L’activité s’est ralentie hier sur le marché des changes de Beyrouth dont la tendance est restée déterminée par la persistance de quelques offres du dollar qui ont pu être facilement absorbées par les besoins de la demande commerciale. Dans ce contexte, le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL a eu pour effet de le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant les établissements de crédit ont continué de négocier la devise américaine légèrement en deçà de ce niveau, entre 1 506,00 et 1 507,00 LL, dans un volume d’affaires assez mince, ne dépassant pas quelque six millions de dollars entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché très calme et équilibré. Coup d’arrêt à la baisse de l’euro À l’étranger, l’euro, qui avait présenté des signes de faiblesse dans la matinée, s’est un peu repris face au dollar ensuite sur les marchés des changes internationaux, autrement calmes. Il a bénéficié d’une ouverture en baisse de Wall Street qui était restée fermée la veille, pour la commémoration de l’anniversaire de Martin Luther King, jour férié aux États-Unis. Les échanges sont restés faibles sur l’euro, les investisseurs restant prudents dans l’attente de la publication demain de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne. À cet égard, des rumeurs sur un indice IFO bien meilleur que le mois précédent ont été démenties en début de journée par des responsables allemands, frappant les opérateurs d’indécisions. L’euro s’est également repris face au yen, après des remarques ambiguës du ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, évoquant une possible demande de concertation de la part de ses homologues du groupe des «Sept» pour des interventions sur les marchés des changes lors de leur réunion samedi à Tokyo. Bien que certains analystes aient néanmoins minimisé ces remarques, estimant qu’elles constituaient une tentative d’alimenter les incertitudes avant la réunion, elles ont eu un effet déprimant sur la devise nippone qui a renoué avec la baisse face à toutes les autres grandes monnaies. Le sterling a de sont côté trouvé un appui dans la publication de chiffres meilleurs que prévu sur la production industrielle au Royaume-Uni, qui ont relancé les spéculations sur une nouvelle hausse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre le mois prochain pouvant aller jusqu’à un demi-point en pourcentage. La production industrielle britannique a augmenté de 0,4 % en novembre par rapport à octobre et de 2,2 % en rythme annuel par rapport à novembre 1998, alors que les analystes s’attendaient respectivement à +0,3 % et +1,9 %. C’est ainsi qu’après que le billet vert eut progressé dans la matinée jusqu’à 1,0080 dollar pour un euro, il s’est négocié finalement à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 1,0112 pour un euro contre 1,0115, la veille à Londres – 1,6355 pour un sterling contre 1,6325 – 1,9340 DM contre 1,9355 – 6,4840 FF contre 6,4915 – 1,5945 FS contre 1,5955 – 1913,95 lires contre 1916,15 – 105,60 yens contre 104,95. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la baisse de la Byblos Bank À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été dictée hier par le léger repli des actions C de la Byblos Bank de 2 3/16 à 2 1/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général LISPI de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,07 % à 76,88 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a perdu 0,12 % à 175,79 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché relativement étoffé avec 102 419 actions négociées d’une valeur globale de 247 852 dollars. Wall Street : tendance mitigée Sur les places boursières internationales, la tendance des marchés américains restait mitigée hier, avec la mince progression de l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq et la baisse du principal indice Dow Jones des industrielles. L’humeur des marchés boursiers américains était incertaine au lendemain d’un long week-end chômé aux États-Unis après que la semaine dernière se fut conclue par un record historique de hausse de Wall Street. Passant outre les annonces de résultats trimestriels encourageants de nombreuses banques et de sociétés américaines, les opérateurs ont estimé devoir engranger les quelques gains que leur procurait la récente envolée de la cote. À cela auraient contribué les craintes de hausse des taux d’intérêt après la tension observée hier sur le rendement moyen de l’obligation du Trésor américain à 30 ans 6,7420 % contre 6,6880 %, vendredi dernier. Cela étant l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dégringolé d’un plus haut à 11 720,12 points à un plus bas à 11 586,78 points, avant d’afficher en préclôture 11 618,63 points, en baisse de 104,35 points sur vendredi dernier. Prises de bénéfices sur les Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en net repli mardi, les investisseurs étant