Rechercher
Rechercher

Actualités - Conferences Internationales

Défense Cohen plaide à Munich en faveur du système antimissile US

Le secrétaire américain à la Défense William Cohen s’est efforcé, samedi à Munich, de convaincre les Européens du bien-fondé du système de défense antimissile que les États-Unis veulent installer vers 2005, ce qui lui a valu aussitôt une vive réplique russe. «Il existe une menace grandissante pour les États-Unis. Il existe également une menace grandissante pour nos amis européens», a lancé William Cohen devant la conférence «Wehrkunde» sur la politique de sécurité. Selon le secrétaire à la Défense, la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak et la Libye cherchent à acquérir ou envisagent de se doter de missiles à longue portée qui pourraient frapper le territoire américain mais aussi l’Europe. Quelle aurait été la réaction des pays européens, s’est interrogé William Cohen, si le président irakien Saddam Hussein avait menacé en 1990, après avoir envahi le Koweït, de lancer des missiles dotés d’ogives nucléaires contre des villes comme Berlin, Munich, Los Angeles, New York ou Rome ? «La menace est là», a-t-il insisté, en assurant toutefois que les États-Unis ne prendraient leur décision qu’après avoir largement consulté leurs alliés européens mais aussi les Russes. Les États-Unis veulent installer en Alaska un «système national de défense» (NMD) antimissile, destiné à se prémunir contre d’éventuelles attaques de missiles de pays qualifiés de «hors-la-loi» par Washington. Mais la mise en place de ce système nécessite une révision du traité de défense antimissile balistique (ABM) conclu en 1972 entre les États-Unis et l’Union soviétique. Moscou y est radicalement opposé. Le plaidoyer du secrétaire américain n’a guère séduit un représentant de l’état-major des forces armées russes, le général Léonid Ivachov. «C’est une politique dirigée contre la Russie», a lancé le général russe. «Personne ne rêve d’attaquer ou d’anéantir les États-Unis pour dominer le monde» et seul «un peuple fou» pourrait se lancer dans une telle entreprise, sachant quelles en seraient les conséquences, a-t-il poursuivi. Le général Ivachov a toutefois concédé que l’apparition de missiles à longue portée dans les pays montrés du doigt par les États-Unis n’était pas envisageable «en tout cas avant dix à quinze ans». «Rien n’est plus éloigné de la vérité», a lancé à son tour William Cohen en réponse aux accusations du général Ivachov.
Le secrétaire américain à la Défense William Cohen s’est efforcé, samedi à Munich, de convaincre les Européens du bien-fondé du système de défense antimissile que les États-Unis veulent installer vers 2005, ce qui lui a valu aussitôt une vive réplique russe. «Il existe une menace grandissante pour les États-Unis. Il existe également une menace grandissante pour nos amis européens», a lancé William Cohen devant la conférence «Wehrkunde» sur la politique de sécurité. Selon le secrétaire à la Défense, la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak et la Libye cherchent à acquérir ou envisagent de se doter de missiles à longue portée qui pourraient frapper le territoire américain mais aussi l’Europe. Quelle aurait été la réaction des pays européens, s’est interrogé William Cohen, si le président irakien...