Le dollar est resté offert en ce début de semaine à Beyrouth dans un marché généralement réticent à la demande et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Cette dernière, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à faire clôturer le billet vert au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, eu égard à la propension du marché à la vente du dollar, les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement en deçà de ce taux indicatif et tout près du bas de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 502,00 et 1 504,00 LL tout au long de la journée d’hier, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires n’a pas pu prendre beaucoup de dimensions, totalisant seulement quelque huit millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché équilibré de lui-même. Effritement de l’euro et du yen À l’étranger, l’euro, toujours très faible face au billet vert, s’est brièvement échangé à un dollar en début d’après-midi en Europe avant de repartir légèrement à la hausse après l’ouverture mitigée de Wall Street, tandis que la livre sterling a une nouvelle fois été très recherchée. La monnaie unique européenne avait brièvement touché la parité parfaite avec le dollar avant d’entamer une lente remontée après l’ouverture de New York. Selon les cambistes, il n’y avait pas de raisons particulières en dehors de facteurs techniques pour expliquer la chute de l’euro à la parité. Et d’ajouter que «l’euro n’arrivait pas à rebondir face au dollar et restait pénalisé par le manque de déclaration à son sujet lors de la réunion du groupe des Sept samedi dernier à Tokyo». Il est à rappeler qu’au début décembre, la monnaie unique européenne était déjà tombée sous la barre d’un dollar avant de remonter rapidement au-dessus de 1,01 dollar dès le début de cette année. Mais malgré sa remontée, la monnaie unique est restée hier sous pression face au dollar tout l’après-midi. Les investisseurs attendent la publication des chiffres sur l’emploi et le produit intérieur brut (PIB) aux États-Unis les 27 et 28 janvier qui pourraient confirmer la probabilité d’un relèvement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) d’un quart de point en pourcentage le 2 février prochain. Face à la devise nippone, le dollar a progressé encore légèrement après la mise en garde timide des ministres des Finances du groupe des Sept ce week-end face à une nouvelle appréciation du yen. Mais, selon les observateurs, l’affaiblissement de la devise nippone peut aussi bien être attribué à la lenteur de la reprise économique au Japon. La livre sterling a pour sa part continué à s’apprécier face à l’ensemble des devises hier, profitant toujours de la vigueur de l’économie britannique et des perspectives de hausse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre. Elle a été en outre soutenue par les propos attribués hier au président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, qui a déclaré que la livre sterling n’aurait pas besoin de se déprécier pour entrer dans l’union monétaire européenne. C’est dans ce contexte que le dollar est parvenu à se négocier, hier, à New York, sur un ton haussier sauf face au sterling, comme suit : – 1,0040 pour un euro contre 1,0090, vendredi dernier – 1,6510 pour un sterling contre 1,6495 – 1,9480 DM contre 1,9380 – 6,5335 FF contre 6,5000 – 1,6065 FS contre 1,5960 – 1 928,55 lires contre 1 919,00. – 105,65 yens contre 104,85. Bourse de Beyrouth : marché étroit et stationnaire À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier avec le maintien de toutes les valeurs ayant fait l’objet de transactions, dans un marché autrement calme à l’inertie. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 77,40 points ainsi que l’indice LIBX des valeurs bancaires à 176,60 points, comme vendredi dernier. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires très mince avec 16 488 actions négociées d’une valeur globale de 77 353 dollars. Wall Street : marché agité par Procter & Gamble Sur les places boursières internationales, la tendance s’est retournée hier à Wall Street après que l’indice Dow Jones des industrielles eut viré au rouge ainsi que la Bourse électronique, illustrée par l’indice composite Nasdaq, qui a lâché une bonne partie de ses gains de la journée. C’est notamment le secteur de la pharmacie qui a provoqué cette évolution de la cote américaine et notamment Procter & Gamble qui a définitivement abandonné ses discussions avec American Home Product (AHP) et Warner-Lambert pour un rachat éventuel, laissant la voie libre à l’acquisition de Warner-Lambert par Pfizer. De fait, l’ambiance a été globalement lourde hier à Wall Street, la baisse des valeurs des transports et des services publics (électricité, gaz, eau...) s’est