Sous les bons augures d’Astérix, coproduction franco-allemande à succès de part et d’autre du Rhin, le 50e festival international du film de Berlin va donner un coup de pouce à la coopération cinématographique entre les deux pays. Vendredi, le chancelier Gerhard Schröder recevra une délégation française conduite par Jeanne Moreau, la star de Jules et Jim et, le lendemain, les ministres de la Culture des deux pays, Catherine Trautmann et Michael Neumann, présideront une rencontre de travail réunissant professionnels français et allemands. Jeanne Moreau, qui recevra le soir même un Ours d’or avant la projection spéciale de Mademoiselle de Tony Richardson d’après Jean Genet, sera accompagnée de Daniel Toscan du Plantier, président d’Unifrance, ainsi que des producteurs Margaret Menegoz, Alain Terzian, Antoine de Clermont-Tonnerre et René Cleitman. Lors de sa visite en France, en novembre dernier, le chancelier et le président Jacques Chirac avaient appelé de leurs vœux la création d’une «académie de cinéma franco-allemande». «Nos pays disposent d’infrastructures idéales pour produire des films bons et divertissants, susceptibles de remporter un succès sur le marché européen et hors d’Europe», disait alors M. Schröder. «L’Europe doit sortir de sa défensive. Pourquoi les Européens ne seraient-ils pas en mesure d’exporter leur culture populaire, de conquérir des marchés et d’offrir une alternative à l’uniformisation qui nous guette ?». C’est également l’avis du directeur de la Berlinale, Moritz de Hadeln, qui voit dans ce rapprochement un moteur pour relancer le cinéma européen, et du président d’Unifrance convaincu que «c’est en Europe, et avec l’Allemagne en particulier, que se jouera la décennie du cinéma qui commence». Elle est déjà bien engagée du côté de la chaîne franco-allemande Arte, présente à la 50e Berlinale avec pas moins de 19 coproductions, dont deux films en compétition pour l’Ours d’or, La chambre des magiciennes de Claude Miller (tourné avec une caméra numérique pour la collection intitulée «Petites caméras»), et La légende de Rita de Volker Schloendorff. Également sous le signe du rapprochement culturel franco-allemand, le jeune réalisateur français François Ozon présente en compétition Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, un film adapté d’une pièce écrite à l’âge de 19 ans par le cinéaste allemand Rainer Werner Fassbinder.
Sous les bons augures d’Astérix, coproduction franco-allemande à succès de part et d’autre du Rhin, le 50e festival international du film de Berlin va donner un coup de pouce à la coopération cinématographique entre les deux pays. Vendredi, le chancelier Gerhard Schröder recevra une délégation française conduite par Jeanne Moreau, la star de Jules et Jim et, le lendemain, les ministres de la Culture des deux pays, Catherine Trautmann et Michael Neumann, présideront une rencontre de travail réunissant professionnels français et allemands. Jeanne Moreau, qui recevra le soir même un Ours d’or avant la projection spéciale de Mademoiselle de Tony Richardson d’après Jean Genet, sera accompagnée de Daniel Toscan du Plantier, président d’Unifrance, ainsi que des producteurs Margaret Menegoz, Alain Terzian,...
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