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Actualités - Chronologie

Nouvel ajournement du procès de Nawaz Sharif

L’audience du tribunal antiterroriste de Karachi (sud du Pakistan) devant lequel comparait l’ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, renversé par les militaires, a été une nouvelle fois repoussée par un nouveau juge. Après 50 minutes, le juge Rehmat Hussein Jaffri a ajourné l’audience en ordonnant que le procès ait désormais lieu dans la salle plus grande d’un autre tribunal de Karachi. M. Sharif, renversé par un coup d’État militaire le 12 octobre dernier, est détenu depuis cette date ainsi que ses six autres coaccusés, mais n’a toujours pas été formellement accusé. Les charges qui risquent d’être avancées contre lui vont de la trahison à la conspiration criminelle en passant par tentative de détournement d’avion et enlèvement. Un juge de la Haute Cour s’était dessaisi du dossier, la semaine dernière, en arguant de la présence de membres de la police secrète dans le prétoire et avait rendu l’affaire au juge Jaffri, le premier magistrat à s’en être occupé à son début. Après le renversement du gouvernement de M. Sharif par le général Pervez Musharraf ce dernier avait, notamment, accusé le chef du gouvernement et des membres de son entourage d’avoir voulu l’éliminer en empêchant l’avion à bord duquel il se trouvait le 12 octobre d’atterrir à Karachi (province du Sindh, sud du Pakistan) alors qu’il était à court de carburant. L’avion avait fini par se poser à l’aéroport de Karachi après que les militaires en eurent pris le contrôle, une action qui, selon eux, a marqué le début du coup d’État. M. Sharif et les autres accusés ont constamment nié ces accusations. Les coaccusés du Premier ministre renversé sont : son frère Shahbaz Sharif, qui était chef du gouvernement de la province du Pendjab (centre du Pakistan) avant le coup d’État, Khaqan Abbasi, ancien président de Pakistan International Airlines, Rana Maqbool, ancien chef de la police de la province du Sindh, Ghaus Ali Shah, conseiller spécial de M. Sharif pour les affaires du Sindh, Saeed Medhi, secrétaire de M. Sharif et le sénateur Saif-ur Rehman, l’éminence grise de l’ancien Premier ministre. Un autre procès contre M. Sharif a repris hier devant la Cour suprême à Islamabad, la capitale fédérale, où l’ancien Premier ministre est poursuivi pour outrages à la cour. M. Sharif est accusé d’avoir organisé l’assaut donné contre le bâtiment de la Cour suprême, le 28 novembre 1997, par ses partisans au plus fort d’une grave crise entre la Cour suprême et M. Sharif qui a abouti à la démission du président de la cour et du chef de l’État, M. Ahmed Farouk Leghari.
L’audience du tribunal antiterroriste de Karachi (sud du Pakistan) devant lequel comparait l’ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, renversé par les militaires, a été une nouvelle fois repoussée par un nouveau juge. Après 50 minutes, le juge Rehmat Hussein Jaffri a ajourné l’audience en ordonnant que le procès ait désormais lieu dans la salle plus grande d’un autre tribunal de Karachi. M. Sharif, renversé par un coup d’État militaire le 12 octobre dernier, est détenu depuis cette date ainsi que ses six autres coaccusés, mais n’a toujours pas été formellement accusé. Les charges qui risquent d’être avancées contre lui vont de la trahison à la conspiration criminelle en passant par tentative de détournement d’avion et enlèvement. Un juge de la Haute Cour s’était dessaisi du dossier, la...