L’agriculture israélienne passe pour être parmi les compétitives du monde. Quelques indicateurs suffisent pour le montrer : • Entre 1948 et 1998, Israël a porté les terres cultivées de 165 000 hectares à 435 000 hectares. Durant la même période, la production agricole a été multipliée par 16. • La production agricole israélienne est évaluée à 2 milliards de dollars par an, dont 30 % réalisés à l’exportation, les 70 % restants satisfaisant la demande intérieure à hauteur de 70 % aussi. • Cette production consomme annuellement 1,2 milliard de mètres cubes d’eau (75 % des ressources nettes en eau disponibles en Israël), quantité restée quasiment la même depuis trente ans malgré l’accroissement des surfaces des terres cultivées. Elle est assurée par une population active agricole de 73 000 personnes. • La recherche-développement joue un rôle essentiel dans les performances enregistrées, avec une collaboration forte entre les agences gouvernementales, les université, l’industrie et les coopératives. • L’avance technologique de l’agriculture israélienne lui a permis de développer des actions de coopération et de formation avec une soixantaine de pays dans le monde. • Les exportations israéliennes (600 millions$/ an) concernent les fleurs (31 %) qui bénéficient d’un dispositif de collecte, conditionnement et transport particulier (Agrexo, société mixte gouvernement-producteurs, ayant ses propres terminaux aéroportuaire et portuaire), les agrumes (18 %) les cultures de plein champ (16 %), les autres fruits (12 %), les produits d’origine animale (10 %), les légumes (9 %) et les semences et plants de pépinière (4 %). Face à cela, le Liban, qui bénéficie pourtant de conditions physiques, climatiques et hydrauliques plus favorables, dispose d’une agriculture qui s’est beaucoup moins développée durant la même période, en grande partie du fait du conflit mais aussi de l’absence de soutien significatif (contrairement aux politiques de ses voisins) à l’agriculture. De fait, les principaux chiffres de l’agriculture libanaise d’aujourd’hui sont les suivants : • 190 000 hectares cultivés dont 88 000 hectares irrigués; • une production évaluée à 1,2 milliard $ environ par an; • 875 millions de mètres cubes d’eau (68 % des ressources nettes disponibles) sont utilisés par l’agriculture; • une population active agricole d’environ 80 000 personnes. Ces quelques chiffres montrent l’importance du décalage : à population active agricole équivalente, Israël parvient à une production dont la valeur est de 66 % supérieure à celle du Liban, en mobilisant 2,3 fois plus de surfaces cultivées (dans un pays largement désertique sinon aride) et 37 % d’eau en plus pour l’irrigation. De surcroît, l’agriculture israélienne pourvoit dans une population de 70 % à la demande intérieure d’une population deux fois plus nombreuse que celle du Liban et parvient à un équilibre entre import et export des produits alimentaires, ce qui est loin d’être le cas pour le Liban (le montant des seules exportations agricoles israéliennes équivaut à 60 % du montant de toutes les exportations libanaises en 1997).
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