Moins de quarante-huit heures après avoir posé le pied à Paris, Sandrine Testud (n° 6), finaliste à Tokyo dimanche, a été sévèrement battue 6-1, 6-2 par l’Allemande Anke Huber (19e mondiale), au premier tour du tournoi de Paris (Open Gaz de France), hier au stade Pierre-de-Coubertin. Lente et maladroite, la Lyonnaise n’a gagné que douze points sur le service d’une adversaire paraissant d’autant plus fringante qu’elle-même était balourde. Après une fin d’année tonitruante en 1999, Huber avait débuté la saison par deux défaites au premier tour à Sydney et à Melbourne. Relancée, elle a ajouté une cinquième victoire à celles qu’elle comptait déjà sur Testud, qui l’avait battue deux fois, au cours de leurs deux dernières rencontres. «C’était à prévoir. À la limite, j’étais mieux hier. Je ne pensais pas faire aussi bien à Tokyo et rentrer aussi tard du Japon. C’était un peu juste pour s’adapter à des conditions différentes et physiquement, c’était très dur», s’est presque excusée Sandrine Testud, qui vient de faire pour la première fois son apparition parmi les dix meilleures joueuses mondiales, lundi. Julie Halard (n° 3) a dû batailler ferme pour éliminer sa compatriote Laure Andretto (201e), 7-5, 7-6 (7/1). Dictant superbement le jeu, celle-ci mena 5-0 dans la première manche et obligea Halard à sauver deux balles de set à 5-3 et une à 5-4. Sortant des qualifications et en étant à son cinquième match, Andretto avait souffert d’une raideur dans la jambe gauche et fit appel à la soigneuse au repos. Ce fut pour repartir de plus belle dans la deuxième manche, au cours de laquelle Andretto mena 4-1 en se montrant très offensive. Sortant le grand jeu, Halard revint à 4-4 avant de faire prévaloir son expérience dans le jeu décisif. Face à Magui Serna (47e), une gauchère espagnole qui ne frappe pas trop fort et retourne gentiment, Sarah Pitkowski (39e) s’est qualifiée 6-4, 6-3, en tricotant quelques jolis points. Marseille : tour de chauffe difficile pour Kafelnikov Tête de série numéro 1 du tournoi de Marseille, le Russe Evgueni Kafelnikov s’est difficilement imposé au premier tour de l’épreuve en battant le vétéran italien Gianluca Pozzi sur le score de 1-6, 6-4, 6-4. Physiquement émoussé par ses récentes performances de Melbourne, où il a atteint la finale des Internationaux d’Australie, puis par sa participation, ce week-end à Moscou, à la victoire de la Russie sur la Belgique en Coupe Davis, le numéro 2 mondial a peiné à entrer dans son match. «Les conditions sont très différentes de celles de Moscou. Je n’ai pu frapper quelques balles que ce matin. J’ai mis du temps pour trouver le bon rythme», a-t-il dit. À bientôt 35 ans, Pozzi a largement profité des fautes directes et de l’irrégularité du service de son adversaire pour empocher facilement le premier set sur la marque sèche de 6-1. Piqué au vif, Kafelniko a haussé le niveau de son jeu, suffisamment pour déborder l’Italien et s’adjuger le gain de la seconde manche (6-4). À l’amorce du troisième et dernier set, le Russe est retombé dans sa coupable nonchalance. Dans l’incapacité d’écourter les échanges, il s’est laissé entraîner dans une hasardeuse bataille de fond de court dont Pozzi est le plus souvent sorti vainqueur. L’Italien s’est ainsi procuré cinq balles de break au deuxième jeu de la manche, sans toutefois parvenir à concrétiser cet avantage à la marque. Fort de cet avertissement sans frais, la tête de série numéro 1 du tournoi a enfin pris le jeu à son compte en même temps que la mise en jeu de son adversaire. Face à un Gianluca Pozzi décidé à ne lâcher aucun point, le favori de l’épreuve a connu une entrée en matière difficile, se qualifiant sans convaincre. Il affrontera au prochain tour le Croate Ivan Ljubicic. Le Français Arnaud Clément s’est également hissé au tour suivant, même s’il a été contraint d’abandonner un set à l’Allemand Axel Pretzsch. «Il faut le temps de s’habituer à la surface. Je n’ai pour l’instant pas entièrement retrouvé mes sensations sur ce court», a-t-il expliqué. Il sera opposé au deuxième tour à Marc Rosset, double vainqueur de l’épreuve en 1993 et 1994. Le Suédois Thomas Johansson et le Suisse Roger Federer s’étaient auparavant facilement qualifiés pour le second tour aux dépens du Suisse George Bastl et du Français Anthony Dupuis.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Moins de quarante-huit heures après avoir posé le pied à Paris, Sandrine Testud (n° 6), finaliste à Tokyo dimanche, a été sévèrement battue 6-1, 6-2 par l’Allemande Anke Huber (19e mondiale), au premier tour du tournoi de Paris (Open Gaz de France), hier au stade Pierre-de-Coubertin. Lente et maladroite, la Lyonnaise n’a gagné que douze points sur le service d’une adversaire paraissant d’autant plus fringante qu’elle-même était balourde. Après une fin d’année tonitruante en 1999, Huber avait débuté la saison par deux défaites au premier tour à Sydney et à Melbourne. Relancée, elle a ajouté une cinquième victoire à celles qu’elle comptait déjà sur Testud, qui l’avait battue deux fois, au cours de leurs deux dernières rencontres. «C’était à prévoir. À la limite, j’étais mieux hier. Je ne...