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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché clos

Le marché libanais des changes ainsi que la Bourse de Beyrouth ont été fermés, hier, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Fitr. Rappelons que le dollar avait achevé la semaine dernière au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente de cette monnaie. Toutefois, le billet vert était pratiquement négocié dans les échanges interbancaires au-dessous de ce taux indicatif, entre 1 503,50 et 1 504,50 LL, dans un marché très calme à l’inertie à la veille du long chômage du Fitr. Remontée du dollar dans des marchés calmes À l’étranger, le dollar s’est repris hier face au autres grandes devises sur les marchés des changes internationaux, soutenu par la forte remontée de Wall Street, et tandis que les opérateurs attendent la publication de chiffres américains sur l’inflation en fin de semaine. Pourtant, le marché a été très calme hier et ses mouvements ont été déterminés par le marché des actions américain. Les chiffres sur les prix à la production et à la consommation aux États-Unis, jeudi et vendredi prochains, devraient permettre aux investisseurs d’y voir plus clair sur les intentions de la Réserve fédérale américaine (Fed) au sujet des taux d’intérêt, estime-t-on dans les milieux cambistes. Certes, le marché est resté focalisé sur les mouvements de la Bourse de New York, dont les records de vendredi dernier puis ceux enregistrés hier ont poussé le dollar à la hausse, tandis que l’euro n’a pas réussi à tirer le moindre profit des bons chiffres allemands sur l’inflation. À cet égard, les marchés sont restés insensibles à l’annonce hier que les prix à la consommation en Allemagne ont atteint leur plus bas niveau depuis la réunification de ce pays en 1991, avec une hausse de 0,6 % en 1999 contre 1,00 % en 1998, selon l’Office fédéral des statistiques de Wiesbaden. Quant à la livre sterling, elle est restée pratiquement stable, dans l’attente de la réunion mensuelle du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre demain, qui doit rendre sa décision sur les taux d’intérêt britanniques jeudi. Selon les cambistes, si la Banque d’Angleterre décide d’augmenter ses taux d’un quart de point en pourcentage (ce à quoi la plupart des analystes s’attendent), cela pourrait affecter le sterling, en provoquant un ralentissement de l’économie britannique. Le yen est demeuré, de son côté, confiné dans des marges étroites, le marché de Tokyo était fermé hier en raison d’une journée fériée au Japon. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié, à New York, sur un ton résistant, comme suit : – 1,0254 pour un euro contre 1,0275, vendredi dernier – 1,6370 pour un sterling contre 1,6375 – 1,9065 DM contre 1,9035 – 6,3945 FF contre 6,3835 – 1,5685 FS contre 1,5650 – 1 887,35 lires contre 1 884,25 – 105,18 yens contre 105,20. AOL /Time Warner tire Wall Street à la hausse Sur les places boursières internationales, l’annonce de la fusion de America Online (AOL) et Time Warner a tiré à la hausse les valeurs de l’Internet, du câble et de la communication hier à Wall Street. Pratiquement sur le même pied que Time Warner dans le domaine du câble, le groupe de télécommunication AT&T a été particulièrement recherché à la Bourse de New York. Cela d’autant qu’AT&T avait noué une alliance avec Time Warner en février dernier pour permettre l’acheminement de communications interactives par l’intermédiaire du réseau câblé. Les valeurs de l’informatique ont été également recherchées, notamment Intel, Hewlett-Packard et IBM, ainsi que Microsoft, une société aux confluents de l’informatique avec ses logiciels et de l’Internet avec son réseau en ligne. Il en est de même de Lucent Technologies (équipements de télécommunication), chahuté vendredi dernier après l’annonce d’un ralentissement de ses profits au quatrième trimestre, qui s’est repris en ce début de semaine. Par ailleurs, General Motors s’est apprécié après sa décision de prendre en totalité le constructeur suédois Saab dont il détenait déjà le contrôle opérationnel. Toutefois, les valeurs financières ont été déprimées par les perspectives de relèvement des taux directeurs américains, notamment JP Morgan, Bankamerica et Chase Manhattan Bank. Mais American Express et Morgan Stanley Dean Witter ont échappé à la tendance. En effet, les valeurs du Nasdaq, liquidées massivement la semaine dernière, ont été hier le moteur de la hausse de toute la cote américaine. