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Actualités - Chronologie

Boxe - Championnat du monde des lourds Tyson expéditif comme prévu(photos)

L’Américain Mike Tyson a vaincu comme prévu le Britannique Julius Francis, à Manchester, mais ses débuts européens expédiés en 2 reprises n’ont pas été très convaincants tant son rival a rapidement vêtu le costume de victime jusqu’à l’arrêt de l’arbitre. Tyson a envoyé son adversaire au tapis à cinq reprises : deux fois dans le round initial et trois fois durant la minute et 3 secondes d’échanges de la deuxième reprise. Des chiffres évocateurs, mais la qualité des coups, si ce n’est ceux au corps, n’avait rien d’exceptionnelle. Pas de quoi faire taire ses détracteurs qui estiment que le temps de son règne est terminé, ou même d’impressionner les frères Vitaly et Vladimir Klitschko, deux géants russes qui s’illustrent chez les lourds et avaient fait le déplacement en Angleterre. La présentation du combat a duré nettement plus longtemps que l’échange entre les deux hommes. Le temps pour le speaker de chauffer les 21 000 spectateurs en énumérant une longue liste d’anciennes gloires comme Earnie Shavers, Marvin Hagler ou Nigel Benn. Puis vint le moment de l’entrée des artistes. D’abord Francis, accueilli par les «England-England» tant utilisés sur les terrains de football, et accompagné d’une musique militaire. C’était ensuite – et enfin – le tour de Tyson annoncé par un coup de sirène d’alarme avant de rejoindre le ring au rythme d’un rap pour une montée entraînant une véritable bronca. Travail au corps Drapé de blanc, Francis s’était donné le rôle du gentil face à «Iron Mike» toujours fidèle au noir. C’était pourtant le Britannique qui était le plus provocateur dans ses regards, Tyson laissant cela à son entourage. Il semblait concentré sur une mission qu’il ne pouvait pas se permettre de manquer après une dernière sortie ratée en octobre dernier lorsqu’un coup après le gong lui avait valu un no-contest face à son compatriote Orlin Norris et une demande polie d’aller boxer ailleurs. Dès le coup de gong, l’Américain cherchait le coup dur, mais les premiers crochets fouettaient l’air. Ce n’était là qu’un court instant de répit pour Francis, qui commençait à plier sous les coups dans son corps plutôt grassouillet avant d’enchaîner les passages au tapis. Compté neuf, il cédait encore sauvé à sept par le gong. Le retour était très vite douloureux et il pliait deux fois de suite (compté 8) sur des coups apparemment même pas très appuyés. Le cinquième passage au sol était décisif pour l’arbitre qui, comble d’ironie se nommait Roy... Francis. «J’étais surpris de le voir se relever à chaque fois. Je l’ai touché avec quelques très bons coups au corps», commentait Tyson, admettant lui-même que le chemin est encore long : «Je pense que j’ai encore du chemin à parcourir avant un combat pour le titre». Francis insistait sur la puissance de Tyson. «Mais ce qui m’a le plus surpris, ce sont les coups courts au corps, ils m’ont tous fait mal», concédait le Britannique qui, à 35 ans, a encaissé sa 8e défaite (21 victoires) mais surtout un beau chèque de 350 000 livres. À 33 ans, Tyson peut encore espérer engraisser son compte en banque, riche cette fois de 5 millions de livres, et rêver encore de couronne mondiale. Tyson sous la tour Eiffel : Possible en août, selon Michel Acariès Le poids lourds américain Mike Tyson pourrait disputer un combat en août prochain sous la tour Eiffel, a indiqué le promoteur français Michel Acariès, à Manchester. «Avec Jean-Claude Bouttier, j’ai rencontré Shelly Finkel (manager de Tyson) et nous avons parlé de cette possibilité», a déclaré Michel Acariès, qui a ensuite assisté à la victoire de Tyson sur le Britannique Julius Francis. Bouttier, ancien champion devenu consultant pour Canal+, est à l’origine de l’idée d’un combat sous la tour Eiffel en l’an 2000. Selon Michel Acariès, l’autorisation a été obtenue pour une telle organisation entre juin et septembre prochains. «Tyson devrait combattre en mars prochain dans le New Jersey puis en juin à nouveau en