Il n’a fallu qu’une demi-heure à l’attaquant libérien George Weah pour marquer son premier but avec Chelsea, mercredi soir contre Tottenham (1-0), conquérir le cœur des fans et faire remonter les Blues à la 6e place du championnat d’Angleterre. Il s’agissait du premier match du Libérien dans l’équipe de Chelsea, où il a été prêté jusqu’à la fin de la saison par le Milan AC. «Il est grand, il est black, il nous le faut en attaque», chantaient les supporteurs ravis, jusque dans le métro, en quittant le stade de Stamford Bridge. La nouvelle recrue de Gianluca Vialli venait de marquer de la tête, sur un centre du capitaine Dennis Wise, à trois minutes de la fin d’un derby londonien largement dominé par Tottenham. «C’est le meilleur début possible, pour lui et pour l’équipe. Il a beaucoup d’expérience, il est toujours l’un des meilleurs attaquants du monde, et il veut montrer à Milan qu’ils ont eu tort de le laisser partir», a commenté après le match un Vialli ravi de son coup. Puis Mister George est arrivé souriant en salle de presse, ses petites lunettes rondes sur le nez, et au lieu des trois minutes initialement prévues, il a passé un quart d’heure à dire son plaisir de se retrouver là, «dans une équipe où il y a beaucoup de très grands joueurs, mais où l’on sait plaisanter et rigoler». Weah, 33 ans, était arrivé mercredi matin à l’aéroport d’Heathrow. «Il n’a pu s’entraîner que 30 minutes, mais tous les joueurs étaient excités de pouvoir jouer avec lui. C’était comme l’étincelle dont nous avions besoin», a dit Vialli. «Quelquefois, il faut un peu de chance: il a marqué, et nous avons pris les trois points», des points bienvenus après deux matches nuls contre Coventry (2-2) et Bradford (1-1). « J’appartiens toujours à Milan » Conscient que Weah pourra jouer en championnat et en Coupe, mais pas en Ligue des champions, Vialli avait tenu à l’associer d’entrée à Chris Sutton, pour que l’Anglais, en panne de buts – trois seulement depuis son arrivée cet été, pour 10 millions de livres – et donc de confiance, ne se sente pas menacé par l’arrivée du meilleur joueur d’Afrique, d’Europe et du monde en 1995. «J’appartiens toujours à Milan, mais j’espère que tout va bien se passer ici, et que Dieu me donnera la force de faire ce que je sais faire. Je connais bien le championnat anglais, car je vois souvent des matches à la télé, je sais qu’il est très difficile et que je devrai beaucoup travailler, mais j’ai demandé à mes enfants où ils voulaient qu’on aille, et ils m’ont répondu: en Angleterre, bien sûr !». «Rome étant exclu, pour ne pas faire concurrence à Milan, ça s’est joué entre Marseille et Chelsea, mais j’avais déjà passé huit ans en France, alors je ne voyais pas l’intérêt d’y retourner. Et puis j’avais joué contre Vialli en Italie, il voulait toujours gagner, et cette attitude me convient», a ajouté l’ex-joueur de Monaco et du Paris Saint-Germain. «Il est ici, il est là, il est partout, Georgie Weah», ont aussi chanté mercredi les fans des Blues, adaptant ainsi au «footballeur africain du siècle» un hymne composé autrefois pour le champion du monde Frank Lebœuf. Quant à l’avenir de Weah en bleu, au delà du mois de juin, la question n’est pas encore à l’ordre du jour.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il n’a fallu qu’une demi-heure à l’attaquant libérien George Weah pour marquer son premier but avec Chelsea, mercredi soir contre Tottenham (1-0), conquérir le cœur des fans et faire remonter les Blues à la 6e place du championnat d’Angleterre. Il s’agissait du premier match du Libérien dans l’équipe de Chelsea, où il a été prêté jusqu’à la fin de la saison par le Milan AC. «Il est grand, il est black, il nous le faut en attaque», chantaient les supporteurs ravis, jusque dans le métro, en quittant le stade de Stamford Bridge. La nouvelle recrue de Gianluca Vialli venait de marquer de la tête, sur un centre du capitaine Dennis Wise, à trois minutes de la fin d’un derby londonien largement dominé par Tottenham. «C’est le meilleur début possible, pour lui et pour l’équipe. Il a beaucoup ...