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Actualités - Chronologie

Israël La police a commencé son enquête sur le président Weizman

La police israélienne a annoncé avoir commencé dimanche son enquête sur l’affaire des sommes d’argent reçues par le président Ezer Weizman, qui menace de provoquer sa démission. Selon un porte-parole de l’état-major de la police à Jérusalem, l’équipe spéciale chargée de l’enquête, qui a été mise sur pied vendredi, a entamé dans la matinée de dimanche sa première réunion de travail dans le bureau du chef de la police, le commissaire Yehuda Vilk. Cette équipe est dirigée par le commissaire Yohanan Danino, qui commande habituellement la brigade chargée de lutter contre les vols de voitures, et comprend trois autres enquêteurs, a indiqué la police. Un juriste du bureau du procureur de l’État suivra l’évolution de l’enquête. M. Weizman, 75 ans, est accusé d’avoir reçu entre 1989 et 1993 près d’un demi-million de dollars d’un homme d’affaires français, Édouard Saroussi, alors qu’il était député, puis ministre, avant d’être élu président par le Parlement. Il a reconnu avoir reçu des cadeaux d’un montant de 250 000 USD de la part «d’un vieil ami», mais estime ne pas avoir enfreint la loi et avoir agi «de bonne foi» en faisant confiance à un de ses avocats. Il a annoncé ces derniers jours qu’il attendait la décision de la justice et a laissé entendre qu’il démissionnerait s’il était reconnu coupable d’un délit. Son deuxième mandat arrive normalement à échéance en 2003. La police avait reçu pour instruction jeudi soir de réaliser des «vérifications» – un euphémisme pour désigner une enquête – dans l’affaire Weizman. Dès sa nomination vendredi, l’équipe spéciale d’enquêteurs a reçu tous les documents concernant l’affaire, qu’elle devait commencer à étudier dimanche. Elle doit d’abord vérifier si M. Weizman s’est bien appuyé sur des conseils juridiques lorsqu’il a reçu l’argent et s’il a agi de bonne foi, selon la presse de dimanche. Les quotidiens estimaient que l’enquête devrait durer deux semaines et que M. Weizman pourrait faire l’objet d’une «mise en garde», qui est adressée aux personnes interrogées lorsque les soupçons contre elles se font plus précis. Parmi les témoins qui devraient être entendus au cours de l’enquête figureraient, selon la presse, M. Saroussi, l’avocat de M. Weizman qui a géré les fonds pour son compte, Me Hanina Brandes, le directeur général de la présidence de l’État, Arié Shoumer, le ministre des Communications, Binyamin Ben Eliezer – qui avait fondé avec M. Weizman dans les années 80 un parti politique qui bénéficia aussi des largesses de M. Saroussi –, l’épouse du président, Reuma, et enfin le journaliste auteur du scoop, Yoav Itzhak. Les appels dans la presse à la démission de M. Weizman, ou du moins à sa «suspension», se sont encore intensifiés dimanche. Le quotidien libéral Haaretz a ainsi estimé dans un éditorial que M. Weizman n’était «plus apte à occuper la présidence». «L’État d’Israël ne peut supporter le fait que son président soit l’objet d’une enquête à caractère criminel», écrit le Haaretz.
La police israélienne a annoncé avoir commencé dimanche son enquête sur l’affaire des sommes d’argent reçues par le président Ezer Weizman, qui menace de provoquer sa démission. Selon un porte-parole de l’état-major de la police à Jérusalem, l’équipe spéciale chargée de l’enquête, qui a été mise sur pied vendredi, a entamé dans la matinée de dimanche sa première réunion de travail dans le bureau du chef de la police, le commissaire Yehuda Vilk. Cette équipe est dirigée par le commissaire Yohanan Danino, qui commande habituellement la brigade chargée de lutter contre les vols de voitures, et comprend trois autres enquêteurs, a indiqué la police. Un juriste du bureau du procureur de l’État suivra l’évolution de l’enquête. M. Weizman, 75 ans, est accusé d’avoir reçu entre 1989 et 1993 près...