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Actualités - Chronologie

Les principaux candidats à la succession

Le favori de l’élection présidentielle de mars en Russie est de loin le Premier ministre Vladimir Poutine, désormais président par intérim. Mais plusieurs autres candidats lui disputeront le poste suprême en mars 2000 : VLADIMIR POUTINE Le Premier ministre, «faucon» de la guerre en Tchétchénie, a entamé sa marche vers l’élection présidentielle en août dernier et apparaît aujourd’hui comme le candidat le mieux placé pour succéder à Boris Eltsine. M. Poutine, 47 ans, ancien chef des services secrets, visage dur et crâne dégarni, atteignait à peine 1 % des intentions de vote à la présidentielle à sa nomination à la tête du gouvernement le 9 août. En quelques mois, sur fond de combats en Tchétchénie, il est devenu la coqueluche des Russes grâce à un discours nationaliste pur et dur présentant la Russie comme une grande puissance. ALEXANDRE LEBED Le général parachutiste, qui avait mis fin à la première guerre de Tchétchénie en 1996, a quasiment disparu de la vie politique nationale depuis qu’il a été élu gouverneur de l’immense région sibérienne de Krasnoïarsk. À ce poste, Alexandre Lebed, 49 ans, a peu convaincu et même s’il a laissé entendre qu’il pourrait se présenter à l’élection présidentielle de l’an 2000, ses chances sont bien moindres qu’à la présidentielle de 1996 où il avait obtenu une surprenante troisième place au premier tour. GUENNADI ZIOUGANOV Le président du Parti communiste Guennadi Ziouganov, 55 ans peut compter sur la base électorale du PC, le premier parti de Russie, qui a obtenu 24,29 % des voix aux législatives du 19 décembre. Peu charismatique, Guennadi Ziouganov avait obtenu 40 % des suffrages face à Boris Eltsine au second tour du scrutin présidentiel le 3 juillet 1996. Chef du premier groupe parlementaire à la Douma (chambre basse du parlement), il a bâti ces dernières années sa stratégie politique sur une opposition directe à Boris Eltsine et à la politique du Kremlin. Le dirigeant du PC s’est montré jusqu’à présent incapable de rassembler au-delà de l’électorat traditionnel de son parti, ce qui pourrait être un handicap majeur face à Vladimir Poutine dont la popularité transcende les clivages politiques. IOURI LOUJKOV Contrairement aux précédentes personnalités, le maire de Moscou Iouri Loujkov, 63 ans, n’a jamais ouvertement manifesté ses ambitions présidentielles. Il a même indiqué qu’il pourrait ne pas se présenter au poste suprême si son allié politique Evgueni Primakov décidait de concourir. Cet homme chauve et rondouillard s’était rangé derrière Boris Eltsine lors du dernier scrutin. Mais M. Loujkov ne perd pas une occasion de peaufiner son image de maire dynamique et bâtisseur, et de nationaliste soucieux de restaurer la grandeur russe. S’il se décidait à entrer dans la course, Iouri Loujkov pourrait s’appuyer sur un très solide réseau de soutien politique, médiatique et financier. Mais s’il est très aimé à Moscou – où il vient d’être réélu maire avec plus de 70 % des voix –, sa popularité a du mal pour l’instant à dépasser la capitale. Ses adversaires l’accusent ouvertement de collusion avec divers groupes mafieux. EVGUENI PRIMAKOV L’ex-Premier ministre Evgueni Primakov, âgé de 70 ans, a longtemps caracolé dans les sondages après son limogeage par Boris Eltsine en mai 1999, mais le Premier ministre Vladimir Poutine (47 ans), nettement plus fringant, lui a ravi la vedette depuis sa nomination en août dernier. Coprésident de la liste de centre-gauche OVR durant les récentes législatives, Evgueni Primakov n’a pas réussi à enrayer l’irrésistible ascension du mouvement pro-Kremlin «Unité», soutenu par Vladimir Poutine. Il a clairement annoncé son intention de se présenter à la présidentielle. Ancien ministre des Affaires étrangères, M. Primakov avait été appelé à la rescousse après la débâcle financière de l’été 1998 et avait réussi à stabiliser la situation économique. Il est également apprécié pour avoir défendu les positions russes sur la scène mondiale. Ses opposants politiques ont tenté à briser son image en soulignant qu’il est un «homme du passé». GRIGORI IAVLINSKI Porte-drapeau du camp libéral et démocrate, l’économiste Grigori Iavlinski, 47 ans, vient d’obtenir un mauvais score aux législatives du 19 décembre à la tête de son parti Iabloko. Sa position sur la guerre en Tchétchénie – il est le seul a avoir appelé à des négociations – lui a coûté de nombreuses voix, selon les analystes. Homme de dossiers compétent, Grigori Iavlinski n’est pas réputé pour son flair politique. Ses détracteurs l’accusent d’user d’un discours trop intellectuel et nuancé pour être accessible à tous. Le dirigeant de Iabloko avait obtenu 7,34 % à la dernière élection présidentielle.
Le favori de l’élection présidentielle de mars en Russie est de loin le Premier ministre Vladimir Poutine, désormais président par intérim. Mais plusieurs autres candidats lui disputeront le poste suprême en mars 2000 : VLADIMIR POUTINE Le Premier ministre, «faucon» de la guerre en Tchétchénie, a entamé sa marche vers l’élection présidentielle en août dernier et apparaît aujourd’hui comme le candidat le mieux placé pour succéder à Boris Eltsine. M. Poutine, 47 ans, ancien chef des services secrets, visage dur et crâne dégarni, atteignait à peine 1 % des intentions de vote à la présidentielle à sa nomination à la tête du gouvernement le 9 août. En quelques mois, sur fond de combats en Tchétchénie, il est devenu la coqueluche des Russes grâce à un discours nationaliste pur et dur présentant la Russie...