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Actualités - Chronologie

Les républicains s'opposent sur le plan du style et des idées

Les principaux candidats à l’investiture du Parti républicain, George W. Bush et John McCain, s’opposent sur le plan du style et des idées, le premier défendant son bilan de gouverneur du Texas et une vision conservatrice mêlée de «compassion», tandis que le second, qui est sénateur de l’Arizona, veut «rendre Washington au peuple». Reprenant un thème cher aux républicains, George W. Bush a fait d’une baisse des impôts aux États-Unis son principal slogan de campagne en promettant, s’il est élu lors de l’élection de novembre, une réduction fiscale de 483 milliards de dollars sur cinq ans. Sur le modèle de son père, l’ancien président George Bush, qui avait promis dans un slogan devenu célèbre de ne pas augmenter les impôts, M. Bush, considéré comme un modéré, a affirmé qu’il entendait «baisser les impôts coûte que coûte, que Dieu en soit témoin». «Si je suis élu, je veux rallier une armée de compassion à travers tout le pays», clame encore M. Bush, qui répète de meeting en meeting son bilan de gouverneur du Texas, deuxième État de l’Union de par son importance et, selon lui, la «huitième économie» dans le monde. Le sénateur John McCain a proposé quant à lui une baisse plus modeste de 237 milliards de dollars, également sur cinq ans, qui serait «fiscalement responsable» et préserverait les surplus budgétaires actuels. «Le vrai conservateur, c’est celui qui est fiscalement responsable», a indiqué M. McCain, républicain connu pour son franc-parler. Quant au millionnaire Steve Forbes, il défend un taux unique d’imposition à 17 %, comme lors de sa précédente campagne présidentielle en 1996. MM. Bush et McCain s’opposent également sur la réforme du financement des campagnes électorales. M. McCain en a fait l’un de ses principaux thèmes de sa candidature, dénonçant l’influence du corporatisme dans la vie politique et souhaitant «nettoyer Washington» pour «rendre le gouvernement à la population». Mais selon M. Bush, cette réforme «ferait du mal aux républicains et à la cause conservatrice». Parmi les autres thèmes qui ont dominé la précampagne électorale, l’éducation, l’armée, l’avortement, les taxes sur l’Internet ou encore une polémique sur le drapeau confédéré. Les trois autres candidats républicains à l’élection présidentielle, le sénateur Orrin Hatch, l’ultraconservateur Gary Bauer et l’ancien diplomate Alan Keyes, seul candidat noir, ont notamment mis l’accent sur les valeurs familiales et l’interdiction de l’avortement. Comme de coutume, la politique étrangère est l’enfant maigre de la campagne présidentielle, mais tous les candidats républicains ont dénoncé la diplomatie «de circonstance» de l’administration Clinton notamment à l’égard de la Chine et de la Russie.
Les principaux candidats à l’investiture du Parti républicain, George W. Bush et John McCain, s’opposent sur le plan du style et des idées, le premier défendant son bilan de gouverneur du Texas et une vision conservatrice mêlée de «compassion», tandis que le second, qui est sénateur de l’Arizona, veut «rendre Washington au peuple». Reprenant un thème cher aux républicains, George W. Bush a fait d’une baisse des impôts aux États-Unis son principal slogan de campagne en promettant, s’il est élu lors de l’élection de novembre, une réduction fiscale de 483 milliards de dollars sur cinq ans. Sur le modèle de son père, l’ancien président George Bush, qui avait promis dans un slogan devenu célèbre de ne pas augmenter les impôts, M. Bush, considéré comme un modéré, a affirmé qu’il entendait «baisser...