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Actualités - Chronologie

Art - Tournant de l'école moderne Cézanne : achevé-inachevé

Une exposition Paul Cézanne réunit depuis hier jeudi au Kunstforum de Vienne une centaine d’œuvres parmi les plus recherchées de l’artiste, ses «inachevés» qui ont marqué le tournant vers l’école moderne. À la différence de la grande rétrospective Cézanne à Paris, Londres et Philadelphie en 1995, l’exposition de Vienne se focalise sur un thème particulier de son travail: «Toutes ses œuvres qui ont fait de lui le pionnier de l’école moderne», a fait valoir le Kunstforum dans une présentation de l’exposition. Pour expliquer le titre de cette exposition – Paul Cézanne : achevé – inachevé, le centre artistique rappelle que «l’histoire de la gloire et de l’importance de Cézanne sont indissolublement liées à ses œuvres inachevées». «Alors que Cézanne se voulait rénovateur de la peinture classique et qu’il avait l’ambition de rendre l’impressionnisme solide et durable à l’image de l’art des musées, c’est lui l’artiste qui a créé le plus d’œuvres inachevées», affirme encore le centre. «Immédiatement après sa mort en 1906, ces tableaux ouverts ont suscité l’admiration de Matisse et des fauves, ainsi que de Picasso et des cubistes», ajoute le Kunstforum. Jusqu’au 25 avril, l’exposition présente 80 tableaux et 30 aquarelles éparpillés habituellement dans 67 collections publiques et privées du monde entier. Problèmes stylistiques Face à l’afflux attendu de visiteurs, 300 000 selon les organisateurs, un système de réservations de billets datés a été mis en place. Environ 38 000 billets étaient réservés dès avant l’ouverture de l’exposition jeudi. «Cézanne disait souvent : “Je cherche en peignant”», a rappelé, lors d’une conférence de presse, l’un des quatre organisateurs de l’exposition, Evelyn Benesch». Il avait l’idée de réaliser un tableau et recherchait différents moyens d’y parvenir. Il se posait des problèmes stylistiques qu’il essayait de résoudre. Dès qu’il sentait qu’il allait y parvenir, ou au contraire qu’il en était incapable, il abandonnait», a-t-elle expliqué. Alors qu’au XIXe siècle, «un tableau devait être totalement couvert de couleurs», les espaces blancs sur sa toile deviennent avec Cézanne «une partie esthétique de l’œuvre», a-t-elle ajouté. «La peinture n’est alors plus la représentation mimétique de la nature, mais quelque chose d’autonome», qui ouvre la voie à la modernité, selon elle. Pour le Kunstforum, «l’inachèvement chez Cézanne, c’est alors l’achèvement par excellence : ni croquis ni étude, ni esquisse préparatoire ni incomplet». «Sa peinture ne nous montre plus – contrairement aux impressionnistes et à l’histoire antérieure de la peinture – une section de la réalité. Ses tableaux ne sont plus une fenêtre sur le monde. Lorsque Cézanne peint une pomme, il ne se préoccupe pas de représenter le fruit, son goût ou son odeur. Son but est ailleurs : une réalité picturale autonome», explique le Kunstforum. Plus de la moitié de ces œuvres datent des deux dernières décennies de sa vie. L’exposition comprend des natures mortes monumentales, des portraits du jardinier Vallier, Madame Cézanne à la jupe rayée de 1877, Gardanne de 1886, plusieurs Montagne Sainte-Victoire, ainsi que les baigneuses.
Une exposition Paul Cézanne réunit depuis hier jeudi au Kunstforum de Vienne une centaine d’œuvres parmi les plus recherchées de l’artiste, ses «inachevés» qui ont marqué le tournant vers l’école moderne. À la différence de la grande rétrospective Cézanne à Paris, Londres et Philadelphie en 1995, l’exposition de Vienne se focalise sur un thème particulier de son travail: «Toutes ses œuvres qui ont fait de lui le pionnier de l’école moderne», a fait valoir le Kunstforum dans une présentation de l’exposition. Pour expliquer le titre de cette exposition – Paul Cézanne : achevé – inachevé, le centre artistique rappelle que «l’histoire de la gloire et de l’importance de Cézanne sont indissolublement liées à ses œuvres inachevées». «Alors que Cézanne se voulait rénovateur de la peinture...