Japon Le chef de la police démissionne après une série de scandales
le 07 janvier 2000 à 00h00
Le chef de la police japonaise a présenté hier sa démission après une succession de scandales qui ont ébranlé la réputation des forces de l’ordre, l’un des ciments de la société nippone. Yuko Sekiguchi, 60 ans, a créé la surprise en annonçant au cours d’une conférence de presse son départ, qui devrait être rapidement entériné par le gouvernement. Le chef des 260 000 policiers de l’archipel depuis mars 1997 a refusé d’établir un lien direct entre sa démission et la succession de scandales très médiatisés qui ont frappé fin 1999 la police de la préfecture de Kanagawa, dans la périphérie de Tokyo, et terni l’image de l’institution. «Ces scandales sont vraiment déplorables. Mais je ne vois pas pourquoi le chef de l’Agence nationale de la police prendrait la responsabilité de problèmes s’étant produits à un niveau départemental», a expliqué M. Sekiguchi, mettant plutôt en avant un «besoin de renouvellement». Les pressions s’étaient toutefois accumulées ces derniers mois pour que, suivant une tradition nippone, le responsable démissionne afin d’assumer des faits portant atteinte à l’honneur de ses hommes. Plusieurs députés avaient ainsi invité M. Sekiguchi à prendre volontairement du champ. Les affaires de Kanagawa, qui pourraient paraître bénignes dans de nombreux autres pays, ont été considérées comme l’un des principaux scandales touchant la police depuis la guerre et placées par la presse parmi les dix événements marquants de 1999 dans l’archipel. Neuf responsables de la police de Kanagawa sont dans l’œil de la justice qui les soupçonne d’avoir couvert un jeune agent dans une affaire de consommation d’amphétamines en décembre 1996. Des traces d’excitants avaient été décelées dans les urines du policier de 26 ans mais ses supérieurs ont décidé de faire disparaître les preuves. Avant cette affaire étouffée, la police de Kanagawa, dont dépend Yokohama, la troisième ville du pays, avait été mise sur la sellette pour des affaires de violence contre de jeunes recrues durant des entraînements et de vol. Les responsables soupçonnés ont depuis été mis à pied.
Le chef de la police japonaise a présenté hier sa démission après une succession de scandales qui ont ébranlé la réputation des forces de l’ordre, l’un des ciments de la société nippone. Yuko Sekiguchi, 60 ans, a créé la surprise en annonçant au cours d’une conférence de presse son départ, qui devrait être rapidement entériné par le gouvernement. Le chef des 260 000 policiers de l’archipel depuis mars 1997 a refusé d’établir un lien direct entre sa démission et la succession de scandales très médiatisés qui ont frappé fin 1999 la police de la préfecture de Kanagawa, dans la périphérie de Tokyo, et terni l’image de l’institution. «Ces scandales sont vraiment déplorables. Mais je ne vois pas pourquoi le chef de l’Agence nationale de la police prendrait la responsabilité de problèmes s’étant...
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