Grande-Bretagne, peut-être encore à Manchester ou à Cardiff», a ajouté Michel Acariès. Août se présente comme un mois favorable. Disons que l’idée fait son chemin. Plume (WBA) : l’Américain Freddie Norwood conserve son titre L’Américain Freddie Norwood a conservé son titre de champion du monde de boxe des poids plume (version WBA) en battant par K-O à la neuvième reprise le Japonais Takashi Koshimoto, dimanche à Fukuoka. Il s’agissait pour Norwood de la deuxième défense de son titre. L’Américain est toujours invaincu dans sa carrière avec 37 victoires (dont 22 K-O), et un nul. Il avait été déchu de son titre en septembre 1998 lors de son match contre le Japonais Koji Matsumato, malgré sa victoire, car il dépassait le poids de sa catégorie. Il avait repris sa couronne, le 30 mai dernier à San Juan de Porto Rico, contre le champion en titre, le Vénézuélien Antonio Cermeno. Koshimoto, pour sa part, a perdu dimanche son premier combat. Classé 12e challenger mondial pour la WBA, il totalisait auparavant 23 victoires (dont 13 K-O), et deux matches nuls. Championnat d’Europe des légers : Lorcy en campagne européenne Le Français Julien Lorcy a l’occasion de conquérir un deuxième titre européen et de lancer une nouvellle campagne mondiale en s’attaquant à la couronne de l’Espagnol Oscar Garcia Cano, lundi soir, lors de la réunion de la porte de Versailles à Paris. Lorcy a varié le bon et le moins bon lors de ses deux précédentes sorties : décevant lors de la première défense de son titre mondial WBA en août dernier, battu aux points par l’Italien Stefano Zoff, il s’est montré plus convaincant, trois mois plus tard, en stoppant le Mexicain Moises Rodriguez dans ce même Palais des sports. Lors de cette même soirée, Garcia avait conquis la couronne européenne sur décision partagée des trois juges aux dépens du Français Djamel Lifa, qui se fit surprendre parfois par l’agressivité de l’Espagnol et s’est montré un peu trop prudent par la suite. Lorcy est un boxeur d’un style totalement différent de celui de Lifa. C’est un frappeur aux coups bien plus lourds, comme peut en témoigner son compatriote Jean-Baptiste Mendy (qui sera aussi à l’affiche contre Lifa), que Julien avait détrôné. Et si ses deux défaites (42 victoires, 2 nuls), aux points, contre Anatoly Alexandrov puis Zoff, prouvent qu’il a des faiblesses dans son armure, Lorcy entre les deux hommes devrait faire des étincelles. Car Lorcy est plutôt un adepte de la marche en avant et Cano est ravi lorsqu’il s’agit de faire face et d’échanger coup pour coup au milieu du ring. La forme physique devrait alors être un élément déterminant mais aussi la patience pour Lorcy qui devra peut-être laisser passer l’orage avant de placer l’accélération décisive. Lifa et Mendy disputeront peut-être le «10 rounds» de la dernière chance. Celle pour le vainqueur de retrouver, pourquoi pas, le vainqueur de Lorcy-Cano et rêver de chance mondiale, celle que Lifa n’a encore jamais eue contrairement à Mendy, ancienne tête couronnée de la WBC puis de la WBA. Également à l’affiche, une confrontation de super-coq entre le Russe Vladislav Antonov et le Vénézuélien Yobert Ortega. Ainsi que le retour d’Anatoly Alexandrov, l’ancien roi des super-plumes WBO envoyé au pays des songes durant cinq minutes par le Brésilien Acelino Freitas, l’an dernier.
L’Américain Mike Tyson a vaincu comme prévu le Britannique Julius Francis, à Manchester, mais ses débuts européens expédiés en 2 reprises n’ont pas été très convaincants tant son rival a rapidement vêtu le costume de victime jusqu’à l’arrêt de l’arbitre. Tyson a envoyé son adversaire au tapis à cinq reprises : deux fois dans le round initial et trois fois durant la minute et 3 secondes d’échanges de la deuxième reprise. Des chiffres évocateurs, mais la qualité des coups, si ce n’est ceux au corps, n’avait rien d’exceptionnelle. Pas de quoi faire taire ses détracteurs qui estiment que le temps de son règne est terminé, ou même d’impressionner les frères Vitaly et Vladimir Klitschko, deux géants russes qui s’illustrent chez les lourds et avaient fait le déplacement en Angleterre. La...