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Actualités - Chronologie

Football américain - Super Bowl St-Louis pour quelques centimètres (photos)

Saint-Louis a gagné son premier Super Bowl. Mais il s’en est fallu de quelques centimètres que l’équipe de Tennessee ne parvienne à décrocher le droit de disputer une prolongation qui aurait été la première dans l’histoire du championnat de la NFL, la ligue professionnelle de football américain. Il ne restait plus que trois secondes samedi soir sur l’horloge du Georgia Dome d’Atlanta, où se disputait le Super Bowl. Kevin Dyson, le receveur de Tennessee, qui entrevoyait déja l’en but, était stoppé à moins d’un mètre de la ligne. Mike Jones, l’auteur du placage, préservait ainsi le succès des Béliers (Rams) de St-Louis, 23 (trois coups de pied, deux essais transformés) à 16 (deux essais dont un transformé, un coup de pied) 20 ans après une première finale perdue contre Pittsburgh. Les Rams, passés en une année de la dernière à la première place de la NFL, peuvent dire un grand merci à leur défenseur. «C’est certainement le placage le plus important que j’ai jamais effectué», a souligné Mike Jones. Un héros de 21 ans Mais le héros de la partie a été sans conteste Kurt Warner, le quarterback de St-Louis. Jouant à 21 ans avec l’assurance d’un vieux briscard, Warner, pour son premier Super Bowl, a réussi une démonstration magistrale, conduisant avec maestria l’attaque de son équipe, la plus prolifique de la saison, et c’est miracle si le score n’était que de 9 à 0 (trois coups de pied de Jeff Wilkins) en faveur des Rams à la mi-temps. C’est encore lui, qui d’une longue passe de 73 yards, devait propulser son ailier Isaac Bruce à l’essai, redonnant l’avantage à son équipe quelques secondes seulement après que Tennessee fut revenu à 16 partout, alors qu’il ne restait plus que 2 minutes à jouer. Ayant réussi 24 passes sur 45 tentées pour un total de 414 yards, un record dans un Super Bowl, Warner a été désigné meilleur joueur (MVP) de la rencontre, ponctuant ainsi une saison de rêve, sa première en NFL. Déja désigné meilleur joueur de la saison, alors qu’il n’avait dû occuper le poste qu’à une blessure du titulaire Trent Green, lors d’un match de préparation l’été dernier, il faisait encore ses classes en Europe, à Amsterdam, il y a un an, avant d’être recruté par St-Louis. «Je savais que je pouvais atteindre ce niveau. Je savais que j’avais cela en moi. Aussi longtemps que le rêve est en vous, tout est possible», a souligné Warner, qui il y a cinq ans n’était qu’un modeste magasinier, à quelques dollars par jour, dans un supermarché. La rencontre, entre deux équipes jusque-là abonnées aux dernières places de la NFL, a tenu ses promesses pour la plus grande joie des quelque 71 000 spectateurs du Georgia Dome d’Atlanta et a été une des plus indécises des 34 éditions du Super Bowl. Car Tennessee, qui n’avait jamais atteint ce stade de la compétition, a fait mieux que se défendre et a été à deux doigts de renverser la vapeur sous la houlette de Steve McNair, le second quaterback de couleur à disputer un Super Bowl. Se transformant souvent lui-même en attaquant, McNair a percé huit fois sur l’ensemble du match, pour un total de 64 yards gagnés, là encore un record dans une finale du championnat américain. «On a eu la possibilité de gagner, mais on a été un peu court, a-t-il souligné. Nous reviendrons l’an prochain et montrerons ce dont nous sommes capables». Christopher Reeve et Ringo Starr font irruption dans le Super Bowl De Christopher Reeve retrouvant l’usage de ses jambes à Ringo Starr apprenti financier, les pubs ont rivalisé d’imagination dimanche soir pour gagner les faveurs du public pendant le Super Bowl. Comme chaque année, la 34e finale du championnat professionnel de football américain (NFL), qui opposait les Rams de Saint-Louis aux Titans du Tennessee à Atlanta (sud), a donné lieu à un déluge de spots, inédits et généralement très attendus des téléspectateurs. L’un d’eux, aux contours futuristes, explique combien de progrès l’humanité a fait depuis le passage à l’an 2000. Christopher Reeve, invité surprise d’une soirée de gala, arrive subitement en marchant sous les yeux ébahis et émus du public. «Dans le futur, des choses incroyables vont se produire. Quelle chose incroyable pouvez-vous accomplir ?», demande subitement une voix humaine. «Bien investir», répond la pub, en renvoyant à une institution financière (Nuveen Investments). Ce spot avec le héros de «Superman», cloué dans un fauteuil roulant depuis un accident de cheval en 1995, fait déjà des vagues aux États-Unis, où certains se demandent où est la limite du mauvais goût. L’acteur, très engagé dans la lutte contre l’hémiplégie, a promis de répondre lundi à la polémique dans une interview à la chaîne de télévision ABC, qui a retransmis le Super Bowl. Les courtiers en ligne, décidément bien inspirés après les records boursiers de 1999, ont choisi de leur côté le registre de l’humour pour tenter de sortir du lot entre Budweiser, Visa ou BMW. Un groupe de rock grisonnant, affalé à composer une chanson, cherche une rime en «tion». Subitement, il se met à décliner «création... capitalisation... globalisation... allocation d’avoirs». Un des Beatles, Ringo Starr, apparaît subitement, derrière des lunettes noires. La pub est signée Schwab, le numéro un américain du courtage discount. Plus provocant, un de ses concurrents sur Internet, E-Trade, passe 30 secondes à montrer un chimpanzé dansant une guaracha. «Nous venons juste de gaspiller deux millions de dollars», concède le spot. «Que faites-vous de votre argent? Il est temps d’aller chez E-Trade», conclut-il. Symbole de la nouvelle économie de l’Internet, une quinzaine de pubs ont vanté pendant la soirée les mérites des «dot.com», qu’elles vendent des produits pour animaux (pets.com) ou des cartes d’invitation pour des mariages (Ourbeginning.com). En levée de rideau du Super Bowl, un spot de bienvenue a aussi réuni nombre de personnalités, de Bill Clinton recevant, décontracté, un ballon aux Douglas père et fils (Kirk et Michael). D’autres, comme Phil Collins, ont chanté à la mi-temps.
Saint-Louis a gagné son premier Super Bowl. Mais il s’en est fallu de quelques centimètres que l’équipe de Tennessee ne parvienne à décrocher le droit de disputer une prolongation qui aurait été la première dans l’histoire du championnat de la NFL, la ligue professionnelle de football américain. Il ne restait plus que trois secondes samedi soir sur l’horloge du Georgia Dome d’Atlanta, où se disputait le Super Bowl. Kevin Dyson, le receveur de Tennessee, qui entrevoyait déja l’en but, était stoppé à moins d’un mètre de la ligne. Mike Jones, l’auteur du placage, préservait ainsi le succès des Béliers (Rams) de St-Louis, 23 (trois coups de pied, deux essais transformés) à 16 (deux essais dont un transformé, un coup de pied) 20 ans après une première finale perdue contre Pittsburgh. Les Rams, passés en...