Après PJ Carlesimo (Golden State) et peut-être bientôt Tim Floyd, son collègue de la piteuse équipe de Chicago, Danny Ainge est le troisième coach de NBA à ne pas se présenter sur la ligne de départ de l’an 2 000. Mais l’absence de l’entraîneur de Phoenix est plutôt singulière car il n’a fait l’objet d’aucune procédure de licenciement, ses Suns accomplissant une première partie de saison plutôt correcte. En fait, cet homme âgé de 40 ans seulement, qui tournait à 60 % de victoires depuis le début de sa carrière et fut deux fois champion en qualité de joueur des Celtics (en 1984 et 86), a préféré quitter un métier très accaparant pour mieux se consacrer à sa famille. «Ma femme n’a qu’un mari et mes enfants qu’un seul père», a déclaré Ainge, face à de nombreux interlocuteurs incrédules, afin d’expliquer où se situaient ses priorités. Cette décision rarissime a pris de court l’ensemble de la franchise de Phoenix, qui travaillait avec Ainge depuis quatre saisons avec un certain bonheur malgré trois éliminations consécutives au premier tour des play - offs. Cette année encore, en dépit des multiples blessures qui affectent les Suns, rien ne laissait présager une telle issue. Il faut donc se tourner vers la vie privée du démissionnaire afin de trouver un début d’explication. Ainge est en effet mormon et estime que l’unité familiale est autrement plus importante que les résultats d’une équipe de basket. Les Suns poursuivent avec un nouveau coach, Scott Skiles qui, à 35 ans, est le plus jeune de la Ligue. Il a appris le métier en Europe en s’asseyant sur le banc des Grecs du PAOK Salonique lors de la saison 1996-97. All Star Game à Oakland Le All Star Game («match des étoiles») est toujours très attendu chaque année aux Etats-Unis. Il met aux prises les meilleurs joueurs de la Ligue lors d’un match de gala qui n’avait pu avoir lieu l’an dernier pour cause de lock-out. Cette saison, la ville californienne d’Oakland a été choisie pour accueillir cette grande kermesse les 12 et 13 février. De quoi réconcilier un peu avec le basket de haut niveau les supporters de cette pitoyable franchise qu’est Golden State (déjà 20 défaites fin 99). Bonne nouvelle pour le basket européen en ce début d’année : l’intérêt qu’y porte l’une des stars de la NBA. S’il est une des prochaines grandes stars du basket et du sport américain, Kobe Bryant n’en a pas moins de solides attaches européennes. Le jeune joueur des Los Angeles Lakers a vécu sept ans sur le vieux continent, en Italie notamment, où son père Joe a joué pour le compte du club de Milan. La famille Bryant n’a pas oublié ces heureuses années et vient de se signaler en réalisant une grande première. Elle a en effet investi la bagatelle de un million de dollars pour devenir, avec le Napolitain Pasquale Caputo, copropriétaire de l’équipe milanaise qui souhaite à nouveau jouer les premiers rôles de l’autre côté des Alpes. Joe Bryant devient même vice-président du club. Mais les Italiens devront sûrement attendre quelques lustres avant que le fils prodige ne vienne «piger» de ce côté-ci de l’Atlantique. Euroligue : un duel franco-français pour commencer L’Euroligue de basket entame cette semaine sa seconde phase, directement qualificative pour les 8es de finale, par un choc mercredi à Pau entre Villeurbanne et Pau - Orthez, les deux meilleurs clubs français du moment. Il s’agira du deuxième duel européen de l’histoire de ces deux équipes. Il y a deux saisons, Villeurbanne avait enlevé les deux rencontres l’ayant opposé aux champions de France sortants. Cette saison encore, l’ASVEL a réalisé une première moitié de saison européenne nettement plus convaincante (huit victoires pour deux défaites) que celle de son adversaire béarnais. Derniers de leur poule (deux victoires pour huit défaites), les Palois ont en effet connu un gros trou depuis le début du mois d’octobre, matérialisé par huit revers consécutifs. Mais le déplacement à Pau déjà effectué par les Villeurbannais en saison régulière du championnat de France s’était soldé par une défaite. Cette nouvelle partie s’annonce donc très ouverte, d’autant que les locaux ont rééquilibré leur équipe en changeant de joueur étranger durant la trêve de Noêl. L’ailier américain Aaron Swinson (28 ans; 1,96m) débutera à la place de son compatriote Dante Calabria. Également à la peine pendant la première partie de l’épreuve, Cholet reprend jeudi en recevant Ljubljana. Sortie deuxième de son groupe avec un bilan équilibré (cinq victoires, autant de défaites), cette équipe slovène, où sévit le meilleur passeur de l’Euroligue, Sarunas Jasikevicius, fait partie des trois meilleures attaques de la compétition avec plus de 79 points marqués en moyenne, mais concède aussi beaucoup de points. Sur leur forme de fin d’année dernière, les Choletais, vainqueurs à Limoges et quatrièmes du championnat de France, peuvent réussir un coup. Le point : *Groupe F : La première journée : Cholet (Fra) - Ljubljana (Slo), Belgrade (You) - Panathinaïkos Athènes (Grè), PAOK Salonique (Grè) - Real Madrid (Esp). Le classement : 1. Panathinaïkos Athènes (Grè) 19 points. 