répercutée sur l’indice S & P 500 qui a perdu aussi du terrain. La pharmacie a donc retenu toute l’attention de la Bourse surtout après la suspension pendant plus d’une demi-heure de Procter & Gamble et Warner-Lambert qui ont dégagé des pertes ensuite entraînant dans leur sillage AHP, Pfizer et Bristol-Myers Squib. La hausse du brut, qui a soutenu les compagnies pétrolières d’exploitation et de distribution, a joué encore une fois contre les transporteurs et les sociétés industrielles consommatrices d’énergie. Quant au rachat de la maison britannique de disques EMI par Warner Music, il a laissé les boursiers dans l’expectative avec un recul de Time Warner et de America OnLine (AOL) qui va racheter Time Warner. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielle est retombé d’un plus haut à 11 366,50 points à un plus bas à 11 012,20 points, avant d’afficher en préclôture 11 025,25 points, en baisse de 226,46 points sur vendredi dernier. Tendance mitigée des Bourses européennes Les autres places européennes, qui avaient d’abord bien réagi à l’annonce d’importantes fusions, ont suivi le même exemple de Wall Street. Elles n’ont pas tardé à apparaître surévaluées et vulnérables dans l’ensemble à une correction des excès commis à leur hausse. À cet égard, les analystes financiers ont souligné que la récente hausse des places boursières européennes s’est opérée face à une baisse des marchés obligataires, conseillant aux investisseurs de se porter sur les valeurs défensives. Cela d’autant que la croissance économique faisait craindre un regain d’inflation non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe, incitant les Banques centrales à resserrer les coût du crédit le mois prochain. En effet, l’indice Eurotop 300 a fini sur une hausse réduite à 0,47 % à 1 523,87 points alors que l’indice Euro Stoxx 500 s’est replié de 0,01 % à 4 718,76 points. En outre, le CAC 40 de la Bourse de Paris a fini sans grand changement, gagnant seulement 0,17 % à 5 690,86 points ainsi que le Footsie de la Bourse de Londres qui a clôturé en légère hausse de 0,53 % à 6 379,80 points, alors que l’Extra Dax de la Bourse de Francfort cédait 0,87 % à 6 931,00 points ainsi que les indices des Bourses de Zurich (-1,49 %), de Bruxelles (-0,19 %), de Madrid (-0,13 %)... Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,9 % lundi, grâce aux valeurs technologiques et de télécommunications, au surlendemain du G7-Finances de Tokyo qui a affirmé «partager la préoccupation des autorités japonaises quant à l’impact potentiel d’une hausse du yen». «Le nouveau record du Nasdaq a poussé les investisseurs à acheter des valeurs de haute technologie et de l’informatique qui avaient fléchi au cours des dernières séances», a affirmé M. Kazue Mayuzumi, analyste en chef chez Nikko Securities. «Les investisseurs s’attendent également à une demande accrue grâce à la création de nouveaux fonds communs de placement dans les semaines à venir», a-t-il ajouté. La réunion du G7- Finances a eu moins d’impact sur le marché, les avis des analystes étant partagés sur le passage du communiqué du G7 concernant le yen. «Nous nous félicitons que les autorités japonaises aient réaffirmé leur intention de conduire une politique appropriée compte tenu de leur préoccupation, que nous partageons, quant à l’impact potentiel d’une hausse du yen sur l’économie japonaise et mondiale. Nous continuerons à suivre les développements des marchés des changes et à coopérer de manière appropriée», a affirmé le communiqué. Fin septembre, à Washington, le G7 avait dit «partager l’inquiétude du Japon quant à l’impact potentiel d’une hausse du yen sur l’économie japonaise et l’économie mondiale». L’indice Topix a gagné 20,82 points, à 1 647,96, le volume des transactions portant sur 615 millions de titres, contre 643 millions vendredi. Le nombre de hausses (634) l’a emporté sur celui des baisses (576), 138 valeurs restant inchangées. Un rapport faisant état d’une hausse de 2,9 % de la production des cinq principaux fabricants d’acier au Japon en 1999 a poussé à la hausse les titres du secteur. Nippon Steel Corp a gagné 11 yens, soit 4,1 %, à 281 yens, tandis que Kawasaki Steel Corp est monté en flèche de 16,8 %, gagnant 32 yens, à 223 yens. Les valeurs bancaires ont perdu du terrain. Dai-Ichi Kangyo Bank Ltd a perdu 40 yens, soit 4,2 %, à 915 yens, tandis que Fuji Bank a cédé 42 yens, soit 4,4 %, à 921 yens. Les principaux fabricants de microprocesseurs ont avancé après avoir annoncé une hausse de leurs investissements pour pouvoir répondre à la demande concernant les circuits intégrés LSI. NEC a gagné 35 yens, soit 1,6 %, à 2 215 yens, et Hitachi a pris un yen, soit 0,1 %, à 1 601 yens.
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