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est remonté d’un plus bas à 11 532,48 points à un plus haut à 11 638,28 points, avant d’afficher en préclôture 11 608,50 points, en hausse de 85,94 points sur vendredi dernier. Hausse des Bourses européennes grâce à AOL L’annonce, aux États-Unis, de la fusion de $350 milliards entre America Online et Time Warner – la plus grosse fusion de l’histoire – a enflammé lundi le secteur des médias sur les Bourses européennes, où ces valeurs ont rebondi après leurs sérieux revers de la semaine passée. «Les morceaux de choix du marché européen en 2000 seront encore les valeurs des télécoms et les high techs, y compris Internet avec la totale implication des médias», a dit Alessandro Delia-Russell, responsable des études européennes à la Banca Akros à Milan. «Je pense que c’est l’un des signes montrant que le secteur européen des médias pourrait connaître d’autres consolidations et d’autres accords qui devraient porter à la fois sur les canaux traditionnels des médias et sur le web», a-t-il ajouté. L’indice européen STOXX des médias s’est adjugé 9,44 %, la plupart des valeurs de cette catégorie ayant enregistré des gains très substantiels. Quant aux grands indices multipays, l’Eurotop 300 paneuropéen a terminé sur un gain de 1,36 %, à 1 524,17, tandis que l’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro a pris 1,41 %, à 4 714,03. L’un et l’autre étaient montés de plus de deux pour cent en séance, avant que des prises de bénéfice ne viennent réduire leur avance en fin d’après-midi. La hausse la plus importante en clôture revient à la Bourse de Francfort, qui a gagné 2,13 %, suivie par Bruxelles (2,08 %), Paris (1,92 %), Amsterdam (1,59 %), Londres (1,58 %), Madrid (0,64 %) et Zurich (0,06 %). Milan s’est opposée à la tendance générale en accusant un recul de 1,01 %, conséquence d’une vague de prises de bénéfice en fin de séance sur les télécoms. La prise de contrôle de Time Warner par AOL a incité les boursiers à penser que d’autres rapprochements seront aussi opérés en Europe entre des groupes de médias et des spécialistes d’Internet, permettant ainsi d’associer le contenu aux nouvelles possibilités techniques. «Un tel accord constitue une alerte pour tous les fournisseurs d’accès Intenet à travers le monde, et l’on parlera probablement ces prochains mois d’alliances entre le contenu et l’accès», a dit Miles Saltiel, analyste Internet chez WestLB Panmure. Parmi les grandes valeurs des médias, le britannique Pearson a gagné 16,11 %, les français Canal Plus et TF1 17,06 % et 19,72 % respectivement, et le néerlandais Wolters Kluwer 10,36 %. La poussée en avant des Bourses européennes a été favorisée par la hausse du Dow Jones, dopé lui aussi par l’annonce de l’accord AOL-Time Warner, après son record de clôture de vendredi, et également par la forte avance de l’indice Nasdaq, à forte pondération technologique. Les valeurs des télécoms et les technologiques ont également plus fortement progressé que l’ensemble du marché, de même que les pharmaceutiques, le BTP et les valeurs cycliques de consommation. Toutefois, contrairement à ce que l’on avait pu constater la semaine dernière, le regain d’intérêt sur les valeurs défensives ou cycliques aux dépens des valeurs de croissance n’a pas été très marqué. Bien plus, les valeurs défensives de produits alimentaires et de boissons ont terminé en baisse, comme l’énergie et les produits de base. La hausse des pharmaceutiques a été favorisée par une information de presse voulant que les discussions sur une fusion entre SmithKline Beecham et Glaxo Wellcome, qui avaient été abandonnées en 1998, aient été maintenant relancées. SmithKline a progressé de seulement 0,84 % mais Glaxo a gagné 2,37 %. À l’alimentation et aux boissons, Diageo a reculé de 3,89 % et Unilever de 3,87 %. Malgré la bien meilleure santé affichée en ce début de semaine par les technologiques, des analystes s’attendent à les voir continuer d’évoluer avec irrégularité. «Je ne crois pas que nous soyons entièrement tirés d’affaire pour ce qui est de la volatilité, a déclaré Jeremy Batstone (NatWest Stockbrokers). Il faut encore séparer le bon grain de l’ivraie, mais il y a des valeurs que les investisseurs veulent toujours détenir». Tokyo : marché fermé La Bourse de Tokyo a été fermée hier, à l’occasion d’une fête nationale au Japon, elle reprendra ses activités normalement dès aujourd’hui.
Le marché libanais des changes ainsi que la Bourse de Beyrouth ont été fermés, hier, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Fitr. Rappelons que le dollar avait achevé la semaine dernière au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente de cette monnaie. Toutefois, le billet vert était pratiquement négocié dans les échanges interbancaires au-dessous de ce taux indicatif, entre 1 503,50 et 1 504,50 LL, dans un marché très calme à l’inertie à la veille du long chômage du Fitr. Remontée du dollar dans des marchés calmes À l’étranger, le dollar s’est repris hier face au autres grandes devises sur les marchés des...