incités à pendre leurs bénéfices face à la hausse des prix pétroliers, à la baisse de Wall Street en matinée et aux tensions sur les taux d’intérêt à long terme. Les taux longs ont atteint leur plus haut de deux ans en Europe, l’emprunt à 10 ans atteignant 5,76 % en France, 5,64 % en Allemagne et 6,75 % aux États-Unis. À Paris, l’indice Cac 40 a terminé sur un repli de 2,91 %, tandis qu’à Francfort, le Dax baissait de 2,75 % et qu’à Londres, le FTSE 1,36 %, Milan 1,16 %, Bruxelles 3,32 % et Helsinki 2,22 %. Les indices multipays reflétaient l’orientation générale : l’Eurotop 300, paneuropéen, a lâché 2,24 %, tandis que l’Euro Stoxx 50, centré sur la zone euro, chutait de 2,53 %. Les prises de bénéfices se sont naturellement portées sur les valeurs qui ont le plus monté ces derniers temps et dont les ratios de valorisation apparaissent très élevés, donc sur les valeurs de technologie, de télécoms, de médias et de pharmacie. Le fabricant d’équipements de télécommunications Ericsson, a plongé de 5,17 %, son concurrent Nokia a cédé 2,65 % et le français Alcatel 4,42 %. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a perdu 5,8 % et la SSII Cap Gemini 3,7 %. Aux médias français, Canal Plus a abandonné 7,28 % et Lagardère 6,44 %, tandis qu’à Londres, le groupe Pearson, propriétaire entre autres du Financial Times et du quotidien français Les Echos, reculait de 2,71 %. Les opérateurs de télécoms ont également tiré les marchés à la baisse. À Londres, British Telecom et Vodafone Airtouche ont perdu respectivement 4,13 % et 3,84 %. Mannesmann sur qui Vodafone a lancé une Ope hostile, a cédé 5,39 %. Il se murmure que le groupe allemand pourrait être à la recherche d’un accord avec le français Vivendi pour esquiver l’offre hostile du géant britannique du téléphone cellulaire. Selon le Financial Times, Mannesmann pourrait racheter la participation de 44 % de Vivendi dans Cegetel. Vivendi, qui a démenti une telle information, a abandonné 3,5 %. Toutefois, dans ces secteurs «high-tech», certaines valeurs faisant l’objet de rumeurs d’Opa ont continué à progresser. Ainsi le groupe d’informations britannique Reuters, qui annoncé qu’il avait créé un comité de défense anti-Opa, s’est adjugé 3,29 %, tandis que Schroders bondissait de 13,56 % après l’annonce de la vente de sa banque d’affaires au géant financier Citigroup. Les pharmaceutiques ont également fait l’objet de prises de bénéfices. Smithkline Beecham et Glaxo Wellcome ont lâché respectivement 4,63 % et 2,60 %, leur projet de fusion continuant à être fraîchement accueilli par les investisseurs. À Paris, Sanofi-Synthélabo a cédé 5,25 %. Le groupe allemand de spécialités chimiques Degussa-HUls a perdu 5,28 %, en dépit de l’annonce d’une augmentation probable de sa rentabilité d’exploitation et de la poursuite de son programme de recentrage sur ses métiers de base avec de nouvelles cessions d’actifs. Tokyo : fléchissement de la cote La Bourse de Tokyo s’est repliée mardi, alors qu’elle avait inscrit un plus haut depuis deux ans et demi en séance avant que les investisseurs ne commencent à s’inquiéter de la menace représentée par l’appréciation du yen et l’instabilité de la Bourse de New York. Avant la réouverture des marchés américains après le congé de lundi, nombre d’investisseurs ont fait preuve de prudence et ont décidé de prendre leurs bénéfices. «Hier à Tokyo, les investisseurs pouvaient à loisir faire monter les cours car il n’avaient pas à s’inquiéter des marchés américains, mais aujourd’hui, ceux-ci rouvriront. C’est une grosse différence pour eux», a estimé Masayoshi Okamoto, de Jujiya Securities Co Ltd. L’indice Nikkei 225 des valeurs a perdu 240,66 points, soit 1,24 %, à 19 196,57, et son contrat mars 150 points à 19 150. «La hausse du yen a été au moins en partie responsable de la baisse de grandes valeurs exportatrices comme Sony et Toyota», a déclaré Shoji Hirakawa, de Kokusai Securities. Sony Corp a cédé 3,50 % et Toyota Motor Corp 3,90 %, alors qu’Honda Motor Co, autre grande valeur exportatrice et productrice d’automobiles à l’étranger abandonnait 1,30 %. Tout comme les vedettes internationales, la plupart des valeurs de la haute technologie ont également reculé, dont Fujitsu Ltd, NEC Corp et Kyocera Corp. Le volume des transactions a modestement diminué à 681,57 millions de titres, contre 760,36 millions lundi. En dépit de la baisse des principaux indices, les progressions l’ont emporté sur les replis par 653 à 593, avec 101 valeurs inchangées, ce qui montre que l’intérêt acheteur ne se dément pas sur une large gamme de valeurs industrielles traditionnelles jugées sous-évaluées. L’indice TOPIX de l’ensemble des valeurs de la première section a perdu 16,13 points, soit 0,96 %, à 1 665,84, le Nikkei 300 4,34 points, soit 1,35 %, à 317,51, et celui de la seconde section 14,20 points, soit 0,55 % à 2 554,14.
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