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Actualités - Chronologie

Insolite - Les zémidjans sont bon marché Taxi-moto-corbillard

Assis sur leurs motos à l’entrée du Centre national hospitalier et universitaire du Bénin (CNHU), le plus grand centre de santé du pays, les «zémidjans», conducteurs de taxis-motos, attendent leurs clients de la nuit: les cadavres. Pour arrondir leurs fins de mois, les «zémidjans» se sont recyclés dans le «corbillard de nuit» avec la complicité des employés de la morgue du CNHU et de quelques cliniques privées de la ville. Lorsque les frais de la morgue dépassent le budget des familles, celles-ci préfèrent ramener le corps chez elles en attendant l’organisation des cérémonies funéraires. Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un vrai corbillard ou un taxi pour évacuer le corps font alors appel aux «zémidjans». Sur leur moto, ils installent les cadavres «attachés avec une ceinture» au conducteur et «soutenu derrière par l’un de ses parents», explique l’un ces motards. La plupart des «zémidjans» spécialisés dans cette activité nocturne ne travaillent plus dans la journée et louent leur véhicule à d’autres chauffeurs pour 1 500 francs CFA (15 francs français). La «moto-corbillard» est «cinq fois plus rentable» que le traditionnel taxi-moto, explique M. Vidéhou, ancien mécanicien spécialisé dans le transport de cadavre. «Le jour, avec les passagers normaux, on gagne au mieux 4 000 francs CFA» (40 francs français), explique-t-il. Le transport d’un cadavre en moto coûte entre 8 000 francs CFA (80 FF) et 15 000 francs CFA (150 francs français). Un taxi sur les mêmes distances exige entre 25 000 et 50 000 F CFA. Depuis quelques années, le nombre de taxi-motos ne cesse de croître au Bénin, ce métier attirant de nombreux jeunes sans emploi, et la concurrence est rude, obligeant les conducteurs à faire preuve d’imagination. Selon les recensements des circonscriptions urbaines, on dénombre au Bénin plus de 150 000 «zémidjans» dont les trois quarts exercent à Cotonou et à Porto-Novo (sud du Bénin).
Assis sur leurs motos à l’entrée du Centre national hospitalier et universitaire du Bénin (CNHU), le plus grand centre de santé du pays, les «zémidjans», conducteurs de taxis-motos, attendent leurs clients de la nuit: les cadavres. Pour arrondir leurs fins de mois, les «zémidjans» se sont recyclés dans le «corbillard de nuit» avec la complicité des employés de la morgue du CNHU et de quelques cliniques privées de la ville. Lorsque les frais de la morgue dépassent le budget des familles, celles-ci préfèrent ramener le corps chez elles en attendant l’organisation des cérémonies funéraires. Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un vrai corbillard ou un taxi pour évacuer le corps font alors appel aux «zémidjans». Sur leur moto, ils installent les cadavres «attachés avec une ceinture» au conducteur et...