au Vietnam. «Non, Israël n’est pas les États-Unis et le Liban n’est pas le Vietnam, Damas n’est pas Hanoi», affirmait ainsi vendredi un éditorialiste du quotidien Maariv, avant d’ajouter que la comparaison était «malgré tout fascinante» et de la développer longuement. Le simple fait qu’une telle comparaison apparaisse maintenant...