Comme toutes les régions périphériques du pays, la zone méridionale manque de l’infrastructure nécessaire au développement. Bien que le gouvernement ait entamé plusieurs travaux, notamment dans les secteurs de l’électricité, des télécommunications et de la santé, beaucoup reste à faire. Le secteur est caractérisé par un niveau médiocre d’équipement en infrastructures, à l’exception du réseau routier, qui a bénéficié de travaux de remise en état récents, y compris dans la zone occupée, et que l’on peut qualifier d’acceptable dans le contexte actuel. L’état du réseau routier est globalement acceptable compte tenu des travaux effectués ces dernières années. Le secteur étudié (cinq cazas) compte quelques 120 000 abonnés à l’électricité, ménages résidents, entreprises, administrations et résidences secondaires inclus. Il n’existe pas, pour ce secteur, de problème de capacité, compte tenu des investissements importants déjà réalisés sur le réseau national, avec la réhabilitation de la centrale de Jiyeh et de 4 autres centrales dans les autres régions du Liban, la construction de 2 centrales thermiques à Zahrani et Beddaoui (260 millions $, travaux commencés en juin 1995). De même, une centrale thermique, d’un coût de 32 millions $, est en cours de construction à Tyr. Toutes ces centrales ont d’ores et déjà reçu leurs premiers équipements et seront progressivement opérationnelles. Le gouvernement libanais a consenti la gratuité de la consommation d’électricité pour les habitants du Sud à hauteur de 500 KWh par ménage et par mois. Mais la consommation non payante dépasse très largement ce niveau. En 1993 (derniers chiffres connus), les recettes d’EDL dans les cinq cazas considérés représentaient 2,5 % de ses recettes nationales (pour 8,5 % de la population). Les centraux téléphoniques anciennement installés étaient, jusqu’en 1993, au nombre de 6 pour tout le secteur, ce qui était notoirement insuffisant. Le ministère des Télécommunications a lancé des travaux visant à porter ce nombre à 37. Au niveau de l’assainissement de l’eau, la situation des cazas considérés peut être qualifiée de critique au regard des problèmes d’assainissement. Des localités importantes, surtout dans les environs de Tyr, mais aussi d’autres villes, comme Bint-Jbeil, sont encore dépourvues de tout système. Cette situation pose des problèmes graves de santé publique et de pollution des cours d’eau et de la côte. Lacunes au niveau de l’enseignement Les hôpitaux du Sud sont essentiellement concentrés à Saïda (18 dont 1 public), à Tyr (6 dont 1 public) et à Nabatieh (6 dont 1 public). Quatre cazas ne disposent que d’un seul hôpital (public), sachant que celui de Hasbaya vient juste d’être livré et n’est pas encore équipé. Il n’est dont pas encore opérationnel. Les centres de premiers soins et les dispensaires sont bien plus nombreux que les hôpitaux. Ils relèvent du ministère de la Santé, de la Croix-Rouge libanaise et d’autres ONG. Les principaux problèmes sanitaires de la zone occupée concernaient le manque de personnel qualifié et de moyens de transport, et une moindre disponibilité de services spécialisés, tels que les soins dentaires ou la radiologie, de services de base (médecine générale, pédiatrie, etc.). Elle avait noté un bon suivi des vaccinations et une bonne disponibilité de médicaments. En outre, un déficit en maisons de retraite et en centres sociaux est signalé. L’environnement sanitaire mérite d’être mentionné. Dans les cazas de Bint-Jbeil et de Hasbaya, une proportion élevée de localités n’est pas raccordée au réseau d’eau potable. À Jezzine, plusieurs localités se servent de l’eau des sources locales, et l’eau des citernes est utilisée dans de nombreuses localités des cazas de Bint-Jbeil et de Marjeyoun. Les cinq cazas du secteur d’étude comptent 284 écoles, dont 115 situées dans la zone occupée. Ces écoles accueillaient, en 1998, 71 055 élèves, dont 18 426 dans les écoles de la zone occupée qui sont essentiellement concentrées à Bint-Jbeil et à Marjeyoun. Le taux de scolarisation atteint 98 % de la tranche d’âge concernée dans le primaire et 89 % dans l’intermédiaire, ce qui est proche des moyennes nationales (97 % et 88 %). En revanche, ce taux n’est que de 48 % dans le secondaire, alors que la moyenne nationale se situe à 58 % de la tranche d’âge concernée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Comme toutes les régions périphériques du pays, la zone méridionale manque de l’infrastructure nécessaire au développement. Bien que le gouvernement ait entamé plusieurs travaux, notamment dans les secteurs de l’électricité, des télécommunications et de la santé, beaucoup reste à faire. Le secteur est caractérisé par un niveau médiocre d’équipement en infrastructures, à l’exception du réseau routier, qui a bénéficié de travaux de remise en état récents, y compris dans la zone occupée, et que l’on peut qualifier d’acceptable dans le contexte actuel. L’état du réseau routier est globalement acceptable compte tenu des travaux effectués ces dernières années. Le secteur étudié (cinq cazas) compte quelques 120 000 abonnés à l’électricité, ménages résidents, entreprises, administrations et...