Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat s’est déclaré «convaincu que l’on peut parvenir à accord de paix juste, durable et global» au Proche-Orient. «Tout progrès dans l’un des dossiers, libanais et syrien, est positif pour le volet palestinien. Ce fut le cas avec l’Égypte et la Jordanie», a déclaré M. Arafat lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. Il a rappelé qu’un «accord complet» doit comprendre la question du statut de Jérusalem-Est, «capitale de la Palestine». Yasser Arafat a réitéré ses remerciements à l’UE pour son soutien à l’Autorité palestinienne et son rôle dans le processus de paix. «Nous avons besoin de la collaboration active de l’UE», a-t-il dit. «Il est nécessaire que l’UE participe pleinement au processus de paix. Il faut que sa participation soit plus forte, de concert avec les États-Unis et nos frères arabes» a-t-il précisé un peu plus tard à l’issue d’un entretien avec la présidente du Parlement européen, Mme Nicole Fontaine. Cette dernière a souligné pour sa part que «l’UE apporte très volontairement sa contribution économique, mais que son rôle dans le domaine politique est loin d’être à la hauteur de celui qu’elle pourrait jouer». Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères, s’est pour sa part réjoui qu’au cours de la rencontre entre les Quinze et Yasser Arafat, on ait commencé «à se projeter au-delà des négociations actuelles». «On a parlé de ce que pourraient être les futures relations entre États d’un Proche-Orient en paix», a-t-il dit. Selon lui, «l’UE doit faire plus, en tout cas mieux, pour préparer le futur État palestinien» qui doit être «moderne et crédible». Le ministre portugais des Affaires étrangères, Jaime Gama, dont le pays assure la présidence de l’UE, a pour sa part affirmé qu’une fois un accord de paix conclu entre la Syrie et Israël, l’UE sera «disposée à mettre en place une assistance de développement régional» sur le plateau du Golan. Il a également affirmé que Yasser Arafat avait donné des assurances sur la transparence de la gestion des fonds de l’UE par l’Autorité palestinienne. «Nous sommes satisfaits des explications de M. Arafat», a-t-il dit. Réunion du Conseil central palestinien Sur le même plan, le Conseil central palestinien se réunira à la mi-février à Gaza pour discuter de la création de l’État palestinien. Le Conseil central doit aussi discuter du processus de paix avec Israël, du statut définitif de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, a précisé son bureau. Dirigée par M. Sélim Zaanoun, cette instance intermédiaire entre le Comité exécutif de l’OLP et le Conseil national palestinien (Parlement) compte 120 membres. Début janvier, le président palestinien Yasser Arafat avait réaffirmé son intention de proclamer un État indépendant avant la fin de l’an 2000, et assuré que «l’État palestinien serait conforme à la volonté de la communauté internationale et les résolutions des sommets arabes et islamiques».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat s’est déclaré «convaincu que l’on peut parvenir à accord de paix juste, durable et global» au Proche-Orient. «Tout progrès dans l’un des dossiers, libanais et syrien, est positif pour le volet palestinien. Ce fut le cas avec l’Égypte et la Jordanie», a déclaré M. Arafat lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. Il a rappelé qu’un «accord complet» doit comprendre la question du statut de Jérusalem-Est, «capitale de la Palestine». Yasser Arafat a réitéré ses remerciements à l’UE pour son soutien à l’Autorité palestinienne et son rôle dans le processus de paix. «Nous avons besoin de la collaboration active de l’UE», a-t-il dit....