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Actualités - Chronologie

Télévision Les images du Liban-Sud font irruption dans les maisons israéliennes

La «guerre» au Liban-Sud est entrée directement dans les foyers en Israël avec la transmission dimanche soir d’images choc de soldats blessés, allongés sur des brancards, recevant les premiers soins, rapporte l’AFP. Fait très exceptionnel, les deux chaînes de télévision israéliennes, la 1re publique et la 2e privée, ont diffusé des films de soldats, couverts de sang, certains très grièvement atteints, après une attaque au Liban-Sud. Les militaires blessés avaient attendu près de deux heures avant d’être évacués par hélicoptères vers des hôpitaux israéliens. Ces images rappelant celles de la guerre du Vietnam ont bouleversé les Israéliens et relancé également le débat sur le rôle des médias dans le conflit. Le porte-parole de l’armée, le général Oded Ben Ami, a protesté officiellement auprès de la seconde chaîne qui avait diffusé les images les plus crues. Il a accusé la télévision de «n’avoir pas pris en compte les sentiments des soldats blessés et de leurs familles», selon les termes d’un communiqué militaire. Le ministre des Télécommunications, Benjamin Ben Eliezer, a déclaré pour sa part qu’il aurait «empêché la diffusion de ces images qui portent atteinte au moral de la nation, s’il en avait eu légalement le pouvoir». «Israël est déjà le seul pays au monde à annoncer très vite ses pertes. Il y a des limites au droit à être informé», a ajouté le ministre travailliste dans une interview à la radio publique. Le directeur de l’information de la seconde chaîne, Chalom Kittal, a répondu, dans une déclaration à la radio, que sa station «n’avait fait que son devoir en apportant les horreurs de guerre dans les foyers israéliens». Les radios israéliennes ont été assaillies de coups de téléphone de parents de soldats favorables ou hostiles à la transmission des images. Un parent a accusé la télévision de «tout sacrifier à l’audimat». Un autre, Yoram Spiegel, qui a perdu son fils au Liban en 1982, a estimé en revanche que ces «images étaient nécessaires pour faire comprendre aux Israéliens le prix de la guerre». Pour le journal Maariv, la diffusion des images du Liban est «un coup de hache télévisé qui a frappé la tête du public israélien». «La tuerie du Liban a soudainement fait irruption dans les salons de l’Israélien après 18 ans de refoulement», écrit le quotidien. Les soldats appartenaient à une unité d’infanterie qui a eu un mort et sept blessés dans une attaque du Hezbollah dimanche contre une position militaire dans la zone occupée par l’armée israélienne au Liban-Sud, à un kilomètre de la frontière. Une charge a d’abord explosé, blessant trois soldats, puis des obus de mortier sont tombés sur les soldats venus à la rescousse, en blessant quatre autres grièvement et tuant un infirmier militaire.
La «guerre» au Liban-Sud est entrée directement dans les foyers en Israël avec la transmission dimanche soir d’images choc de soldats blessés, allongés sur des brancards, recevant les premiers soins, rapporte l’AFP. Fait très exceptionnel, les deux chaînes de télévision israéliennes, la 1re publique et la 2e privée, ont diffusé des films de soldats, couverts de sang, certains très grièvement atteints, après une attaque au Liban-Sud. Les militaires blessés avaient attendu près de deux heures avant d’être évacués par hélicoptères vers des hôpitaux israéliens. Ces images rappelant celles de la guerre du Vietnam ont bouleversé les Israéliens et relancé également le débat sur le rôle des médias dans le conflit. Le porte-parole de l’armée, le général Oded Ben Ami, a protesté officiellement auprès de...