2. Ljubljana (Slv) 15 pts. 3. Real Madrid (Esp) 15 pts. 4. PAOK Salonique (Grè) 15 pts. 5. Cholet (Fra) 12 pts. 6. ER Belgrade (You) 11 pts. *Groupe G : La première journée : Pau-Orthez (Fra) - Villeurbanne (Fra), Séville (Esp) - Olympiakos Le Pirée (Grè). Podgorica (You) - Tel-Aviv (Isr). Le classement : 1. Villeurbanne 18 points. 2. Olympiakos Le Pirée (Grè) 16 pts. 3. Tel-Aviv (Isr) 16 pts. 4. Podgorica (You) 15 pts. 5. Séville (Esp) 15 pts. 6. Pau (Fra) 12 pts. Le président de l’OL prêt à céder sa participation dans l’ASVEL Le président de l’Olympique lyonnais (OL), Jean-Michel Aulas, s’est déclaré prêt à céder les parts que possède son club de football dans le capital de Villeurbanne (basket, ProA), dans une interview publiée lundi par Le Progrès. En octobre dernier, le conseil d’administration de l’ASVEL avait rejeté l’offre de M. Aulas d’augmenter la participation de la société anonyme à objet sportif (SAOS) OL dans le capital du club de basket de 12,5 % à 34 % du capital. Dans l’interview, M. Aulas indique avoir souhaité «parvenir à la hauteur de la minorité de blocage» dès la création de la SAOS de l’ASVEL «il y a un an de cela». «J’aurais préféré que l’on me dise d’emblée que c’était non. On m’a dit que cela n’était pas possible avant les élections municipales à Villeurbanne», affirme le président de l’OL, dont l’idée générale est de «doter des clubs d’élite de football, rugby et basket de moyens financiers et de structures logistiques permettant de se maintenir durablement à un haut niveau». «Mais c’est un coup loupé, même si mon idée générale demeure», explique-t-il. «L’OL a surtout servi à l’ASVEL en lui amenant 1,25 MF au moment où elle en avait besoin. Si quelqu’un me faisait une proposition concernant l’actionnariat que nous possédons à l’ASVEL, je suis en situation de me dire que je l’étudierais», conclut M. Aulas. Jean-Michel Aulas détient majoritairement la société de participation (SPCS) qui contrôle 66 % de la SAOS de l’Olympique lyonnais. En février 1999, le groupe Pathé a acquis 34 % des parts de cette société de participation dans le cadre d’une augmentation de capital à laquelle a aussi participé à titre personnel le président d’Infogrames (logiciels de jeu), Bruno Bonnell. M. Aulas est par ailleurs président de la société de services informatiques Cegid. All Star Game : les étrangers s’imposent face aux Français Les meilleurs étrangers de France (tous Américains, à l’exception du Camerounais Charles Minlend) ont battu 103 à 93 la sélection de joueurs français lors du All Star 2000 au palais des Sports de Nancy. Les joueurs, évoluant sans la moindre pression, ont donné libre cours à leur talent et à leur inspiration afin de privilégier avant tout le spectacle et l’offensive, le résultat important peu. Distancés d’entrée (0-7), les Français refirent surface à la 7e minute (18-18) par l’intermédiaire de Sonko, avant de prendre les commandes pour la première fois (19-18). Les deux formations se livrèrent dans la foulée un long chassé-croisé, ponctué de plusieurs égalités jusqu’à 37-37 (15). Une accélération permit ensuite à la sélection nationale de creuser un écart de sept points 50-43 (18) grâce en particulier à l’adresse, à trois points, de Sciarra et de Thierry Gadou. Les étrangers de France réagirent juste avant le repos sous la houlette de Stanley Jackson, ne comptant plus que deux points de handicap à la mi-temps (52-50), après avoir même obtenu un nouveau score de parité (50-50) quelques secondes auparavant. Les Francais entamèrent la seconde période tambour battant 61-51 (24e), avant de connaître un passage à vide. Maladroits et commettant plusieurs bévues, ils permettaient à la sélection étrangère de repasser devant 76 à 75 (32). Dès lors, les étrangers ne devaient plus lâcher prise, s’imposant de dix points (103-93), sous l’impulsion de Charles Minlend et de Marlon Maxey, malgré un ultime retour des Français : 91-93 à deux minutes de la fin.
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