Un quotidien australien, le Melbourne Age, incite ses lecteurs, dans son édition de mardi, à l’appeler pour lui signaler les moindres faits et gestes du couple Andre Agassi-Steffi Graf. «Le chroniqueur est émoustillé par la présence (en Australie) du couple royal du tennis et appelle tous les Melbourniens à l’esprit civique à nous informer des mouvements de Steffi et Andre», écrit le journal. «Nous aimerions entendre nos lecteurs au regard acéré nous dire où ils les ont repérés, par exemple dans un centre commercial, une boutique ou à la plage. Nous portons un intérêt particulier pour leur déplacement dans une réception, une église ou un bureau d’état civil», précise le quotidien. Les rumeurs sur un mariage secret du couple vont en effet bon train en Australie. Le quotidien conservateur évoquant un «journalisme responsable» n’incite pas pour autant ses lecteurs photographes à «poursuivre activement» le couple en ne les lâchant pas d’une semelle. «Les rencontres doivent être accidentelles», affirme le journal, qui ne donnera aucune récompense à ses informateurs occasionnels mais publiera «les meilleures histoires». «Just do it», conclut le journal en reprenant le slogan publicitaire d’un célèbre équipementier sportif. Le «couple royal du tennis» n’était pas joignable, mardi matin, pour réagir à cette «chasse au bonheur», mais cette initiative risque de provoquer sa colère. Lourde amende pour une joueuse qui préfère le prie-Dieu aux micros La jeune Australienne Jelena Dokic a reçu mardi une amende de 2 500 dollars (environ 2 500 euros) pour être allée prier plutôt que de donner une conférence de presse après sa défaite dans l’Open de tennis d’Australie. Jelena Dokic, 16 ans, qui avait éliminé la Suissesse Martina Hingis au premier tour du tournoi de Wimbledon l’an dernier, avait été battue lundi par la Hongroise Rita Kuti Kis dans le premier round du tournoi. Jelena Dokic a expliqué avoir ressenti après sa défaite le «besoin de prier». Des membres de l’Association du tennis féminin qui l’ont trouvée recueillie dans une église ont pu persuader la jeune joueuse de se présenter, avec trois heures de retard, aux interviews de presse qu’elle était obligée d’accorder par contrat. La faute de la joueuse australienne aurait pû entraîner une amende maximum de 10 000 dollars (environ 10 000 euros). L’Australian Open est-il trop rapide ? En modifiant le revêtement des courts et en gonflant au maximum les balles utilisées au Melbourne Park, les organisateurs des Internationaux de tennis d’Australie voulaient accélérer le jeu. Ils ont surtout provoqué la colère des joueurs. «Je peux vous dire que la surface est plus rapide que l’an dernier, c’en est même ridicule», a déclaré le tenant du titre, le Russe Evguéni Kafelnikov, à l’issue de sa difficile victoire sur l’Allemand Jens Knippschild. «Il ne s’agit peut-être pas de la surface, mais simplement des balles utilisées ici. Elles sont beaucoup plus rapides que la saison dernière et cela favorise sans aucun doute les grands serveurs, comme Pete Sampras, Mark Philippoussis, Richard Krajicek ces joueurs ont un grand coup à jouer dans ce tournoi», poursuit la tête de série numéro deux. Cédric Pioline, précisément éliminé mardi par un de ces redoutables serveurs, le Croate Goran Ivanisevic, n’a pas mâché ses propos pour dire la colère que lui inspirent ces balles. «Concernant les conditions de jeu, c’est vrai que c’est très dur, analyse-t-il. Je pense que ce sont les balles plus que la surface qui sont en cause. Ces balles, c’est de la merde. Elles volent, sont surgonflées et, avec le vent qui souffle ici, c’est très dur. Je ne comprends pas trop, car tous les tournois veulent ralentir les échanges pour le spectacle et ici, ça s’accélère». Vitesse record Par temps chaud, Melbourne a toujours été un tournoi aux conditions de jeu très rapides. Mais cette année, on atteint un niveau record depuis que les Internationaux d’Australie ont délaissé le gazon de Kooyong pour le synthétique du Melbourne Park, en 1988. Exaspérée, Arantxa Sanchez-Vicario souligne que les conditions changent sans cesse d’une année à l’autre en Australie. «Les courts sont très rapides, les balles aussi. Chaque fois que l’on vient ici, c’est différent, c’est la surprise. Dans les autres tournois du Grand Chelem, il n’y pas de différence d’une année à l’autre. Alors je ne comprends pas pourquoi c’est le cas ici», a déploré mardi l’Espagnole après s’être facilement qualifiée pour le second tour. L’Américain Pete Sampras, en quête d’un 13e titre inédit en Grand Chelem, partage l’opinion générale des joueurs. Il dit n’avoir jamais évolué sur une surface aussi rapide en neuf participations aux Internationaux d’Australie et estime même que cela va «un peu trop vite». «Lorsque je suis arrivé ici la semaine dernière et que j’ai frappé quelques balles, je me suis dit que c’était vraiment rapide. Certains joueurs apprécient cela, d’autres pas. C’est probablement dans tous les esprits», a-t-il ajouté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un quotidien australien, le Melbourne Age, incite ses lecteurs, dans son édition de mardi, à l’appeler pour lui signaler les moindres faits et gestes du couple Andre Agassi-Steffi Graf. «Le chroniqueur est émoustillé par la présence (en Australie) du couple royal du tennis et appelle tous les Melbourniens à l’esprit civique à nous informer des mouvements de Steffi et Andre», écrit le journal. «Nous aimerions entendre nos lecteurs au regard acéré nous dire où ils les ont repérés, par exemple dans un centre commercial, une boutique ou à la plage. Nous portons un intérêt particulier pour leur déplacement dans une réception, une église ou un bureau d’état civil», précise le quotidien. Les rumeurs sur un mariage secret du couple vont en effet bon train en Australie. Le quotidien conservateur évoquant un...