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Actualités - Reportages

La guerre des chiffres a commencé

À quelques mois des élections législatives, l’opposition fourbit ses armes à l’occasion du débat budgétaire. Les prévisions pour l’an 2000 sont irréalistes tant au niveau des dépenses qu’à celui des recettes, estiment les experts financiers proches de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. D’après leurs calculs, le déficit sera de 48,8 % à la fin de l’année, soit bien loin de l’objectif de 37 % fixé par la loi de finances. À ceci, le ministère des Finances rétorque que les mêmes Cassandre annonçaient un déficit de l’ordre de 50 % en 1999, alors qu’il a été inférieur de dix points. À en croire l’opposition, ce résultat s’explique par un certain manque de transparence dans les comptes qui omettent de mentionner nombre de dépenses pour 1999 dont le montant se chiffrerait en centaines de milliards de livres. C’est de la mauvaise foi, rétorque le ministère des Finances qui rappelle les complications du système de comptabilité publique libanais, dont a également pâti Fouad Siniora. Si le montant total des dépenses effectivement réalisées en 1999 n’est pas encore connu avec exactitude, la situation était identique en 1998, explique Jihad Azour, conseiller du ministre Georges Corm. Les dépenses décaissées en 1998 par exemple étaient de 6 639 milliards alors que les dépenses imputables à l’exercice comptable 1998, et connues fin 1999 seulement, étaient de 7 200 milliards. Pour l’instant, seul le montant des dépenses décaissées en 1999 a été calculé. Il s’élève à 7 200 milliards de livres. Du côté des recettes, l’opposition accuse le gouvernement de se montrer trop optimiste, notamment en matière de collecte d’impôts. L’espoir de récolter 150 milliards de livres grâce au projet de loi sur la régularisation de l’occupation du domaine maritime est également ambitieux, dit-elle. Quant aux recettes attendues des transferts du ministère des Télécommunications, elles seraient aussi surévaluées, car le règlement d’arriérés en 1999 ne serait pas une ressource récurrente. Pour répondre à ces critiques sur le volet des recettes, le ministère des Finances a publié un communiqué détaillant les comptes de l’État depuis 1993 et dans lequel il souligne que 90 % des recettes prévues en 1999 ont été réalisées, soit le taux le plus élevé de la période.
À quelques mois des élections législatives, l’opposition fourbit ses armes à l’occasion du débat budgétaire. Les prévisions pour l’an 2000 sont irréalistes tant au niveau des dépenses qu’à celui des recettes, estiment les experts financiers proches de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. D’après leurs calculs, le déficit sera de 48,8 % à la fin de l’année, soit bien loin de l’objectif de 37 % fixé par la loi de finances. À ceci, le ministère des Finances rétorque que les mêmes Cassandre annonçaient un déficit de l’ordre de 50 % en 1999, alors qu’il a été inférieur de dix points. À en croire l’opposition, ce résultat s’explique par un certain manque de transparence dans les comptes qui omettent de mentionner nombre de dépenses pour 1999 dont le montant se chiffrerait en centaines de...