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Actualités - Chronologie

Football - Centenaire de la Fédération allemande Un bilan contrasté

La Fédération allemande de football (DFB), la plus grande fédération sportive du monde avec 6,3 millions de licenciés appartenant à près de 27 000 clubs, fête avec faste vendredi soir à Leipzig (est) son centième anniversaire. Le président de la Fédération internationale (Fifa), Joseph Blatter, et le président de l’Union européenne (UEFA), Lennart Johansson, participent à la cérémonie dans la célèbre salle de concert du Gewandhaus, où 36 délégués des 86 clubs allemands de l’époque ont fondé la DFB le 28 janvier 1900. La manifestation, en présence du président allemand, Johannes Rau, du chancelier Gerhard Schröder et du président du DFB, Egidius Braun, l’un des huit présidents en 100 ans, est assombrie par l’absence d’un hôte de marque. L’ex-chancelier Helmut Kohl, membre d’honneur du DFB, s’est décommandé, probablement la mort dans l’âme, en raison de son implication dans le scandale des caisses noires de la CDU (Union chrétienne-démocrate). Pourtant, sans son action en faveur de la réunification, le centenaire n’aurait pu être célébré dans la ville de l’ex-RDA. La DFB, qui se veut politiquement neutre, est ainsi rattrapée par la politique. Avec trois titres mondiaux (1954, 1974 et 1990) et trois victoires en championnat d’Europe (1972, 1982 et 1996), l’Allemagne possède l’un des plus prestigieux palmarès. Une controverse a cependant éclaté au sujet du luxueux ouvrage de 600 pages 100 ans de DFB - L’Histoire de la Fédération allemande de football, et notamment la manière dont est traitée la période sous le régime nazi d’Hitler. Heures noires Vingt-sept pages, avec de nombreuses photos et reproductions de documents, sont consacrées à cette époque. «La DFB, peut-on lire, était plutôt préoccupée par le professionnalisme naissant et par les infractions contre le statut amateur». «Le livre de Hitler, Mein Kampf, n’était pas le sujet du football». «La DFB n’était pas préparée aux nationaux-socialistes», constate l’auteur, faisant apparaître le sport comme victime. L’hebdomadaire Der Spiegel s’insurge dans son édition de lundi contre l’attitude de la Fédération «qui s’oppose à ce que des historiens révèlent les liens avec le régime nazi». Et de qualifier l’ouvrage du centenaire de «chef-d’œuvre de refoulement». Sur un tout autre plan, le football allemand a connu ses heures les plus noires avec le scandale de la Bundesliga (première division) en 1971, huit ans seulement après sa création. Déclenchée par les révélations de Horst Gregorio Canellas, président du club relégué, Offenbach, l’enquête du «procureur» du DFB, Hans Kindermann, avait permis de mettre au jour une kyrielle de matches truqués et de corruption. Offenbach et Bielefeld avaient perdu leur licence. Cinquante-trois joueurs, y compris des internationaux, et deux entraîneurs avaient été sanctionnés. Les fastes du centenaire serviront de plate-forme pour la campagne de candidature de l’Allemagne pour l’organisation de la Coupe du monde 2006, dont le principal ambassadeur est le Kaiser Franz Beckenbauer, présent à Leipzig.
La Fédération allemande de football (DFB), la plus grande fédération sportive du monde avec 6,3 millions de licenciés appartenant à près de 27 000 clubs, fête avec faste vendredi soir à Leipzig (est) son centième anniversaire. Le président de la Fédération internationale (Fifa), Joseph Blatter, et le président de l’Union européenne (UEFA), Lennart Johansson, participent à la cérémonie dans la célèbre salle de concert du Gewandhaus, où 36 délégués des 86 clubs allemands de l’époque ont fondé la DFB le 28 janvier 1900. La manifestation, en présence du président allemand, Johannes Rau, du chancelier Gerhard Schröder et du président du DFB, Egidius Braun, l’un des huit présidents en 100 ans, est assombrie par l’absence d’un hôte de marque. L’ex-chancelier Helmut Kohl, membre d’honneur du DFB,...